Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 23 août 2015

Silvano et ses anges diaboliques à Amalfi

Amalfi, le Duomo - Photo Silvano Mangana

X : encore un duomo ? (il scinde en "doux homo")
Moi : c'est mieux qu'un rude hétéro.
X : c'est dans le 20ème, non ?
Moi : ???? Quoi donc ?
X : ben, la rue des Terreaux.
Je m'esclaffe
Y : c'est pas drôle du tout.

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Cadeau : on adore Fazil, et Saint-Saëns aussi !




J'ai beaucoup d'affection et d'admiration pour Fazil Say, ce pianiste turc qui a eu bien des ennuis dans son pays, car il est u partisan acharné de la laïcité et des droits de l'homme en général.
L'autre après-midi, il m'a privé d'une sieste réparatrice : Mezzo (une chaîne de télévision dédiée à la musique classique et au jazz) diffusait un concert de musique vivante (appelé également "live") enregistré à la Philharmonie de Paris avec l'Orchestre National de France (le même que ci-dessus). Fazil Say y interprétait la (rebattue) Rapsody in Blue de Gershwin.
La vitalité, la sensibilité, l'exceptionnelle technique, dont faisait preuve le pianiste, eurent raison de ma réticence à entendre une fois de plus cette pièce célébrissime : le pianiste la rafraîchissait avec bonheur, démontrant qu'elle était un chef-d’œuvre absolu, la fusion jamais égalée entre classique et jazz.

Prenez donc une demi-heure de cette matinée de dimanche pour écouter ce 2è Concerto de Saint-Saëns, illuminé par ce pianiste d'exception, soutenu ici par une formation (dirigée par Kristian Järvi) dont on peu, sans chauvinisme, s'enorgueillir.
Écoutez aussi le "bis", composition du pianiste, qui rend hommage à son pays d'origine.
Bon concert !

Maintenant...

tu
as
toute
ta place
dans ma cuisine.

samedi 22 août 2015

Nu sylvestre



Impressions napolitaines

Je ne peux résister au plaisir de "coller" ici le très beau texte de Pierre, lecteur assidu, en commentaire de l'un des billets publiés sur mon séjour à Naples.
Ce texte rejoint pleinement mes impressions napolitaines :

" On peut comprendre que cette ville hors normes à tant de points de vues puisse répugner à certains et en étourdir d'autres. C'est une question d'état d'esprit.
J'ai eu le profond plaisir de m'y promener aussi, seul, un peu partout, tous les sens en alerte, pour en prendre au maximum, de sensations. J'ai été gâté, et m'y suis senti vivant avec une intensité rare.
C'est le cas quand on adopte une position d'esthète : non pas en n'étant sensible qu'à la beauté frappante, mais en percevant ce qu'il y a de beau en tout, même quand (parfois) ça pue ou que c'est sale.
La vie, la liberté, l'instant. "


Ici, on accède au ciel
Un pianiste et pédagogue connu écrivait, lui, en commentaire sur mon journal facebook ces quelques mots dans le même esprit :
"J'en suis un inconditionnel c'est une question d'hygiène psychique ou plus simplement de besoin de rêver ..."

À l'appui de ces lignes, ces photos prise dans la Sanità, quartier "populaire" où l'on ne croise, à peu d'exceptions, que les vrais napolitains.
Pas très chromo, certes, mais voilà : ici, on accède au ciel.


À Naples, comme en Sicile (voir mon escapade à Catania, en juillet), tags à profusion et édifices baroques non entretenus.
Quand ils le sont, exceptionnellement, je ne suis pas sûr de préférer le "ravalé" à celui qui finit tant bien que mal son existence.
Voyez plutôt :


 Même époque, même architecture ; contraste.




Des tags partout, même sur les pierres du port.
J'ai envie de dire : et alors ?


Celui-là est partout chez lui en Italie.
Mais il fut un excellent agent touristique.
D'où la gratitude éternelle :


Capelli :

Dernière considération, sur les "ragazzi", cette fois : comme en Sicile, les garçons de Naples, tous "tiffosi" (supporteurs de leur équipe de football) arborent ces coupes de cheveux dont seul un physique exceptionnel peut atténuer le grotesque. Ce fut le cas pour certains de ceux que j'ai photographiés se baignant à quelques encablures du port (voir billets de la semaine), l'eau de mer ayant un effet correcteur sur leur apparence capillaire, il faut le constater !
Ici aussi fleurissent les tatouages et l'on se sent vraiment "un étranger" si, comme moi, notre épiderme est vierge de toute atteinte picturale.
En revanche (en consolation ?), on pourra constater qu'en Campanie, la mode du port de la barbe n'a fait que peu d'émules.
C'est déjà ça.

