Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 22 avril 2015

L'amour n'est pas...




L'amour n'est pas un sport individuel,
Mais un jeu sensible et sensuel.
Joli : c'est dans le dernier album du chanteur Alain Chamfort, de retour en grâce auprès des média, car la livraison est de grande qualité.

Brugnon


Cadeau : sacrée musique !

Et puis la voix céleste d'Andreas Scholl, n'est-ce-pas ?

Langue martyrisée

Nouvelle régression du langage sous la plume et dans la bouche de la presse écrite et parlée : "ce qu'il se passe" pour "ce qui se passe". Faut-il rappeler que le pronom personnel "il" désigne une personne et non un objet ou un événement ? L'inculture progresse.
Le public va suivre, n'en doutons pas.
Et bien oui, ça m'énerve !

mardi 21 avril 2015

Absent, mais pas vraiment


Je m'absente jusqu'à samedi, mais continue à publier.
En revanche, je ne pourrai prendre connaissance de vos commentaires (et les insérer) qu'à mon retour.

Quand me vient l'eau à la bouche

Photo Adriano B.
Slurp !
Voir ci-dessous.
Spaghetti al pomodoro fresco - Spaghetti aux tomates fraîches
Simplissime et succulent.
Faisons nos sauces nous-mêmes.*

* Sans lien avec l'avant dernier billet.

Question de point de vue


Sculpture de Markus Raetz

lundi 20 avril 2015

Vilains garçons


Une seule solution à ce "douloureux problème" :

Vendu sans ordonnance


Le Palio de Sienne

Il Palio di Siena (Toscana, It.) : impressionnant !
[C’est peut-être même l’événement sportif annuel le plus célèbre d'Italie  Mais le Palio de Sienne représente bien plus qu’une course traditionnelle de chevaux montés à cru (sans selle) : c’est un spectacle grandiose, un acte civique et la fierté siennoise qui est en jeu. La course dure, en moyenne, seulement 75 secondes.
Organisée en l’honneur de la Vierge Marie, la course a lieu deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Dix des dix-sept contrade, ou quartiers médiévaux de la ville, sont représentées par un cheval et son fantino (jockey) pour chaque course. Les 7 contrade n’ayant pas pris part à la dernière course de juillet ou août de l’année précédente y participent automatiquement et trois de plus sont tirées au sort (pour faire 10).] 
 Pour y assister, voyez donc ce site très bien fait, auquel j'ai emprunté le texte ci-dessus (je rédige ce dimanche, par très beau temps incitant à la sieste sur le balcon) : clic

dimanche 19 avril 2015

Gentil damoiseau


"Le banquet d'Auteuil" : parisiens chanceux ou visiteurs, allez-y, mais vite !

Félix Beaupérin : une beauté à faire chavirer...
Je m'étais fait écho, il y a peu de temps, de la controverse opposant, dans l'Obs, le dramaturge Jean-Marie Besset et l'historien de la littérature Georges Forestier (ici, très exactement : clic ! ).
L'auteur, dans son Banquet d'Auteuil (créé à Montpellier l'an dernier) prend le parti d'homosensualiser notre Molière national (Jean-Baptiste Marcenac, excellent), lequel, délaissé par son Armande d'épouse, se prend de passion pour le jeune comédien Michel Baron, incarné ici par Félix
Beaupérin, un comédien hors du commun qui cumule toutes les qualités : une beauté à faire chavirer gentes dames et beaux messieurs (en hommage de l'auteur, sa nudité décomplexée est loin de nuire au tableau !), une diction parfaite, un vrai talent d'acteur qui lui promet de beaux lendemains, un charme, un charisme, un allant... n'en jetons plus ou alors par brassées : toutes et tous, sans doute, dans la salle, le regardons avec les yeux de Molière, a-mou-reux !
Et personne ne démérite dans une très intelligente distribution où, s'il faut, dans l'air du temps, trouver quelque peu à critiquer, seul Quentin Moriot (Osmane) ne parvient jamais à s'impliquer vraiment.
Tous les autres (10 comédiens sur scène) sont brillants que je ne peux tous citer, retenant particulièrement un Frédéric Quiring qui interprète Jean-Baptiste Lully avec une distance très... moderne, oui, un homme de pouvoir qui régna sur la musique de la cour du roi-soleil, ne dédaignant pas intrigues et magouilles en politique digne de Machiavel (lisez ou relisez l'excellent Baptiste de Vincent Borel chez Sabine Wespieser Éditeur), Maître adulé, flagorné, qui, lui aussi, comme les autres protagonistes, tombe sous le charme dévastateur du jeune Baron.
Tous ces personnages sont réunis pour un banquet suivi d'une "party" chez Poquelin dit Molière, à Auteuil, dégénérant en beuverie désinhibante propice aux règlements de comptes, sous la houlette... du spectre de Cyrano de Bergerac.
Baron et Molière
 Car la pièce de Jean-Marie Besset ne se prive d'aucune fantaisie, en délire savant plus profond qu'il n'y paraît de prime abord.
Deux heures de spectacle qui passent comme par enchantement, car la mise en scène de Régis de Martrin-Donos ne faiblit jamais, que la mise-en-lumière est bien pensée, que la musique originale de Jean-Pierre Stora est excellente, dont je retiens, entre autres, une étrange pièce de clavecin, très "dance music", clin d’œil amusant et très bien venu.
Peut-être est-ce dû à un samedi de départs en vacances de printemps, mais j'ai été surpris de constater que la salle du Théâtre 14 ne soit occupée qu'aux deux-tiers.
Parisiens, gent provinciale de passage, avis à la population : il ne reste que 6 représentations, dont la dernière samedi prochain 25 avril à 20h30 !
Aux prix de places proposés par les vendeurs en ligne, vous vous ferez un très beau cadeau.
Silvano

Que ne ferais-je pas pour vous inciter à vous y précipiter !

Au Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier Paris XIV (évidemment !)
Métro porte de Vanves - Bus 58 et 95 - Tram T3

Texte de la pièce aux éditions H&O

À se damner !



Cadeau : un Maître indispensable


Nicola Porpora n'a pas seulement écrit pour les castrats (il fut le professeur du célèbre Farinelli et enseigna le chant à Caffarelli qui prit le nom de Porporino* en hommage à son maître).
Il a laissé une très belle œuvre instrumentale qui eut une influence notable sur Joseph Haydn, lequel fut également un élève, à Vienne, de ce grand musicien et pédagogue qu'on ne célèbrera jamais assez.
J'aimerais vous faire partager l'émotion que me procure cet admirable concerto pour violoncelle en Sol M,dont le magnifique Adagio en ouverture, interprété ici par l'ensemble 415 ; je ne saurais que trop vous conseiller le très beau coffret "Concerti Napoletani" (chez Zig-Zag Territoires).

* À lire sans modération, le beau roman Porporino ou les mystères de Naples de Dominique Fernandez, Prix Médicis 1974 (Grasset).

Et puis tiens, un bonus, parce que c'est dimanche et que vous le valez bien !

GIF: Bill Domonkos, 2015 (Photo: Tyne & Wear Archives & Museums, 1928)