Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
dimanche 22 novembre 2015
Cadeau : piano en Technicolor
La Suite Bergamasque de Debussy, surnommé à juste titre "Claude de France", tant il symbolise le renouveau de la musique française, ne contient pas seulement l'ultra-célèbre Clair de lune : le compositeur use d'une incroyable palette de sonorités qui trouve, à mon sens, son point culminant avec l'élégant Passepied final, l'une de mes pièces préférées de l'histoire du piano.
Ce sont les Fêtes galantes de Paul Verlaine qui inspirèrent cette Suite à Debussy et, notamment, leur Clair de lune :
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
Le choix de la version du pianiste Claudio Arrau est évidemment totalement subjectif. Je lui préfère peut-être, un tantinet chauvin, celle de Samson François (je trouve le "Passepied" d'Arrau trop lent). Mais le choix du contributeur d'illustrer l’œuvre par des tableaux de Van Gogh m'a paru bien venu en ce dimanche matin.
L'inoubliable Passepied de Samson François
Libellés :
Ambiance,
Humeur,
Icônes,
LITTÉRATURE,
Musique,
Personnalités,
Talents
samedi 21 novembre 2015
Un angelot lit
N'hésitez-pas à me faire parvenir des photos de jeunes gens lisant :
ça donne des raisons d'espérer, merci !
Cadeau : une si belle aria
Se al labbro mio non credi
cara nemica mia
aprimi il petto e vedi
qual sia l'amante cor
Il cor dolente afflitto
colpa non sa che sia
se pur non è delitto
un innocente ardor
Riccardo Broschi (1698-1756) était le frère de Carlo Broschi, plus connu sous le nom de Farinelli, célèbre castrat de la période baroque.
Cette aria est extraite de l'opéra Ataserse, écrit en collaboration avec Johann Adolf Hasse.
C'est le grec Aris Christofellis qui l'interprète ici.
Chez EMI, Christofellis a enregistré de nombreux disques consacrés à l'âge d'or des castrats.
vendredi 20 novembre 2015
C'était vendredi dernier
C'était vendredi dernier.
Je pense à ces jeunes que la musique rassemblait.
Mus par je ne sais quelle impulsion, nous sommes allés nous recueillir, dimanche dernier, sur l'un des lieux de la tragédie, tout près de cette salle de spectacle où se succédaient, depuis fort longtemps, musiciens,
chanteurs et humoristes.
On ne nous privera pas du plaisir de chanter et de rire.
Jamais.
![]() |
| À l'arrière-plan, le Bataclan - Photo Silvano |
Paradiso
jeudi 19 novembre 2015
Comme un songe
Pour toujours, intimement liés
Libellés :
CINÉMATOGRAPHE,
Glané,
Humeur,
Icônes,
Personnalités
mercredi 18 novembre 2015
Inscription à :
Articles (Atom)

















