Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 19 septembre 2013

Garçon de passe


Sans vergogne


Site Le Refuge : clic

Portrait trouvé

Via Callum - Front Free Endpaper

Cadeau : quoi de neuf ? Mozart !




Renée Fleming et Christoph Eschenbach (dir. & piano).
J'ai choisi cette version pour la qualité audiovisuelle et les sous-titres, précieux pour les non initiés.
Bien qu'excellente, ce n'est pas ma préférée. 
Les moins tatillons sur  le son, préfèreront sans doute, comme moi, Sena Jurinac (ici). 
Ou encore, la grande interprétation de Madame Berganza ! (ici)
J'aime l'union de la voix, de l'orchestre et du piano.

mercredi 18 septembre 2013

FUEGO


Via Another Country

Ses cuisses qui
m'échappaient
Comme des poissons surpris,
C'étaient le feu tout entier,
Et aussi la fraîcheur même. 

Federico Garcia Lorca 
Romancero Gitan 

2 MONDES

 Afrique du Sud 1985 : Étudiant d'un lycée privé attendant son train. Il observe 2 domestiques noires se rendant au travail. Photo David Turnley 

Sortie en salles (France) aujourd'hui







Soderbergh (dernier opus avant la retraite !)
Douglas ressuscité
Damon que j'aime tant,
(ah, Ripley jouant le Stabat Mater de Vivaldi ou Jason Bourne courant sur la plage !) :
je
me 
précipite !

Cadeau : La lugubre gondola - Franz Liszt par Alfred Brendel, piano


Enregistré en 1958.

J'ai pensé à cette œuvre en photographiant (mal) cette antique gondole au Ca' Rezzonico
Liszt et son gendre, Richard Wagner -mort à Venise en 1883- se sont mutuellement galvanisés, pensera-t-on à juste titre en écoutant cette pièce pianistiquement visionnaire (comme, pratiquement, tout Liszt, au demeurant).
De cette Gondole Lugubre, existent une version pour piano et violoncelle, mais également, ici dirigée par Trevor Pinnock, une belle version orchestrale :


mardi 17 septembre 2013

OH !



Souvenir d'Italie

"Finocchio !" (fenouil) est devenu, dans la botte, une insulte équivalente à "pédé !" chez nous. L'origine en remonte à l'époque où l'on brûlait les "bougres" sur la place publique. On ajoutait du fenouil au bois de bûcher pour dissiper (délicate attention) les odeurs nauséabondes.

Planche-contact

Via Lover of Beauty

dimanche 15 septembre 2013


Cadeau : ça c'est du bis !

Aux Proms de Londres (à voir au moins une fois dans sa vie, ou, mieux, s'y abonner !) en 1996, un Duo des Chats de Rossini magistral, avec Felicy Lott et Ann Murray :



Bonus :


LES ILLUSIONS PERDUES

Jim Carrey dans The Truman Show, de Peter Weir 1998

SALADE NIÇOISE : arrêtez le massacre !

Sous l'appellation "salade niçoise", on sert souvent n'importe quoi (sans parler des immondes barquettes et autres boîtes de conserves abusant de l'appellation) : des pommes-de-terre, du riz, voire des légumes bouillis (si, ça s'est vu !) sont utilisés par d'infâmes gougnafiers qui pèchent souvent, il est vrai, par ignorance, n'ayant vraisemblablement jamais mis les pieds dans le Vieux Nice et alentours. A l'exception de l’œuf dur, la salade niçoise est composée uniquement de crudités de saison, de filets d'anchois et/ou de thon en boîte. Dans le même ordre d'idée, il est sacrilège d'utiliser du vinaigre : c'est l'huile d'olive, l'ail (dont on frotte le saladier, mais qu'on n'incorpore pas à la préparation) et le basilic qui parfument la recette, un point c'est tout !

Ingrédients (pour 6 couverts : c'est dimanche, on reçoit !) :
-10 tomates mûres - 1 beau concombre - 200 g de petites fèves et/ou 12 petits artichauts violets (dits aussi poivrade) coupés en rondelle - 2 poivrons verts - 6 petits oignons frais - 6 feuilles de basilic - 1 gousse d'ail - 3 œufs durs - 12 filets d'anchois (et/ou 1 boîte de thon) - 100 g de petites olives noires - Huile d'olive - Sel et poivre.

