Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 9 novembre 2014

Sage précaution


Personnellement j'ai choisi le modèle avec cuvette en argent.
Je n'ai plus les yeux cernés.
Mais j'ai une poussée d'acné.

samedi 8 novembre 2014

Promenade en forêt




Si je hais, les jours de temps bas, la grisaille sale de Paris en novembre, j'aime la froidure sous un ciel bleu, les vêtements aux couleurs de l’automne, les fricassées de cèpes ou de sanguins, les feuilles agonisantes qui crissent sous mes pas.
Mais attention : l'amour de la nature ne doit pas conduire aux imprudences ; une fluxion de poitrine est vite attrapée, couvrons-nous !




J'aime 
écrire 
de 
vraies 
lettres 
et 
en 
recevoir.

Paris 1960

Pierre André Boussac : Paris, Square du Vert Galant, années 60
Je me suis laissé dire 
que ce fut un lieu 
de rencontres
... galantes.

Lovés in love




Un Jules de rêve !

John Gavin (Julius Caesar) | Spartacus (Stanley Kubrick 1960)

vendredi 7 novembre 2014

Tendre duo


Lecteurs fureteurs, 
ne venez pas me dire, 
en commentaire, 
qu'il s'agit d'acteurs
de films pornographiques : 
laissez-moi rêver que 
ce sont deux amis 
- deux amants, si vous voulez - 
vivant leurs vacances en 
toute liberté.

Le rendez-vous manqué

Via The Sartorialist

Vieux murs


Leonard Whiting : un bel acteur d'avant





Leonard Whiting fut, à 17 ans, le beau Roméo du  sirupeux (et crypto-gay !) Romeo & Juliet de Franco Zeffirelli qui connut un succès mondial en 1968 : revu tout récemment, le film vaut uniquement pour ses décors et costumes (oscarisés) et pour les apparitions successives d'accortes jeunes gens (dont Michael York en Tybalt) ; Zeffirelli (91 ans aux prochaines vendanges !) y glisse très très très furtivement un bout de scène où un garçon adossé à un pilier "mate" sans équivoque le petit groupe de minets qui se presse vers la grand-place de Vérone, reconstituée en studio à Cinecittà. La seule vraie qualité du film réside dans le choix d'une Juliette (Olivia Hussey) et d'un amant ayant tous deux l'âge du rôle, chose peu courante.
Leonard Whiting (régalez-vous : furetez dans "Google image" !), tourne, l'année suivante, un vrai film de vrai cinéaste,  le Casanova, un adolescent à Venise de Luigi Comencini où il incarne l'illustre séducteur à l'aube de la carrière que l'on sait.
Sa carrière à lui n'ira guère plus loin en terme de succès.
C'est surtout sur les planches qu'il se distingue et dans quelques séries et téléfilms pour la BBC.
Avoir incarné le beau Roméo et Giacomo Casanova semble, malgré le succès, une croix lourde à porter.

Avec Bruce Robinson dans le film de Zeffirelli

Cadeau :

Un Roméo charmant ; à tous points de vue.


jeudi 6 novembre 2014

Art vivant


J'enrage souvent de ne pouvoir identifier les images glanées sur la toile. C'est le cas de celle-ci : malgré mes recherches, je ne sais de qui il s'agit, et dans quel contexte fut prise la photo. C'est vraisemblablement une "installation" artistique, comme celle que j'avais vue à Venise, Punta della dogana au cours de la première exposition organisée en ce lieu, confié, comme le Palazzo Grassi, à François Pinaut : dans l'une des salles, un garçon était installé, nu, dans un  fauteuil, casque hi-fi sur les oreilles et lisait un magazine sans le moindre regard pour les visiteurs.
Si vous avez une information sur cette photo, merci (avec l'adresse et les horaires, si possible...).



Ouf !


Accroche*

 Je vais bientôt vous conter l'histoire de ce bel ange au destin tragique...

* "Teaser", pour les centaines de milliers d'anglophones que compte l'hexagone...


