Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 21 septembre 2011

A cadeau, cadeau à demi

Cadeau : Puccini | Tebaldi

Fidèle lecteur d'Italie, Xersex m'envoie le lien vers cette page.
Un "tube", oui, mais chanté ici par l'immortelle Diva ; excusez du peu :


Ponte vecchio

Florence, Italie : Il Ponte Vecchio

Quand vient la fin de l'été...


Peyrefitte le sulfureux : l'auteur répond à Gay Cultes

Suite à la publication, hier, de ma "critique" sur son (très bon) ouvrage, Antoine Deléry a eu l'amabilité de m'envoyer la réponse qui suit.
Je ne peux, en mea culpa, qu'abonder dans son sens en ce qui concerne la part non négligeable du soutien que Peyrefitte apporta à la "cause", à une époque où la seule évocation d'une "Marche des libertés" eût été inconcevable.
Pour le reste, même si A. Deléry a sa vision de la personnalité de R.Peyrefitte, je ne peux me départir de l'impression tant soit peu désagréable que m'a laissé la lecture de certains livres de l'écrivain.
La mise au point de Deléry n'en reste pas moins très utile.
La voici :


"Je vous remercie de votre intérêt pour mon livre, et de votre critique.
Elle m'avait échappée mais je l'aurais sans aucun doute découverte, me rendant régulièrement (et toujours avec beaucoup de plaisir) sur votre site.
Vous n'êtes pas tendre avec Peyrefitte!
Certes, sa carrière parait très contrastée.
Il y a incontestablement un "avant" et un "après" dans son œuvre. Comme beaucoup de lecteurs, je considère que ses livres ont été moins bons après "l'Exilé de Capri".
Pour autant, je crois que c'est une erreur de le réduire aux seules "Amitiés particulières", certes son chef d’œuvre.
Son évocation de Fersen, dans "Les amours singulières", son livre sur l'Italie "Du vésuve à l'Etna", par exemple, sont de très beaux livres, très bien écrits. J'ai aussi tenté de montrer que son talent n'avait pas disparu après "L'Exilé".
Certes, "Manouche" et "tableaux de chasse", qu'il a écrit pour complaire à Albin Michel, éditeur qui fut pour lui un véritable mauvais génie, en l'encourageant dans une pente scandaleuse et scabreuse que Flammarion avait su décourager, sont de très mauvais livres, comme Roy que vous citez.
Mais les 3 tomes d'Alexandre sont magnifiques (en particulier la Jeunesse, 2 tomes en poche). Son "Retour en Sicile", son dernier vrai livre (d'ailleurs inachevé) montre qu'il avait encore un style classique d'une très haute qualité.
Enfin, fut il sulfureux?
Je trouve que vous faites bon marché du rôle très important qu'il a eu dans la libération homosexuelle; son attitude a été constamment courageuse, et lui a couté cher: écarté des honneurs, il traîne une réputation détestable qui nuit à la postérité de son œuvre, dont j'ai montré qu'elle reposait plus sur des légendes complaisamment répandue par les nombreux ennemis qu'il s'était faits que sur des réalités (ainsi de son soit-disant antisémitisme ou de ses prétendues accointances avec l'extrême-droite).
Certes, il ne cachait pas son attirance pour les adolescents (son âge de prédilection se situant quand même plus vers 15 ou 16 ans que vers 12...Ce n'est pas la même chose, me semble t-il).
C'est très mal, mais ces choses là existent (pour reprendre l'expression du dernier épisode de Louis, garçon facile!); pouvait-il ne pas en parler ou vivre dans une hypocrisie qu'il a toujours refusée?
Quant à son histoire avec Alain-Philippe Malagnac, elle a quand même duré presque 40 ans, avec des vicissitudes! On est loin d'une histoire d'ogre et de petit poucet, d'autant qu'en occurrence, l'ogre a été mangé par le petit poucet...
Certes, il avait 12 ans et demi quand Peyrefitte l'a rencontré; mais j'ai recueilli sur Malagnac des témoignages très proches, qui montrent l'extraordinaire maturité du personnage.
Pour finir, ses "ragots"; ils semblent aujourd'hui peu de choses, au regard du grand déballage de la presse people; ils ont contribué à montrer au grand public que l'homosexualité existait dans tous les milieux et n'était pas une tare ou une maladie de quelques maudits; ils ont révélé l'hypocrisie cafarde de ceux qui, comme Mauriac, homosexuels cachés, vouaient publiquement les homosexuels aux gémonies!"
Antoine Deléry

New York New York

mardi 20 septembre 2011

Catherine Ringer chante Mina


Insolence

Autosatisfaction


Tu penses
à moi,
n'est-ce-pas ?

