Le deuil national a été décrété pour trois jours en hommage aux victimes de l'ignoble crime de masse commis à Nice.
Je reprends néanmoins ci-dessus les publications après avoir observé le silence toute la journée d'hier, incapable de retrouver mes repères.
J'ai pleuré sur les victimes, la colère m'a gagné, puis la détermination.
Malgré la menace qui pèse sur nous, il faut continuer à vivre, à sourire, à rire, à boire, à chanter, à aimer : c'est la meilleure manière de résister à ces barbares qui veulent bannir toute notion de joie de vivre de notre bref passage sur cette terre.
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
samedi 16 juillet 2016
vendredi 15 juillet 2016
L'inconcevable à Nice
Nice, soleil, bains de mer, socca, pissaladière, douceur de vivre... et soudain cette ignominie.
Je sais que Gay Cultes y compte des lecteurs.
Toute ma compassion et ma solidarité face à cette horreur.
Je sais que Gay Cultes y compte des lecteurs.
Toute ma compassion et ma solidarité face à cette horreur.
jeudi 14 juillet 2016
Lecteur avisé (rediff.)
![]() |
| Photographie de Martine Fougeron |
Environnement raffiné,
portrait d’aïeul, tableaux
ton-sur-ton, et bon choix
de lecture pour ce jeune homme
« en vacances » .
Peut-être une
maison de famille partagée le temps
d’un été.
J’ose à peine écrire que l’image, quand on la
contemple en prenant son temps (la pléthore de photos
disponibles sur le web ayant pour un effet un « zapping » permanent),
n'est pas exempte d'un certain potentiel érotique.
Libellés :
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Petites chroniques
mercredi 13 juillet 2016
Tendances de l'été (suite)
On appréciera, outre le bon goût dont fait preuve notre ami, les traces de notre civilisation éclairée, à l'arrière plan.
Billet sponsorisé par Biafine
mardi 12 juillet 2016
Épi c'est tout
"Agostino", film sulfureux et rare
Inceste, homosexualité, pédérastie (et aujourd'hui, on emploierait plutôt le terme "pédophilie" !)...
On ne manquait pas d'air dans l'Italie des années 60.
Témoin ce film de Mauro Bolognini, d'après Alberto Moravia, où l'on assiste au passage de l'enfance à l'adolescence du jeune Agostino qui donne son titre au film.
La production et la diffusion de ce genre de film serait impossible de nos jours, ou, tout au plus vouée aux circuits parallèles.
On sent d'ailleurs que Bolognini, qui n'était pas un "petit" cinéaste, est mal à l'aise avec son scénario. Évoquer la sexualité adolescente est très casse-gueule, et il faut l'adresse d'un Téchiné, chez nous, pour éviter les embûches inhérentes à l'exercice : à quel âge commence la sexualité, et à quel âge est-il acceptable de la montrer sur un écran ? Ces questions habitent l'auteur d'Agostino, auxquelles il est bien incapable de répondre ; en toute logique.
On appréciera le lieu de tournage, Venise et son Lido, admirablement photographiés en noir et blanc, que Visconti magnifiera quelques années plus tard.
Dans le rôle de la mère, Ingrid Thulin, que l'on retrouvera dans Les damnés, chez Visconti également.
Curieux film, en tout cas, où l'on oscille entre Luchino V. (le Palace où résident le garçon et sa mère, le Florian de San Marco) et Pier Paolo Pasolini pour la peinture des ragazzi perdus de la lagune, le tout sur la première Gymnopédie de Satie allègrement pompée par Rustichelli, et sans mention du compositeur original au générique.
Un ofni (objet filmé non identifié), donc, donné ici en version originale d'après une cassette VHS, d'où la qualité relative : le film n'est pas disponible sur un autre support.
Si l'on comprend quelque peu la langue de Dante, et si l'on n'est pas rebuté par le sujet, on passera 82 minutes pas inintéressantes :
Synopsis :
Agostino, jeune garçon de 12 ans, éprouve une passion à la limite de l'inceste envers sa mère. Ils passent ensemble un mois de vacances à Venise. Renzo, l'amant de circonstance de sa mère, bouleverse la vie affective du jeune garçon qui la pensait inaccessible au désir et tout à lui. Le garçon, par défi, se lie avec une bande de ragazzi, gamins de la lagune, livrés à eux-mêmes, et qui ont pour chef Saro, un homme qui est attiré par Agostino. Cela provoque une forte jalousie du jeune amant de l'homme et entraîne les moqueries des garçons de la bande. Cet été sera pour Agostino un passage de l'enfance à l'adolescence et une perte de ses illusions.
On ne manquait pas d'air dans l'Italie des années 60.
Témoin ce film de Mauro Bolognini, d'après Alberto Moravia, où l'on assiste au passage de l'enfance à l'adolescence du jeune Agostino qui donne son titre au film.
La production et la diffusion de ce genre de film serait impossible de nos jours, ou, tout au plus vouée aux circuits parallèles.
On sent d'ailleurs que Bolognini, qui n'était pas un "petit" cinéaste, est mal à l'aise avec son scénario. Évoquer la sexualité adolescente est très casse-gueule, et il faut l'adresse d'un Téchiné, chez nous, pour éviter les embûches inhérentes à l'exercice : à quel âge commence la sexualité, et à quel âge est-il acceptable de la montrer sur un écran ? Ces questions habitent l'auteur d'Agostino, auxquelles il est bien incapable de répondre ; en toute logique.