Vous coupez tout d'abord vos tomates en quartier et vous les salez un tout petit peu sur la planche ; vous coupez également les oeufs en quartier ou en rondelles, taillez vos filets d'anchois en deux ou 3 morceaux. Si vous mettez du thon, vengez-vous des aléas de l'existence en le mettant en charpie. A regret, je le sais, vous trancherez finement le concombre (aïe !) épluché. Faites subir le même sort aux poivrons verts et aux petits oignons.
Ensuite, d'un geste large et élégant, frottez le fond et les parois du saladier avec votre gousse d'ail coupée en deux et mettez tous les ingrédients (n'oubliez pas les olives, que, personnellement je dénoyaute et détaille en 2 ou 3 morceaux) sauf les tomates.
Pendant que vos ingrédients paressent dans leur récipient, égouttez vos tomates et salez-les à nouveau, mais vraiment très très peu, hein !
Faites la sauce avec 6 cuillères à soupe d'huile d'olive, le basilic que vous venez de hacher menu, le poivre et le sel.
Intégrez vos tomates, arrosez de sauce, et mettez à rafraîchir au réfrigérateur pendant 56 minutes et demie (ou un peu plus, ou légèrement moins).
Les plus perfectionnistes auront pris soin de disposer artistiquement les ingrédients pour obtenir une admirable palettes de couleurs ensoleillées.
Servez avec un rosé de Provence de qualité (Bandol, par exemple...) et régalez-vous.

Tolérances : radis, mais pas trop, poivrons rouges au lieu des verts si vous ne pouvez faire autrement. La salade verte est acceptable en fond d'assiette pour la décoration, mais c'est tout.

1 : Pas si mal, mais peut mieux faire : 

Une erreur : on ne met pas de haricots verts, on les garde pour l'aïoli !

2 : Salade "niçoise" pour touriste désinformé (dite également Beurk-Salade) : 

Là, je me sauve en courant !

3 : Aaaaaaaaaaaaah, c'est mieux :

Malgré la salade verte, jolie mais inutile, on est dans le vrai ! Pour les petits chapeaux, nulle obligation...


Le personnage n'était guère recommandable.
Son livre l'est hautement : 

samedi 14 septembre 2013


Sans mise en scène


Pour eux, nul besoin de blush, de fotochope et autres artifices.
Tels qu'en eux-mêmes, il sont beaux.

LA VIE du blog


Le temps passé à choisir des images, à rédiger, à peaufiner sans cesse ce journal numérique, trouve récompense dans vos -peu nombreux mais souvent pertinents- commentaires. Il y a également ceux qui ont choisi de partager leur ressenti d'une autre manière : les messages reçus à mon adresse de messagerie (detoizamoi@aol.com) sont toujours touchants, souvent accompagnés de photos, dont certaines, personnelles, pour partager des souvenirs de vacances accompagnés d'anecdotes (ah, le coquin qui évoque la promiscuité dans une auberge de jeunesse italienne !).
On me fait part également d'encouragements concernant "Tombe, Victor !", ce roman que je publie en épisodes chaque lundi. Venant, entre autres, d'un "vrai" et talentueux écrivain, ces compliments sont hautement stimulants, me permettant d'avancer dans l'intrigue qui va se nouer bientôt, me motivent, m'astreignent, par devoir, à plus d'exigence.
Je ne peux que vous encourager, lecteurs fidèles, à rejoindre les commentateurs assidus qui font évoluer Gay Cultes, Pierre, Marie, Sapere Aude, Cyril, Joseph, C.S, Maxence 23, Jean-Christophe, Another Country, et ceux qui me pardonneront de pas les citer.
Depuis quelques semaines, il est plus simple de commenter, Blogger se chargeant d'éliminer les spams (pas piqués des vers, si vous saviez !). Pour faire bonne mesure, j'évacue, quant à moi, les commentaires, même flatteurs, dépourvus de signature (un prénom, un pseudonyme font l'affaire : c'est pure courtoisie). Alors, à vos claviers !
Silvano

Allusion personnelle : Shorts = Silvano content !

