Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 22 août 2023

Lire ou ne pas lire...

Lecteur (peut-être)

C'est du dernier chic pour les photos de mode : on fait poser de beaux modèles faisant mine de se passionner pour un livre imprimé sur du papier, même si le mannequin n'a pour toute pratique que la lecture de SMS avec émojis.
Ce n'est pas le cas pour tous heureusement : ci-dessous, la pratique de la lecture ne peut être un artifice chez Pietro Boselli qui ne se contente pas d'afficher sa belle stature (trop de gonflette à mon goût) dans les magazines de papier glacé. Ce monsieur, né en 1988, est ingénieur et fut maître de conférences en mathématiques à l'université de Londres. 

Boselli, lecteur (sûrement) 

 

Lectures d'été

 Je n'ai pas beaucoup lu, ces temps derniers. Le tout dernier bouquin est Miroir de nos peines (ah ça, oui !) de Pierre Lemaitre. Voyez mon douloureux billet d'hier, lundi 21 août.

Je me suis vicieusement régalé du deuxième volume du Journal Intégral de Julien Green qui couvre la période 1940-1945 (eh oui !) : j'y reviendrai.

Je me suis passionné pour l'histoire incroyable, mais vraie, du Docteur Kersten, qui soigna le tristement célèbre Himmler et en profita pour sauver quelques milliers de victimes de la barbarie nazie. C'est Joseph Kessel qui écrivit Les mains du miracle (folio), et il a drôlement bien fait.

Même engouement pour Rome Fugitive de Carlo Levi (Donzelli éd. (It.), Nous (Fr.), qui fourmille, avec un sens de l'observation confondant, d'anecdotes sur la capitale italienne, mais aborde également des sujets plus graves comme le retour "moderne" du fascisme, la corruption, et tout ce qui fait de Rome un magma de contradictions en fusion perpétuelle. 

Enfin, j'ai lu d'une traite RICHTER 6.5 et autres nouvelles grecques d'Alexandre Glikine (Presses Inverses éd. (Ch.) qui nous a déjà comblés avec deux romans, L'inconnu d'Aix et Alypios (La différence) et un bleu recueil de poèmes intitulé Igoumenitsa Blues (Presses inverses, aussi). Ici, autre genre : il s'agit d'un recueil de six nouvelles qui se situent en Grèce. Non pas la Grèce des volets bleus sur chaux blanche, ou celle des plages de sable blanc, aux eaux turquoise instagramables à souhait, des vacances à Mykonos entre gays, du sirtaki, des assiettes cassées, etc. Non, Glikine aime ce pays dans sa réalité, ses habitants, son histoire, son essence-même, sa fureur, son inconsolable douleur. Il est un noble voyageur en Grèce, ici, pas un touriste, et nous raconte six histoires dans lesquelles le drame peut succéder à une apparente futilité. On entend de la musique dans ces pages, on sent le souffle des vents contraires, on aborde les rivages du désir (inavoué depuis quand ?) qui naît et s'accomplit entre un intellectuel et un beau sauvage, au vrai sens du terme, un paria qui SAIT. On ressent la grande secousse qui donne son nom au recueil. On termine avec l'incompréhension entre les êtres, source de tant de nos maux. L'écriture est rythmiquement impeccable, aérée-aérienne, les mots sonnent, c'est de la belle ouvrage à tout point de vue : l'objet est beau, la mise en page, la police de caractères choisie, sont l'œuvre d'une jeune maison d'édition helvétique qui sait honorer le talent de ses auteurs.
Les chroniqueurs, déjà prêts à se ruer sur la "rentrée littéraire" de rigueur, feraient bien de fureter un peu hors des rayons balisés. Il y a des pépites. C'en est une.

Pas tout bleu, ce ciel grec !
Nota
Je doute qu'on trouve ce livre à la Fnac. On peut le commander ici : cliquer

lundi 21 août 2023

Souriceaux des champs




Je trouve le second moins cucul.

 

Les cons se le disent


Entendu encore récemment d'un "journaliste professionnel", ce barbarisme qui fit florès après les confinements. Faites passer : 
le verbe "réouvrir" n'existe pas !

dimanche 20 août 2023

Ce n'est certes pas

le moment de 
dormir en pyjama.

 

Oh la la !

Brian Whittaker, modèle anglais né en 1999.
Photo Dimitris Theocharis.

 Bon dimanche !

Que l'art fleurisse et embaume !

 En 2020, la Philharmonie de Paris accueillait William Christie et ses Arts Florissants pour leur quarantième anniversaire.

Ce concert de musique baroque a laissé une empreinte indélébile chez tous ceux qui ont pu y assister. Par bonheur, il y eut la "captation" que voici. Plus de deux heures vingt de musique baroque (Handel, Purcell, Charpentier, Lully et Rameau, fleurons (!) de la période).

Ce sera notre concert du dimanche, et ce n'est pas rien  :

mercredi 16 août 2023

Ô toi, mon cher ange

 


Le prix des carburants

est en nette augmentation, nous serine-t-on.
Quand vous admirerez ce beau pompiste (à bas le libre-service, rendez-nous les emplois saisonniers pour étudiants !), je serai sur le point de partir — en train, bien sûr ! — pour des contrées où l'air est vif, et charrie des vapeurs iodées. Je m'accorde trois jours pleins d'évasion en attendant le périple de septembre en Lombardie. Je continue nonobstant à publier chaque jour. 

Je m'y vois déjà

 


Abraham n'aime pas Donald