Luxure

Sulfureux, Peyrefitte ?


Comme pour beaucoup d'entre nous, "Les amitiés particulières" ont accompagné mes premiers émois, lu à 15 ans à la lueur d'un lampe-torche sous les draps de mon lit d'adolescent.
J'y eus la révélation que l'amour entre garçons n'était pas "mon" exception ; cela me rassura.
Rien que pour ça je voue une reconnaissance éternelle à son auteur.
Par la suite, je lus à peu près tous ses ouvrages où jamais je ne retrouvai la grâce, l'émotion, qui nimbent ce premier roman.
"L'exilé de Capri" (biographie romancée) mis à part, qui me passionna, contant l'itinéraire d'un vrai "sulfureux", j'allai de déconvenues en déconvenues ; bien sûr, les pseudo-révélations de "Propos secrets" ou de "Des français" m'émoustillèrent quelque peu, en nouvelle confirmation que "nous" étions bien plus nombreux que je ne le pensais.
Je finis cependant par me lasser (comme son lectorat, si j'ai bien lu Deléry) de ce qui se voulait "brûlots" mais n'était en somme que ragots et petites vengeances mesquines d'un vieil écrivain aigri, bon "client" de la télévision de l'époque quand elle voulait aborder le "douloureux problème" (sic) de l'homosexualité dans quelque "Dossier de l'écran" que je regardais, si jeune encore, avec ma mère qui y apprenait que "cette chose" existait, oui !
Le problème était que l'objet des attentions de Roger Peyreffite était le jeune garçon à peine pubère.
Déjà, je ressentais que ces inclinations-là pouvaient prêter le flanc à toutes sortes d'amalgames.
A cette époque, où l'enfant n'était pas "roi", ce qu'il faut bien appeler la pédophilie -le mot "pédéraste" étant par trop vague et... pratique- n'était pas encore le sujet hautement réprouvé, et à juste titre, qu'il est devenu de nos jours (je ne parle évidemment pas des crimes afférents).
L'amour entre deux garçons d'âges voisins des "Amitiés" n'est en rien comparable à celui de "L'enfant de chœur" qui, lui, oui M.Deléry, justifie le titre de votre biographie.
Le lisant à l'époque, j'en ressentis un véritable gêne.
Peyrefitte, en fin de carrière, subit la foudre des critiques, y compris de ceux qui l'avaient jusqu'alors soutenu.
Nous contant la vie d'un personnage douteux comme "Manouche" (quel intérêt ?) ou tombant dans la pornographie avec "Roy" (ah, la machine à sodomiser !), l'écrivain brillant des "Amitiés particulières" ne devenait que l'ombre de lui-même en commère libidineuse si réactionnaire que c'en était pitié.
Fricotant avec l'extrême-droite comme le cinéaste Claude Autant-Lara, il put encore compter sur quelque bienveillance de la part d'une certaine presse, du "Crapouillot" à "Minute", soutiens habituels de cette tendance (très marginale alors) de l'échiquier politique.
Le doute semble tenailler l'auteur de "Roger Peyrefitte le sulfureux" : ne voulant jamais tomber dans l'hagiographie - on lui en sait gré-, il éprouve cependant une certaine tendresse pour le personnage qu'il a peut-être connu (ce n'est pas dit ou j'ai mal lu).
Le problème vient du fait que Peyrefitte s'est beaucoup raconté dans ses romans et essais : si, comme moi, on les a lus en leur temps, on n'apprend rien de nouveau sur cette personnalité.
Sans doute Deléry veut-il faire œuvre de réhabilitation d'un écrivain que seul "Les Amitiés particulières" peut, à mon sens, sauver de l'oubli total.
Son ouvrage, fort bien écrit au demeurant, pourra intéresser les jeunes générations désireuses d'appréhender une certaine part de l'histoire de l'homosexualité, celle du siècle précédent en particulier.
De là à les passionner...

Silvano/Gay Cultes
Roger Peyrefitte Le sulfureux
H&O éditeur

Nota : sur "L'exilé de Capri", j'avais publié ici en 2008 ce billet : clic !

samedi 17 septembre 2011

Revue de blogs

Dans les blogs amis (tous les liens dans la colonne de droite), des photos qui ont leur place ici :

Chez "Mélange"

Dans "Complex Insaniti"

Du côté d'Another Country

Chez "Niño de mis Ojos"

"The beauty hunter"

"Vera's big gay blog"

vendredi 16 septembre 2011

S'abonner, c'est facile

Beaucoup d'entre vous, lecteurs aimés, parviennent à ce blog en tapant Gay Cultes via Google à chaque visite.
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Ciel, ton amant !