Cadeaux : un (beau) polonais joue Chopin



Bientôt, d'autres pianistes blonds...
En attendant :



Anges nus à Orsay


Catalogue officiel

Sous le titre Masculin/Masculin (référence au film de J.L Godard Masculin/Féminin ?), le Musée d'Orsay, à Paris, met en exergue, dès le 24 septembre, la beauté masculine. Autour de cet événement sont également organisées conférences et débats, ainsi (ô joie !) que des "soirées jeunes" dont on me dit, renseignements pris, qu'elles seront "de bonne tenue", s'agissant de croquer un modèle vivant à la mine de plomb. On ne peut tout avoir...
L'argumentaire de l'exposition est joliment tourné, que je vous livre ci-après :




Masculin/Masculin montre combien les professions de foi esthétiques, dogmes et prises de position plastiques du XIXe siècle en matière de nudité masculine puisent leurs origines au classicisme du XVIIIe siècle et demeurent encore présents aujourd'hui. Les œuvres y sont envisagées sous l'angle de l'histoire sociale et culturelle, ou des enjeux de politique actuelle concernant la redéfinition de la perception du corps, la permissivité dans sa représentation et son usage, son pouvoir et son intimité, ou encore du rapport entre les sexes et de l'évolution de la masculinité.
Véritable dialogue entre peintures, sculptures, arts graphiques et photographies, le catalogue tisse des liens entre les époques grâce à d'inattendues et fécondes confrontations, les œuvres contemporaines apportant un éclairage nouveau sur les siècles précédents.
L'éclectisme revendiqué dans le choix des œuvres, sans pour autant occulter les représentations les plus douloureuses de l'homme nu, aboutit à une célébration de la beauté qui ne dissimule pas sa joie et à un plaisir trop longtemps passé sous silence alors même qu'il est indissociable du genre.
L'originalité n'est donc pas recherchée pour elle-même, mais davantage érigée en sésame ouvrant à un renouvellement du regard porté sur des œuvres parfois extrêmement célèbres, visant à bousculer des lectures et à créer des correspondances.
(Texte de présentation-Musée d'Orsay)
Le site du musée : appuyer 

Je ne sais si ce jeune homme peint  par Maurycy Trebacz (1861-1941) figure parmi les œuvres exposées.


jeudi 12 septembre 2013

Fare l'amore, e poi, che senso ha ?





La lettre au professeur

« Il aura à apprendre, je sais,
que les hommes ne sont pas tous justes,
ne sont pas tous sincères.
Mais enseignez-lui aussi
que pour chaque canaille il y a un héros;
que pour chaque politicien égoïste,
il y a un dirigeant dévoué…
Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami,
Éloignez le de l'envie,
si vous pouvez,
enseignez lui le secret
d'un rire apaisé.
Qu’il apprenne de bonne heure
que les despotes sont les plus faciles à flatter…
Enseignez-lui, si vous pouvez,
les merveilles des livres…
Mais laissez-lui un peu de temps libre
pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel,
des abeilles au soleil,
et des fleurs au flanc d’un coteau vert.
À l'école, enseignez-lui
qu’il est bien plus honorable d'échouer
que de tricher…
Apprenez-lui à avoir foi
en ses propres idées,
même si tout le monde lui dit
qu’elles sont erronées…
Apprenez lui à être doux
avec les doux,
et dur avec les durs.
Essayez de donner à mon fils
la force de ne pas suivre la foule
quand tout le monde se laisse entrainer…
Apprenez-lui à écouter tous les hommes
mais apprenez-lui aussi à filtrer
tout ce qu'il entend à travers l’écran de la vérité,
et à en recueillir seulement les bonnes choses
qui passent à travers.
Apprenez-lui si vous pouvez,
à rire quand il est triste…
Apprenez-lui qu’il n'est aucune honte à pleurer,
Apprenez-lui à se moquer des cyniques
et à prendre garde devant une douceur excessive…
Apprenez-lui à vendre ses muscles
et son cerveau au plus haut prix,
mais à ne jamais fixer un prix
à son cœur et à son âme.
Apprenez-lui à fermer les oreilles
devant la foule qui hurle
et à se tenir ferme et combattre
s'il pense avoir raison.
Traitez-le doucement,
mais ne le dorlotez pas,
parce que seule l’épreuve
du feu forme un acier fin.
Qu’il ait le courage
d'être impatient
et la patience d’être courageux.
Apprenez-lui toujours
à avoir une immense confiance en lui même,
parce que dès lors, il aura
une immense confiance envers l'Humanité.
C'est une grande exigence,
mais voyez ce que vous pouvez faire…
Il est un si bon garçon, mon fils! »


-Lettre d'Abraham Lincoln au professeur de son fils-

A B C D E F G ROAD


état d'urgence