Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 25 avril 2009

Ces garçons du Brésil

L'objectif d'Alair Gomes aime à surprendre les garçons sur la plage...
En 2001, la Fondation Cartier a présenté une très belle exposition des œuvres de Gomes.
Florilège :










BON WEEKEND !

mercredi 22 avril 2009

Bully, un film


Jeunesse oisive et déglinguée

Bobby (Nick Stahl) et son "meilleur ami" Marty.

Marty (Brad Renfro, mort si jeune !) en famille.

Michael Pitt
L'histoire :
Bobby Kent est mort le 14 juillet 1993. Alors qu'il était allongé dans son sang, il demanda de l'aide puis la grâce à son meilleur ami, Marty Puccio. Sa réponse fut instantanée et préméditée : il l'étripa et lui renversa la tête en arrière pour lui trancher la gorge. L'incident laissa les habitants sans voix, les parents des jeunes meurtriers dépressifs et inconsolables et un groupe d'adolescents accusés d'un crime sanglant pour lequel ils ne se repentiront jamais.

L'oeuvre de Larry Clark se caractérise par la fascination qu'exerce sur lui l'adolescence.
Les "ados" de Clark dévorent la vie à grands coups de drogues, de sexe, de violence.
Transgression des tabous et exaltation du plaisir instantané sous toutes ses formes sont la marque de fabrique de ce cinéaste dont chaque film poursuit la même quête d'absolu.
Bully (2001) prend pour point de départ un sordide fait divers authentique pour s'en éloigner en direction d'une fiction qui maintient le spectateur en haleine grâce à des personnages auxquels il peut s'attacher, voire s'identifier.
Les jeunes gens de Bully jouent au plus dangereux des jeux, imbibés qu'ils sont des jeux-vidéo extrêmes qui font le quotidien de nombreux adolescents.
L'auteur du crime, par procuration, est une nana manipulatrice qui dirige la petite bande vers l'irréparable.
Si la peinture est sans concession, le film regarde l'horreur sans complaisance et le spectateur doté d'un Q.I dans la moyenne saura y trouver une part de morale non négligeable, à cent lieues de ce que certains critiques "bien-pensants" ont voulu y voir.
L'homosexualité, comme toujours chez Clark, est omniprésente dans le film : des allusions, jamais lourdes, nous font comprendre que certains garçons de cette histoire se sont adonnés à la prostitution.
De plus, Bobby, la victime, est incontestablement homosexuel ; son inclination naturelle se révèle lors d'une scène où il viole quasiment une fille en regardant une vidéo gay.
Le casting est d'une acuité absolue, révélant notamment un Michael Pitt que Bertolucci et Van Sant sauront utiliser par la suite avec talent.
Brad Renfro, qui joue Marty, est mort le 15 janvier 2008 à l'âge de 26 ans des suites d'une surdose d'héroïne !
Nick Stahl (Bobby), que l'on avait découvert dans La ligne rouge (un régal de casting !) de Terence Malick poursuit une carrière qui semble s'envoler puisqu'on le retrouve dans 6 films dans les semaines qui viennent.

* DVD Studio Canal actuellement en promotion.

Bande-annonce :

mardi 14 avril 2009

Pop Music


HERE THEY COME NOW from Contributing Editor on Vimeo.

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Publicité pour une marque de préservatifs.
-Via FFFFOUND!-


Sunday Bloody Sunday


Non, il ne s'agit pas de la chanson de U2, mais du film de John Schlesinger (Macadam Cow-Boy) dont nous avions longuement parlé ici : clic
Belle histoire d'un jeune homme (Murray Head) écartelé entre deux passions, l'une féminine, l'autre masculine, Sunday Bloody Sunday fut, à notre connaissance, le premier film "grand public" à offrir un baiser échangé par deux personnages masculins.

Peter Finch & Murray Head
En 1971, des "oh" de réprobation accueillirent ce premier baiser gay dans les salles.
Quant à ceux qui ne se manifestaient pas...

En février dernier est enfin sorti en France un DVD de bonne facture édité par Doriane Films sous licence MGM.

Beaucoup de films gay et cultes en cliquant sur le thème CINEMATOGRAPHE dans la colonne de droite de ce journal.


Université d'été

Nostalgie encore

Nostalgie

mercredi 8 avril 2009

Fight Club

Tel quel

Via MALE

Bling Bling ?

