Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 6 février 2013

Je m'attache infiniment...

à de petits détails

émouvants
ô combien ;
les yeux clos,
je peux
vous reconstituer
morceau
après
morceau.

Slave


En voir plus : COMPLEXINSANITI (+18)

Blondeurs finlandaises

Par le regard de Martin Parr

Cadeau : J.S Bach | Perahia, piano



Après une projection du "Paris" de Cédric Klapisch, beau fil "choral" (comme on dit) qui évite l'écueil de la "leloucherie" niaiseuse, cette partita revenant dans la narration en beau fond sonore, j'ai eu envie de la réécouter.
Je n'en possède que la version de Glenn Gould, laquelle a désagréablement sonné à mes oreilles, métallique, excessivement rapide.
Perahia me console, ce matin, retrouvé sur la toile dans sa limpidité, sans rejet des acquis du piano "moderne". Je sais que des ayatollahs crient à l'hérésie devant le seul fait de jouer Bach sur Steinway ou Yamaha. M'en fiche : tout est dans le texte, et Bach ne se gênait pas pour écrire et réécrire les parties solistes de ses concertos pour des instruments bien différents.
Mieux encore, il adapta une "sicilienne" de Vivaldi, écrite pour cordes, à l'orgue, "sicilienne" qu'Alexandre Tharaud transcrit et enregistra récemment au piano, et d'heureuse manière. 
Alors, foin des mauvaises querelles, et laissons-nous aller au plaisir de la musique.

Quel courage !

Daniel a entrepris, apparemment, de relire Gay Cultes, billet après billet, depuis... le début (2007), laissant de longs commentaires qui ne devraient guère être lus.
Bon parcours à lui !
Je suppose qu'il lira ce billet en... 2018.

dimanche 3 février 2013

Nudité masculine à Vienne

Au musée Leopold de Vienne (Autriche) se tient actuellement une exposition consacrée à la nudité masculine. Ci-dessus, ce "Mr. Big", d'Ilse Haider a été installé à proximité du musée.
Le 18 février, le musée organise une soirée "nue" où, pour être admis, les visiteurs devront être entièrement dévêtus.
"Notre musée sera une zone sans vêtement pour une nuit", le 18 février, a précisé dans un e-mail Klaus Pokorny, porte-parole du musée.
L'exposition est prolongée jusqu'au 4 mars, vu son succès.

"Nudes vg 02" - Thomas Ruff
La colère d'Achille de François-Léon Bénouville (provient du Musée Fabre, Montpellier, France)

Vous entrez maintenant dans un lieu apaisé

Bon dimanche !

Que faire d'autre un dimanche matin ?





Tête bien faite

Mais
enlevez
l'étiquette
sur les
lunettes.
Peu
importe
la
marque.

C'est peu de le dire : au feu ces marques qui font de nos corps des panneaux publicitaires ! Au diable les consommateurs qui veulent prouver à la planète entière qu'ils portent des vêtements onéreux ! Ne savent ils pas que la qualité, ça se voit ?

Ce jeune homme a cependant de bonnes lectures.

Imprudence


Noir et chair


Cadeau : Zelenka | Paul Dombrecht - Il Fondamento



Mystère :
pourquoi
le mécréant
que
je suis
est-il
aussi sensible
à la
musique sacrée ?

L'heure bleue

En Slovénie - Photo Csilla Zelko

samedi 2 février 2013

Chaud !

Juste à la limite.
Que votre imagination...
Via BlackSpark Deerborn

Unis

Via iwanttobegay

Corps sublimé


Béton


Pont suspendu


Delon fut beau


Une famille heureuse


Duo historique

Rudolf Nureyev & Margot Fonteyn

vendredi 1 février 2013

A table !


Bien portés

Le garçon de gauche est encore en pyjama ; celui de droite -quel étourdi !- a enfilé blazer, bermuda et chaussures de ville en oubliant la veste de son vêtement de nuit.
Le contenu est fort agréable.

Lecture du jour

Ce livre est de ceux que l'on aime garder toujours près de soi pour en lire, après l'avoir dévoré d'une traite, quelque passage au hasard.
Youri Borissov (1956-2007) fut admis dans l'intimité du géant Richter et nous invite ici à "fréquenter" le Maître du piano.
Loin de la biographie, il rapporte dans ces pages les conversations, monologues de ce dernier souvent, qu'il eut avec le pianiste, autour d'un plat de saucisses arrosées de vodka, au cours de longues promenades dans Moscou, où "Slava" parle de la musique, de la vie, des personnalités qu'il a rencontrées.
Passionné, sensible, cultivé, touchant, lyrique, mystique, l'homme est pétri de musique, se révèle ici à travers ses émotions, ses emportements, ses regrets, son humilité (lui qui disposait d'un répertoire pléthorique, se refusait à jouer certaines œuvres que d'autres avaient sublimées !).
Un long passage par le Clavier Bien Tempéré détaille chaque prélude & fugue, non pour les analyser, mais pour les rapporter à sa vie, à des instantanés, à des rêves.
On découvre sa tendresse pour Schubert, pour Debussy, pour son ami Benjamin Britten, on a même droit à quelques "tuyaux" tenus de son maître Heinrich Neuhaus, on veut se procurer de toute urgence les enregistrements de Maria Yudina, qu'il vénérait.
Ce livre de 280 pages, notes comprises, limpide malgré ou grâce à son côté "coq à l'âne" est une véritable somme, indispensable.
Et adoubée par Bruno Monsaingeon qui sait de qui on parle.




Nota : je n'ai pu trouver sur le Net que cette photo de Youri Borissov, auteur de ce livre. Mon scanner étant inaccessible, je ne peux insérer celle qui figure dans l'ouvrage, où Borissov, jeune alors, est plus à son avantage. Pour supputer, potiner voire en mode "commère", on sait que, depuis la mort de l'immense pianiste, courent des rumeurs sur sa sexualité. Sur les cartes postales envoyées par Richter au jeune Youri, on relève que le Maître embrasse beaucoup leur destinataire. Mais peut-être n'est-ce qu'une manifestation de la cordialité slave...

Tellement classique

Indémodable, cependant.

Divertissons-nous !


Le pianiste canadien Glenn Gould disait avoir un faible pour Petula Clark.
Comme je le comprends !