Juste un peu de vous

Photo Tom Chudley

Masculin Masculin

Jean-Pierre Léaud, X, et Y, dans Masculin Féminin, de Jean-Luc Godard (1966)

mercredi 5 novembre 2014

Chutes de reins




Photos 1 & 2 via cvinophoto
Photo 3 : X

À la réflexion...


si, selon les statistiques affichées par Blogger, Gay Cultes totalise plus de 4 500 000 "pages vues" depuis sa création, il va être difficile d'inviter tous les lecteurs (de passage, ou fidèles) au repas d'anniversaire : les 7 ans, c'est le 17 novembre. L'âge de raison ?
Pas question d'être raisonnable.

Vincent Dedienne : oui, il se passe quelque chose !

D'entrée de (bon) jeu, Vincent Dedienne annonce la couleur : "je suis un peu homosexuel".
Et l'on s'apercevra, spectacle faisant, que ce "un peu" est euphémisme.
Si Dedienne se raconte tout au long (un peu trop : il gagnerait à le resserrer) de son spectacle, il brosse quelques portraits hilarants, de sorte qu'on est à cent lieues des "stand up" qui font l'ordinaire du "théâtre d'humour" à la mode du temps. Vincent Dedienne, ce n'est pas son moindre mérite, ose, prend tous les risques, enchaîne (parfois trop vite) les situations, ne recule devant aucun écueil, nous bluffe en insérant des "tunnels" à déstabiliser les plus aguerris, pour mieux rebondir, habile, facétieux, in-te-lli-gent !
L'homme est cultivé, on le constate à chaque virgule d'un texte bien écrit (une rareté de nos jours !) où les références - cinématographiques entre autres - se succèdent, en hommage à ceux et celles (surtout) qui ont déclenché sa vocation dès la plus tendre enfance. On est heureux de croiser Annie Girardot, de saluer avec lui Muriel Robin qui, il y a (déjà !) deux décennies, fit s'écrouler de rire la France entière avec les textes aux petits oignons du sous-estimé Pierre Palmade. On apprécie la révérence à Sylvie Joly, que les moins de vingt ans (les pauvres !)...
À l'heure où la facilité encombre le champ (ou le terrain vague, plutôt) "humoristique", Vincent Dedienne choisit un terrain plus ardu où il fait refleurir un "esprit" digne d'illustres prédécesseurs et nous rassure. Non, ce n'était pas "mieux avant" : le renouvellement arrive, ouf !
D'un enthousiasme à toute épreuve, Dedienne, parfois se disperse, emprunte des routes secondaires superflues, perd un instant son public, qu'il retrouve sans vraiment "ramer" au carrefour suivant. Ce sont là péchés de jeunesse qu'il saura sans aucun doute faire oublier. L'homme est bien entouré et conseillé : c'est Laurent Ruquier qui, en vigie attentive, a décelé ce talent, comme il découvrit Gaspard Proust.
Certains seront décontenancés, comme le furent (j'y étais) les premiers spectateurs de ce même Proust lors d'une de ses premières prestations, à Cannes, dans une obscure MJC : personne, même parmi ceux qui n'y comprenaient rien, n'osa quitter la salle, sentant qu'il se passait un truc, un je-ne-sais-quoi annonciateur d'un phénomène à venir !
J'ai un peu retrouvé ce climat dans la salle du Petit Hébertot l'autre soir : donc, ça promet !
Parisiens, partez à la découverte de ce véritable comédien (son sketch de la vieille actrice oubliée est un vrai grand moment !). Pour les provinciaux, pas de panique : une tournée est déjà prévue.
Silvano Mangana 

Jusqu'au 3 janvier 2015
Du mercredi au samedi à 21 h et le dimanche à 15 h.
Le Petit Hébertot, Paris 17ème
Location sur le site du théâtre : clic

Vincent Dedienne tient également chronique (La bio interdite) dans l'émission Le Supplément (Canal +, tous les dimanche à partir de 12 h 55. 


Vincent Dedienne : même ses parents exultent !


