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| Dans l’État du Delaware, USA |
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
vendredi 10 janvier 2014
Déjà mûr
C'est amusant : je viens de commencer un nouveau chapitre de "Tombe, Victor ! "* par ces mots : "Et si l'amour n'existait pas ? "
Paul, le narrateur, n'a que 16 ans et demi : j'ai de la tendresse pour ce tout jeune homme qui se pose, déjà, les questions essentielles de la vie.
*Feuilleton du lundi, ici-même.
S'édifier sans cesse
Ayant eu à subir, il y a peu, quelques avanies ("avaries" pourrais-je dire), j'ai trouvé refuge dans les bras de grands auteurs du passé. Je redécouvre avec grand plaisir Flaubert, et m'obstine dans la "Recherche" que j'estime indispensable : j'espère en finir un jour la lecture ; pour l'heure, arrivé à "La prisonnière", il m'arrive de reprendre les premiers volumes pour me repérer. Mais je parviens, par moments, à trouver cette quête ludique.
jeudi 9 janvier 2014
mercredi 8 janvier 2014
Abel, deux visions
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| Vincent-Émile Feugère des Forts - La mort d'Abel (1865), détail | Musée d'Orsay, Paris |
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| Par Camille-Félix Bellanguer - Abel (1874-75) | Musée d'Orsay, Paris |
L'hôtel Danieli
Lors de chacun de mes séjours à Venise, je m'accorde ce plaisir vaguement snob : boire un Americano ou un café dans les salons du Danieli. J'attends encore de voir une grande bourgeoise descendre l'escalier en crinoline. Las, on y croise surtout des asiatiques rivés à leur smartphone ! Le voisinage des deux beaux jeunes allemands du modeste 3 étoiles où je suis descendu la dernière fois était plus motivant : voyant que je partageais ma chambre avec un beau jeune homme (en tout bien tout honneur, précisè-je), les deux garçons nous lançaient des regards entendus lors des petits-déjeuners. Mon compagnon eut le bon goût d'en rire.
mardi 7 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
Epiphanie
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| Sandro Botticelli - L'adoration des mages (1475), détail - Via loverofbeauty |
"Eh, oh, jeune homme, qui êtes vous censé adorer ?"
dimanche 5 janvier 2014
Cadeau : le concert du dimanche matin
Franz-Joseph Haydn :
Concerto pour piano et orchestre Hob. XVIII - 11 en ré majeur
Paul Badura Skoda, piano
Franz Bruggen, dir.
samedi 4 janvier 2014
Jeunes hommes nus d'avant
Aubade
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| Via squirrelsrunwild |
vendredi 3 janvier 2014
La motocyclette
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| Image extraite du film "Sur le chemin des dunes" de Bavo Defurne (2011) |
"Ses
parents avaient offert à Dominique sa première moto, en un temps où l'on
pouvait dès seize ans chevaucher des machines de 125 cm3.
C'était
une monture de marque japonaise sur laquelle les deux garçons
entreprirent de longues cavalcades bien au-delà des limites de
l'agglomération, filant à travers la campagne environnante ou sur la
corniche, en aplomb de la Méditerranée.
Louis
vivait ces randonnées comme une délicieuse épreuve, tremblant de tout
son être quand Dominique accélérait, buvant littéralement les larmes de
vent du conducteur qu'il serrait fort, très fort, pour faire corps avec
lui, pour lui faire ressentir ces craintes dont le blond se gaussait,
ses frissons de plaisir ou mêler leurs éclats de rire quand son ami
s'amusait à donner de petits coups de freins successifs pour simuler un
coït.
On
ne portait pas de casque, la législation ne l'imposant pas encore à
l'époque ; cela permettait de se pavaner devant le grand
café de la place principale sur ces modernes destriers.
On
pouvait, pendant les ballades, se parler plus aisément, partager
impressions et quelquefois des "je t'aime" incongrus au milieu de
considérations plus prosaïques.
Les
arrêts en pleine "brousse" précipitaient le temps, moto jetée contre un
arbre, corps prestement débarrassés de leurs oripeaux, vite accolés,
vite assouvis jusqu'à la prochaine fois, trop lointaine."Silvano Mangana (in "Louis, garçon facile"/Gay Cultes)
Villa Lysis, Capri : paradis gay d'autrefois
Si les murs de la Villa Lysis pouvaient parler, il nous en conteraient de belles !
C'est ici que le jeune baron Jacques d'Adelswärd-Fersen, cousin, par son père, du chevalier servant de la reine Marie-Antoinette, s'exila après un scandale parisien retentissant qui lui valut inculpation d'attentat à la pudeur et d'excitation de mineurs à la débauche.
On peut trouver pire cadre pour le riche exilé qui fut le personnage de l'un des bons romans de l'écrivain Roger Peyrefitte, "L'exilé de Capri".
Ces deux photographies, signées Guglielmo Plüschow (étrange, le prénom italien et le patronyme à consonance germanique !)* mettent en scène, "Victoire" en main, le beau Nino Cesarini qui fut l'amant de Fersen à Capri.
Capri connut, au début du 20è siècle, tout comme Taormina (Sicile) un afflux de sommités ayant en commun l'attrait pour les jeunes hommes.
Le roman de Peyrefitte relate très bien l'histoire de ce "paria" qui eut la chance d'être "bien né" et de compter, parmi ses relations parisiennes, quelques notables (ou... fils de notables) qui lui permirent d'éviter de croupir dans les geôles de la 3ème République.
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| La Villa Lysis se visite ; en saison d'été, on y donne des concerts de musique de chambre. |
*Note (3 janvier à 17 heures)
Merci à l'érudit subve qui met fin à mon doute en commentaire :
Guglielmo Plüschow n'était pas italien, mais allemand son vrai nom était Wilhelm von Plüschow,- et son cousin n'était autre que Wilhelm von Gloeden, dont les photographies de nus masculins sont plus connues, notamment celles prises à Taormina où séjourna entre autres Oscar Wilde -pas besoin de préciser pourquoi-
jeudi 2 janvier 2014
Simple comme un coup de fil ?
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| Café Saint Régis, Paris |
Silvano, janvier 2014
mercredi 1 janvier 2014
Docteur Silvano
"Docteur Silvano, d'avance merci de votre aide. Je m'appelle Dorian, je vien d'avoir 18 ans. Des fois, quand mes parents sont chez ma grand-mère pour la journée, mon copain Oscar vient chez moi et on va dans ma chambre. On se met tout nus et dans le lit on se caresse et on se fait des félations et l'autre jour Oscar m'a vous voyez ce que je veux dire. Docteur, répondez-moi, est ce que je suis gay ?"
Le docteur Silvano vous répond.
Cher Dorian, merci pour votre courrier et la jolie photo de vous en short avec un très joli bonnet qui l'accompagne.
Savez-vous que j'ai un cabinet en ville, où je consulte tous les jours, y compris le dimanche ?
Votre cas demande un examen plus approfondi. N'hésitez pas à prendre rendez-vous. Rapidement, s'il vous plaît.
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