Cadeau : voix célestes et petit jeu


J'aime beaucoup cette version du Miserere d'Allegri par cet ensemble - jusqu'alors inconnu de moi - nommé Boys Air Choir.
Direction : Connor Burrowes.

Mais, bon sang, dans lequel de nos "films cultes" avons-nous entendu cette œuvre ?

Il gatto rosso de Capri


Ce matou, pas du tout matou-vu cependant, se prélassait dans cette montée vers le Saut de Tibère à Capri, indifférent au va-et-vient des touristes, sourd au bruit de moteur des petits véhicules qui permettent aux livreurs et aux employés de la commune de faire leur travail sur les chemins escarpés de l'île bleue.
Malgré la beauté du site, je préfère personnellement Procida et Ischia : en France, on a déjà St Tropez...

vendredi 21 août 2015

Dure réalité


On comprend la mine dépitée de ce jeune homme. Le miroir est impitoyable : quand on est vilain de la tête aux pieds, la glace vous assène l'horrible vérité.
Ce n'est heureusement pas mon cas.

Grandes longueurs et idées reçues

 
Il 
paraît
que 
les 
grands
sont 
plus
gentils
que
les
autres

...

 À
vérifier.
Ah, surprendre un jeune faon au hasard d'une promenade estivale...

Ischia, Sant'angelo


La prochaine fois, je me suis juré de séjourner à Ischia, la "grande" île, où Luchino Visconti possédait une grande et belle demeure dont j'ai publié plusieurs photographies dans ces pages.
Beaucoup moins "bling-bling" que Capri, Ischia est nettement plus contrastée.
Plus authentique aussi ; même si les bateaux, sur cette photo, ne sont pas des barques de pêcheurs.

Vertiges à Napoli


Si vous êtes allés à Naples en voyage aérien, vous aurez eu, sans doute, la surprise de la descente sur l'aéroport.
L'aéroplane rase la cité : si, comme nous, vous arrivez en toute fin d'un belle après-midi d'août, quand la cité prend des teintes dorées, c'est proprement impressionnant.
Ces deux photographies ont été prises un matin dans le parc qui jouxte le musée de Capodimonte. Le ciel napolitain, n'est-ce-pas...


jeudi 20 août 2015

L'amour n'attend pas



GC Déco : fin de travaux


Les fidèles visiteurs qui en suivaient le feuilleton seront ravis d'apprendre que la rénovation de ma cuisine est enfin achevée.
Comme ils le constateront sur la photo, j'ai opté pour un blanc immaculé avec une petite touche de brun.

Orages (sans désespoir)

Godewaersvelde, village du Pays Cœur de Flandre, dans le Nord de la France, le 13 août. (AFP PHOTO/PHILIPPE HUGUEN)

Les orages d'été n'épargnent aucune région.
À Naples, nous reçûmes l'orage et la pluie comme une bénédiction : le plus aguerri d'entre nous avait concédé qu'il souffrait de la chaleur ; que dire de votre serviteur qui n'aime rien tant que les soleils tempérés...
Las, après la pluie revint une moite chaleur compensée, néanmoins, par les merveilles que nous offre la Campanie où il faut mériter, pour le moins, de les cueillir.
Après la longue marche sous un Phébus impitoyable, la Méditerranée, à Ischia, est l'heureuse panacée, la récompense de tous les efforts.
Je ne suis guère "baignades", malgré les longues années passées sur la Riviera où la plage n'était guère dans mes habitudes.
Là, galvanisé par l'énergie de mes jeunes camarades d'escapades, je ne me fis pas prier. 

" Silvano, rejoins-nous !"
 

Un Palazzo surprenant (2)

Film muet italien de propagande assez croquignolet !
Au Palazzo Zevallos Stigliano de Naples, hors les œuvres permanentes, on peut actuellement apprécier une exposition consacrée à la grande guerre, avec, notamment, une pléthorique collection d'affiches de propagande et d'appels à contributions.
Des films d'époque sont projetés en divers lieux, ainsi que des extraits de productions plus récentes, dont, bien sûr, des extraits de La Grande Guerra de Mario Monicelli, grand film s'il en est.



Mais pourquoi donc est-ce cette affiche (française) qui a retenu mon attention ?
Ma passion pour les chevaux de labour, sans doute...


Bonus crypto-gay :

On pense à la chanson des Village People

Partiellement lui


mercredi 19 août 2015