Modèle : Chris Battaglia (vu sur Eclettiche Visioni)

Hommage

C'est avec ces images que se terminait le générique de l'émission Etoiles et toiles de Frédéric Mitterrand :


Dans la version française du "Mépris", c'est Godard lui-même qui déroule en voix-off les noms des participants.
La musique est de Georges Delerue, la photo de Raoul Coutard.
C'est tourné à Cinecittà, à Rome.

En écoutant Frédéric

Frédéric Mitterrand devant la Villa Médicis qu'il dirige depuis peu.
Photo : SIPA

La radio de service public a du bon qui consacrait, via France Musique, le weekend dernier à la Villa Médicis dont le directeur, Frédéric Mitterrand, faisait à l'antenne des interventions très remarquées.
Outre que la voix de M. Mitterrand est, pour beaucoup, une chanson douce qui longtemps nous captiva à la radio et à la télévision (Etoiles et toiles, Acteurs Studio et ses "destinées" de grands de ce monde), le personnage est attachant à plus d'un titre pour le rédacteur de ce billet qui, relisant à la suite de quoi, cette belle "Mauvaise vie" que le neveu du président défunt nous offrit en 2005 (Robert Laffont éd.), retrouvait des émotions, des effluves enfouis d'épices marocaines et de l'alcali volatil* destiné à désinfecter les sièges du théâtre espagnol ambulant qui plantait son châpiteau au milieu de ce terrain vague là bas, autrefois, quand on était petit, dans le quartier de l'Océan, à Rabat.
C'est là qu'on adulait Sarita Montiel dont l'écrivain-cinéaste-animateur, en touche-à-tout de talent, sait nous parler sans exagérer les trémolos de sa voix familière.
La Mauvaise Vie doit bien sûr figurer en bonne place dans toute bonne bibliothèque, car chacun d'entre nous y trouvera un peu de lui-même.
Premiers émois amoureux, prise de conscience de sa "différence", difficulté ou impossibilité de se révéler aux autres tel quel l'on est, dragues sordides, amours exaltées, recours enfin aux prestations tarifées quand l'âge fait de vous, à nouveau, un exclus, un paria dans le microcosme "gay", tout est dans ce bel ouvrage, écrit d'une impudeur toute... pudique.
Bien écrit, tout simplement.
Frédéric ne le sait pas, mais nous avons une famille amie commune, des gens "de là-bas", progressistes, bons, dont l'un des membres nous a quittés hier ou tout juste avant-hier ; ce fut Frédéric Mitterrand qui, la voix moins assurée qu'en médias, prononça ce que l'on appelle encore en termes surannés, l'éloge funèbre et fit monter à mes yeux les larmes que je m'étais efforcé jusqu'alors de contenir.
Personnalité éminemment respectable, authentique, Frédéric Mitterrand mérite notre gratitude.

Nota : sur Frédéric Mitterrand, voir aussi :Festival de Cannes.

Morrissey - Billy Budd



Du film "Introducing Morrissey" (1996)
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Sur "Billy Budd", voir aussi : clic

mercredi 1 avril 2009

Se souvenir de Gai Pied

Drague "au bois" au XIXè siècle (c) Gai Pied via tetu.com

Le site du mensuel "Têtu" a eu la bonne idée de reproduire quelques pages du N°1 (avril 1979) de "Gai Pied", premier journal gay français à grande diffusion, mensuel (qui devint hebdo plus tard) qui fit beaucoup pour la reconnaissance du "droit à la différence".
A l'époque, Christian Bonnet avait succédé à Michel Poniatowski au Ministère de l'Intérieur.
Ces deux ministres du "libéral" Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, avaient coutume d'interdire à l'affichage (ou, carrément, de publication) les organes de presse qu'ils jugeaient de nature à porter atteinte à "l'ordre public".
Il fallait donc une certaine dose de courage et un vrai sens de la provocation pour publier un journal ouvertement homosexuel.
A Paris, il devint rapidement aisé de réclamer son "Gai Pied" à son kiosquier habituel.
Il n'en était sans doute pas de même en province où l'on devait ruser pour acheter son magazine chez la marchande-rombière du quartier.
Aujourd'hui disparu pour laisser la place à une presse rutilante, nettement moins militante, Gai Pied reste cher au coeur de ceux, les plus âgés d'entre nous, qui ont survécu à la terrible maladie qui devait décimer leurs rangs dès le début des années 80.

Au centre
Fac simile de la couverture du n°1.
Un n° 0 le précéda.

Nota : Merci à karedig qui, sur gayattitude, nous a mis sur cette piste.

Au cinéma

Plus d'infos sur ce film