Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 11 septembre 2013

Découvrir Paris


Cadeau : beau thème pour film de qualité

C'est l'un des thèmes musicaux de l'excellent "Cyrano de Bergerac" de Jean-Paul Rappeneau (1990)
Jean-Claude Petit en est le compositeur.


mardi 10 septembre 2013


Via Toy Boy

Tibre


Bien avant que Pier Paolo Pasolini n'exalte ces ragazzi, le peintre français Georges-Paul Leroux (1877-1957), en séjour à Rome, immortalisait les "Baigneurs du Tibre".

Illustre ancêtre


Pas faux

"Les années 2010 sont les années du ricanement."
(P. Poivre d'Arvor, dans un "talk show" un tout petit peu moins ricanant que les autres)


dimanche 8 septembre 2013

neonstand - flickr

Un moka ?


Éloge de la paresse


Cadeau : ce pauvre Vivaldi !

Quand je sors des entrailles de Paris à la station Strasbourg St Denis, il n'est pas rare que sa musique, par le truchement de mon baladeur, m'accompagne, me permettant de parcourir d'un pas alerte la distance qui me sépare de mon point de chute (j'ai lu en effet qu'il était bon pour les artères de descendre à la station précédant sa destination).
Un commentateur, un tantinet "baroqueux" pourtant, m'écrivait il y a peu que la possession de disques du "prêtre roux" (surnom que lui donnaient les vénitiens) serait mal vue dans certains cercles de mélomanes dogmatiques.
Le compositeur de ces "4 saisons" magnifiques, hélas dévoyées en musique d'attente téléphonique et en pizza, fut relégué aux oubliettes avant que son cadavre ne fût tout à fait refroidi.
Sa disgrâce dura donc de sa mort (1741) à la seconde moitié du siècle suivant.

On sait (ou pas, y'a pas mort d'homme !) que c'est Mendelssohn qui réhabilita J.S. Bach (pas moins !) à cette époque dite "romantique"; vu que le père de tous les musiciens (amen) avait fait quelques emprunts au "prete rosso", on commença alors à fouiner dans les bibliothèques musicales pour découvrir que ce compositeur ne fut pas le Clayderman violoneux qu'on croyait, mais bel et bien un immense musicien, auteur d'une œuvre pléthorique, cette reconnaissance trouvant son apogée au XX ème siècle (il était temps !).
Si l'on veut faire la fine bouche, on trouvera que le vénitien (qui est allé mourir à Vienne on ne sait pas pourquoi, il y a un livre à écrire) s'auto-parodie parfois; mais quand on a écrit des centaines de concertos, sonates, messes, opéras et autres broutilles, on a le droit d'avoir des réminiscences, non ?
Alors, pour découvrir cette œuvre pléthorique et conséquente, lumineuse, on a l'embarras du choix entre Beatus Vir et Stabat Mater sacrément, euh, sacrés.
Bien sûr sa cité, Venise, exploite de façon parfois éhontée la gloire du musicien : pendant les régates historiques du premier dimanche de septembre (où il faut jouer les anguilles pour apercevoir le Grand Canal tant la foule est dense), une sono digne de Bercy déverse du Vivaldi à pleines croches et "ils" ne se gênent pas pour mixer avec l'immonde "Rondo Veneziano"; de même, à Venise, tous les concerts dans les églises proposent "du Vivaldi" aux touristes heureux d'ajouter cette touche culturelle à leur parcours balisé "Rialto-San Marco-Pont des soupirs". Ces concerts, on l'a vu ici il y a peu, peuvent réserver cependant d'agréables surprises.
Ce grand compositeur laisse une œuvre immense, empreinte de gravité mais aussi d'une gaieté "populaire" qui en fait la "star" qu'il est aujourd'hui.
Et c'est mérité.

Tiens, si ça ne vous donne pas des frissons, je me teins en roux et j'entre dans les Ordres :

La presse écrite informe mieux que la télévision

Theo Blaze

jeudi 5 septembre 2013

Chaud, l'été indien !


Photo Edward T. Cooke

Toujours d'actualité


" …Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions,
les êtres humains sont ainsi faits.
Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne.
Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.
Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques.
Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.
Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent:
Ne désespérez pas !
Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité,de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité.
Mais la haine finira par disparaitre et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples.
Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail!
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines !
Vous n’êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes !
…des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur. Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ! ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté !
Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir. Le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur.
Vous, le peuple, vous avez le pouvoir. Le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir! il faut tous nous battre pour un monde nouveau!
Un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses ; jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses.
Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance.
Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.
Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !"

Charlie Chaplin : discours final, in "Le Dictateur" (1940)

Apprentis


Cadeau : Brahms au plus haut des cieux !





Grande version que celle de Carlos Kleiber.
J'aime également celle de Böhm avec le Wiener Philarmomoniker.
Des suggestions d'écoute ?

mercredi 4 septembre 2013

Que m'arrive-t-il ?

En clin d’œil à P.

Mes lunettes !

Katharine Hepburn dans "Summertime" (Vacances à Venise) de David Lean -1955-

Laisser tomber des lunettes de soleil, de marque universellement connue (celles-là même que portait l'autre Hepburn -Audrey, faut tout vous dire !- dans "Diamants sur canapé") dans un canal vénitien, c'est ballot !
D'autant qu'il s'agissait d'un cadeau d'ami véritable.
C'était en mai dernier, je suis encore furieux de ma distraction.

"Hé, Silvano : bisque, bisque, rage !"

Pétrarque

La maison de Francesco Petrarca à Padova (Padoue) (It.)

Delon : Luchino Visconti...

a
dû
se retourner 
dans sa tombe !
Si vous avez manqué le début : cliquez donc !

mardi 3 septembre 2013


Quand Delon touche le fond

Non content de proférer publiquement des conneries plus grosses que lui (et, de plus, totalement éculées), Alain Delon, qui fut l'un des anges du cinéma et tourna quelques films marquants dans ses jeunes années (bien oubliées) me donne du travail : j'ai dû supprimer tous les articles à lui consacrés dans ces pages. Réac, on tolère, mais à ce point...

Cadeau : Beethoven avait le "spleen" et le "swing" !?

Dans l'Arietta de cette "dernière sonate", après la lente et douloureuse exposition, un étonnant passage où le génie de Bonn s'impose en précurseur. Un siècle d'avance, ce n'est pas rien.



L'enregistrement ci-dessus date de 1964.
Dans son nouveau numéro, la revue Diapason nous offre, dans sa série "les indispensables", un CD des 3 dernières sonates pour piano que l'on peut également se procurer en vinyle si l'on a la chance de posséder le matériel ad-hoc. Excusez du peu : Serkin (la n°30)en 1952, Kempff (n° 31) en 51, et, pour la 32, on retrouve Backhaus en 1937. En cadeau, une interprétation limpide de l'Opus 109 par Horszowski (1977).
Un texte instructif de Gaëtan Naulleau, toujours affûté, accompagne cette galette d'exception, forcément "indispensable".

Hé, ho, je te parle !


Ces films dont je ne me lasse pas

Nouvelle petite rubrique et petit jeu.
Je ne donne pas le titre : à vous de jouer !
Ce ne sera pas toujours aussi facile...