Je ne peux résister au plaisir de "coller" ici le très beau texte de Pierre, lecteur assidu, en commentaire de l'un des billets publiés sur mon séjour à Naples.
Ce texte rejoint pleinement mes impressions napolitaines :
" On peut comprendre que cette ville hors normes à tant de points de vues
puisse répugner à certains et en étourdir d'autres. C'est une question
d'état d'esprit.
J'ai eu le profond plaisir de m'y promener aussi,
seul, un peu partout, tous les sens en alerte, pour en prendre au
maximum, de sensations. J'ai été gâté, et m'y suis senti vivant avec une
intensité rare.
C'est le cas quand on adopte une position
d'esthète : non pas en n'étant sensible qu'à la beauté frappante, mais
en percevant ce qu'il y a de beau en tout, même quand (parfois) ça pue
ou que c'est sale.
La vie, la liberté, l'instant. "
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| Ici, on accède au ciel |
Un pianiste et pédagogue connu écrivait, lui, en commentaire sur mon journal facebook ces quelques mots dans le même esprit :
"J'en suis un inconditionnel c'est une question d'hygiène psychique ou plus simplement de besoin de rêver ..."
À l'appui de ces lignes, ces photos prise dans la Sanità, quartier "populaire" où l'on ne croise, à peu d'exceptions, que les vrais napolitains.
Pas très chromo, certes, mais voilà : ici, on accède au ciel.
À Naples, comme en Sicile (voir mon escapade à Catania, en juillet), tags à profusion et édifices baroques non entretenus.
Quand ils le sont, exceptionnellement, je ne suis pas sûr de préférer le "ravalé" à celui qui finit tant bien que mal son existence.
Voyez plutôt :
Même époque, même architecture ; contraste.
Des tags partout, même sur les pierres du port.
J'ai envie de dire : et alors ?
Celui-là est partout chez lui en Italie.
Mais il fut un excellent agent touristique.
D'où la gratitude éternelle :
Capelli :
Dernière considération, sur les "ragazzi", cette fois : comme en Sicile, les garçons de Naples, tous "tiffosi" (supporteurs de leur équipe de football) arborent ces coupes de cheveux dont seul un physique exceptionnel peut atténuer le grotesque. Ce fut le cas pour certains de ceux que j'ai photographiés se baignant à quelques encablures du port (voir billets de la semaine), l'eau de mer ayant un effet correcteur sur leur apparence capillaire, il faut le constater !
Ici aussi fleurissent les tatouages et l'on se sent vraiment "un étranger" si, comme moi, notre épiderme est vierge de toute atteinte picturale.
En revanche (en consolation ?), on pourra constater qu'en Campanie, la mode du port de la barbe n'a fait que peu d'émules.
C'est déjà ça.