Sérénissime, extrêmement

Venezia - Luigi Ghirri 1987

Garçon de paille

Photo Pierrel

 Kevin, un garçon différent


Je ne sais rien de ce garçon sur lequel un lecteur, Pierre D., a attiré mon attention. Merci à ce contributeur : Kevin Brindor (si !) se définit comme un garçon de paille ; doté d'un physique agréable, il se met en scène dans de jolies vidéos travaillées en mode "film d'amateur des années 70", toujours poétiques, très inspirées. Un peu narcissique peut-être, mais à cet âge, on peut !
J'aime à penser que cet ange doit rester mystérieux comme un bel ectoplasme.
Son blog est très agréable à regarder : clic
La vidéo ci-après, tournée apparemment dans le sud de la France met bien en valeur son travail créatif.
LE jeune homme tel qu'on le rêve.


AWAY - Brindor (The Bright Escape) from Kevin Brindor on Vimeo.

mardi 4 novembre 2014

On a perdu...


le mode d'emploi !
(Mais c'est joli.)

La solitudine*


 
* Non, ce n'est pas un néologisme, c'est "solitude" en italien.



Les cinéphiles "viscontiens" auront reconnu la chanson du film Violence et passion (Gruppo di famiglia in un interno) du grand Luchino (1974).

Mythologie

Jean Simon Berthélemy : Apollon et Sarpédon 1781 (c) Sylvain Riandet - Ville de Langres
Sarpédon, fils de Zeus et de Laodamie (selon l'Illiade), aimait les garçons et mourut sous les coups (de pique, précisons-le) de Patrocle (le petit copain d'Achille).
Une fois n'est pas coutume, Wikipédia fournit une "bio" plausible du personnage ici : clic

Soldats du feu



Ah, les pompiers autrichiens !

lundi 3 novembre 2014

Nus artistiques en milieu rural


Photos Jesse Nielsen Flickr

Passionnément


Le monde d'hier

Édition (suédoise) en allemand. *
Ce fut l'une de mes lectures de l'été passé. Cette autobiographie du grand auteur est d'une incroyable densité, mais passionnante de bout en bout. Elle couvre toute la période des grands cataclysmes du 20è siècle, et, notamment, la montée du nazisme, l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et ses conséquences tragiques pour l'humanité. On notera un passage amusant sur l'homosexualité "à la mode" dans la période qui précéda la catastrophe, période évoquée, également, par Isherwood dans son "Adieu à Berlin" qui inspira la comédie musicale "Cabaret". En relisant quelques passages, l'autre soir, la déprime m'envahit : dans l'évocation des années 30, on trouve d'effrayantes similitudes avec la période actuelle.
Miné par l'état du monde en flammes, angoissé par l'idée du vieillissement inéluctable et la crainte de perdre ses facultés, il se suicide avec son épouse, qui refuse de lui survivre, le 22 février 1942 à Pétropolis (Brésil).
"Le monde d'hier", mieux que des mémoires, est un témoignage bouleversant sur un passé pas si éloigné, et permet de comprendre, aussi, le monde dans lequel nous vivons.

Berlin années 30, avant la tragédie.
 * Le monde d'hier est disponible au "Livre de poche".

Avec un livre...

Bibliothèque, Malmö (Suède)
on
n'est
jamais
seul.

samedi 1 novembre 2014

L'évasion

Photo Ryan McGinley

Couple moderne

"Cesse de lire ces bédés idiotes et rejoins-moi !"
semble penser
le garçon
sur le
lit.

Parlez-moi d'amour...

ou mieux,
faisons le !

La déclaration


Inspiré, inspirant


Sortie du placard*


"Je suis fier d'être gay, et je considère qu'être gay est le plus beau cadeau que Dieu m'ait fait."
et
 "Si savoir que le PDG d’Apple est gay peut aider quelqu’un qui lutte pour savoir qui il ou elle est, ou si cela réconforte quelqu’un qui se sent seul, ou inspire des gens pour promouvoir l’égalité, alors cela vaut le sacrifice de ma propre vie privée"
Tim Cook, PDG d'Apple, le 30 octobre 2014


Marcio Jose Sanchez/AP/SIPA
* En anglais, "coming out".