On appréciera le lieu de tournage, Venise et son Lido, admirablement photographiés en noir et blanc, que Visconti magnifiera quelques années plus tard.
Dans le rôle de la mère, Ingrid Thulin, que l'on retrouvera dans Les damnés, chez Visconti également.
Curieux film, en tout cas, où l'on oscille entre Luchino V. (le Palace où résident le garçon et sa mère, le Florian de San Marco) et Pier Paolo Pasolini pour la peinture des ragazzi perdus de la lagune, le tout sur la première Gymnopédie de Satie allègrement pompée par Rustichelli, et sans mention du compositeur original au générique.
Un ofni (objet filmé non identifié), donc, donné ici en version originale d'après une cassette VHS, d'où la qualité relative : le film n'est pas disponible sur un autre support.
Si l'on comprend quelque peu la langue de Dante, et si l'on n'est pas rebuté par le sujet, on passera 82 minutes pas inintéressantes :
Synopsis :
Agostino, jeune garçon de 12 ans, éprouve une passion à la limite de l'inceste envers sa mère. Ils passent ensemble un mois de vacances à Venise. Renzo, l'amant de circonstance de sa mère, bouleverse la vie affective du jeune garçon qui la pensait inaccessible au désir et tout à lui. Le garçon, par défi, se lie avec une bande de ragazzi, gamins de la lagune, livrés à eux-mêmes, et qui ont pour chef Saro, un homme qui est attiré par Agostino. Cela provoque une forte jalousie du jeune amant de l'homme et entraîne les moqueries des garçons de la bande. Cet été sera pour Agostino un passage de l'enfance à l'adolescence et une perte de ses illusions.
lundi 11 juillet 2016
Saisir l'objet du délit
C'est
à
cet
âge qu'il
faut provoquer.
Ou à tout âge :
la résignation est l'antichambre de la vieillesse.
La vie de Tombe, Victor !
Non, il n'y a pas rupture de stock !
Encore quelques jours de patience pour voir référencé Tombe, Victor ! sur les sites marchands habituels, Amazon, Fnac et tutti quanti.
En attendant, on le commande directement chez l'éditeur, ici (au cas où le bandeau, là-haut, serait trop discret) : clic
Pour l'heure, Amazon le déclare... en rupture de stock !
Quel succès, mes aïeux !
![]() |
| Rupture de stock ?! Un triomphe, on vous dit ! |
Numérique ou papier ?
Un commentateur, l'autre jour, dénonçait la "braderie" qui consiste à vendre un livre en numérique (1,99 € !).
Qui me suit doit savoir que, bien évidemment, le livre broché est cent mille fois préférable. De plus, il s'avère qu'en l’occurrence, et sans parti pris, l'ouvrage est un bel objet.
Mais il se trouve des jeunes gens pour me souffler qu'on a vu des livres numériques connaître un énorme succès et poursuivre une belle carrière en version "papier", quelques uns ayant permis à leurs auteurs de trouver un éditeur du cénacle.
On verra.
L'homosexualité, les jeunes et les toujours-jeunes
Un très jeune lecteur a mis un "j'aime" sur l'un des billets de la page facebook.
J'ai eu la curiosité d'aller voir son "mur".
À l'une de ses publications concernant une nouvelle coupe de cheveux, l'un de ses "amis" commentait : "ça te fait moins une tête de pd".
Malheureusement révélateur.
Ça m'a touché, d'autant plus que le jeune garçon vit dans la ville où se déroule le roman.
Si mes quelques chapitres peuvent aider ce jeune à se réaliser, à hausser les épaules, je n'aurai pas écrit pour rien.
Un lecteur un tout petit peu moins jeune (quoique !) m'a cerné dès l'origine : pardonnez mon impudeur, mais le billet de Celeos, dans son blog Véhèmes, me vient comme un cadeau de Noël également. C'est là : clic
À éditeur, éditeur et demi
Un éditeur "gay" de bonne réputation a lu des billets de la rubrique "écrits", qu'il définit comme étant de beaux textes.
Je m'attelle donc à une compilation à lui soumettre, sachant que, selon lui, il est souhaitable, tout d'abord, de laisser le temps à Victor de vivre sa vie.
Nous sommes d'accord.
Commentaires
On peut laisser des commentaires sur la page dédiée à Tombe, Victor ! sur le site d'Edilivre.
Ne vous en privez pas, merci !
dimanche 10 juillet 2016
Callipyge
Une après-midi aux champs *
* Avec leur c......ie de "travail le dimanche", pour certains, c'est "une après-midi à Auchan" : on progresse, on progresse, ma fille !
Bon dimanche !
Cadeau : quel lauréat !
Concert du dimanche
Les pianistes venus d'Asie occupent désormais le devant de la scène mondiale.
Nous arrive un nouveau venu pour remporter le Concours International Frédéric Chopin de Varsovie (17ème édition - 2015).
L’œuvre est pourtant ultra-célèbre, que l'on a entendue sous les doigts des plus grands.
Une gageure* brillamment relevée par le tout jeune pianiste Seon-Jin Cho qui en donne une interprétation rafraîchissante lors du concert final.
Un vrai grand bonheur (si ce n'est pas automatique, paramétrez en HD).
* Prononcer "gajure", pas comme les journalistes-animateurs de radio et télé, dont certains devraient retourner sur les bancs de l'école.
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