Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
dimanche 23 juin 2013
Cadeau : Schumann-Heine | Fritz Wunderlich, ténor - Hubert Giesen, piano
Oui, cadeau, que cette courte et belle mélodie de Schumann sur un texte de Heine.
Les deux grands hommes sont morts la même année (1856).
samedi 22 juin 2013
Plus près de toi...
Unis pour l'éternité
Des hauts et des bas
vendredi 21 juin 2013
"Jeux interdits" et autres scies
La musique dite "classique" a ses "tubes", dont certains me sont devenus à la longue insupportables, tel le Boléro de Ravel, œuvre à la construction pourtant admirable, essoré par Claude Lelouch en son temps dans nombre de ses (trop) nombreux films. De même, "Pour Elise" (et non "La lettre à Elise", titre assassin), de Beethoven, joli rondo massacré par des générations d'apprenti(e)s pianistes, et exploité, œillades à l'appui, par le calamiteux Richard Clayderman. Il en est de même de ces "Jeux interdits" devenus scie en parcours obligé de l'apprentissage de la guitare : c'est le seul morceau que les guitaristes amateurs parviennent à jouer correctement, tout en ne pouvant jamais égaler le jeu de leur créateur, Narciso Yepes. Joué cependant par le garçon de la photo, je suis prêt à endurer le supplice. Et puis, "Jeux interdits", quel beau titre !
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Qui, mieux que Mozart, pour fêter la Musique ?
W.A Mozart : Gran Partita K361 | Zefiro ensemble
Dans "Amadeus", le film de Milos Forman, c'est l'audition de l'adagio de la Gran Partita qui fait apparaître à Salieri l'incontestable : Mozart est un génie.
Je possède une version sur instruments d'époque de cette Sérénade en si bémol (K361) que je ne saurais trop vous conseiller : Ensemble Philidor (dir. Éric Baude) édité par Calliope (CAL 9317).
Cadeau : Saint-Saëns | Orch. des jeunes de Caracas - Dir. Dietrich Paredes
Symphonie n°3 avec orgue - 2ème mouvement : Poco adagio
Gravité et plénitude.
J'ai choisi cette interprétation pour souligner l'extraordinaire travail accompli au Venezuela pour amener les jeunes à la musique, et les sortir des quartiers où règnent misère et délinquance.
Des mots, des notes...
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| Via Luz de la Luna |
jeudi 20 juin 2013
Dans la vraie vie
J'aime ces photographies réalisées par des amateurs, loin des clichés bien lisses soigneusement mis en scène, avec ces modèles -souvent les mêmes- narcissiques et imbus de leur beauté. Il faut parcourir Flickr et autres Instagram pour les dénicher. cela ne m'empêche pour autant de publier de "belles" photos. Mais, de temps à autre, il est bon de revenir au réel. Ces anges, flous ou mal cadrés parfois, sont tout aussi touchants, voire plus, que des professionnels.Se découvrir différent
Peter, orphelin de guerre, a été adopté par Gramp, un vieil acteur de music-hall. A ses côtés, il a trouvé le réconfort. Mais un jour, en sortant du bain, il découvre, stupéfait, que ses cheveux sont devenus verts...
Réalisé en 1948 par Joseph Losey ("The servant", œuvre crypto gay) dont c'est le premier film, "Le garçon aux cheveux verts", sur le mode de la fable, dénonce le racisme, l'intolérance et le rejet de la différence. Après la scène ci-dessus, la vie du petit Peter, mis en quarantaine par ses camarades et moqué par les adultes va devenir un véritable cauchemar.
Le film, aujourd'hui, a vieilli, bien sûr ; les bons sentiments de Joseph Losey sembleront quelque peu dégoulinants à certains, d'autant que les acteurs jouent dans le style de l'époque. Malgré cet aspect suranné, l'histoire garde tout sens et pourrait être contée à tout homophobe ou raciste bas du front. Le film n'arrangea pas les affaires de Losey lorsque, quelques années plus tard, il fut l'une des premières victimes de la chasse au sorcière qui sévit aux USA, alors en proie à la paranoïa anticommuniste, laquelle fut à l'origine de la fameuse liste noire où figuraient les personnalités du cinéma suspectées de gauchisme.
La chanson du film, reprise par Nat King Cole et, à sa suite, par un flopée de crooners fut un succès planétaire, que l'on put entendre, plus près de nous, interprétée par George Benson et fut l'un des airs les plus récurrents du "Moulin Rouge" de Baz Luhrmann (on peut toujours l'écouter ici : clic).
En voici l'original, en générique du film de Losey :
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mercredi 19 juin 2013
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