Le journal quotidien - non hétérophobe - de Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007. Photo en-tête Mina Nakamura "La gravité est le plaisir des sots"
Je ne pouvais manquer à mon devoir : pour compléter le billet précédent, ces captures d'écran de School Ties (La différence) et de The talented Mr Ripley avec ce cher Matt Damon.
Le blog-ami Another Country publiait, il y a peu, la photo d'un Matt Damon à l'orée d'une fort belle carrière. Par commentaires échangés, nous disions tout le bien que nous pensons de cet acteur discret qui se distingue par la sûreté de ses choix en matière de scénarios (on compte fort peu de mauvais films dans sa filmographie). C'est par l'Oscarisé Good Will Huntig de Gus Van Sant, en 1997, qu'il acquiert la notoriété.
Le film, dont il signe le scénario avec son ami Ben Affleck (une autre bombe, que je trouve personnellement moins "authentique") est l'occasion d'une rencontre cinématographique avec le regretté Robin Williams.
Good Will Huntig
Matt ne quittera plus le devant de la scène ; du sous-estimé Idéaliste de Coppola - où l'on peut apprécier, durant quelques précieuses secondes, sa plastique entièrement dévoilée ! - au très gay Liberace, l'acteur s'illustre dans les rôles les plus divers qu'il serait fastidieux d'énumérer ; on en retient, entre autres, la série des Jason Bourne, un Soldat Ryan couronné de lauriers, et, surtout, en ce qui me concerne The talented Mr Ripley qui recèle tous les ingrédients de nature à séduire un Silvano :
Mr Ripley
l'Italie en toile de fond (admirablement photographiée de surcroît), le Jazz, notre bel acteur jouant à merveille les Chet Baker (voir plus loin), Vivaldi (ah, Ripley jouant au piano le Stabat Mater sous les yeux d'un Jack Davenport énamouré !), un numéro charmant qui rappelle l'une des scènes les plus amusantes du My own private Idaho de Gus Van Sant (un clin-d’œil ?), et une intrigue criminelle au point-de-croix de Patricia Highsmith, déjà portée à l'écran (Plein soleil, de René Clément) avec un Delon alors illuminé de la beauté du diable, bien avant sa période vieux-con-homophobe.
Au passage, on ne manquera pas de s'interroger : par quel mauvais sort de la vie, les deux plus belles étoiles du cinéma des années soixante, Bardot et Delon, sont-elles devenues, aujourd'hui, deux figures représentatives d'une France dans laquelle je ne me reconnais pas ?
Revenons à ce cher Matt, certainement pas "réac", vu ses choix, peu adepte des paillettes et des fastes d'Hollywood tout en étant l'un de ses plus glorieux représentants.
La série de photos et le clip insérés ici, le célèbrent en majesté.
Alléluia !
Album (sélection subjective) :
School ties (La différence)
The talented Mr Ripley
L'idéaliste
L'idéaliste
The Bourne Supremacy (La mort dans la peau) : ma scène préférée !!!!
Miss O'Gynie et les hommes fleurs est un film belge de Samy Pavel sorti en 1974 que l'on trouve labellisé "érotique" dans certains sites.
Le film est invisible, mais est-il "visible" ?
On en sait peu de choses, si ce n'est que ce fut la première apparition à l'écran de Niels Arestrup et que Gabriel Yared y signa sa première bande originale. On trouve encore l'affiche du film (ci-dessous), qui a dû faire quelques remous à l'époque.
Quoique : les temps étaient moins prudes ; le retour de bâton est venu après.
On imagine les réactions que susciteraient aujourd'hui l'affichage de cette publicité dans les abris-bus de M. Decaux !
Le film est tombé dans les oubliettes de l'histoire du cinéma.
Si vous l'avez vu ou en savez plus, bienvenue dans les commentaires.
L'affiche du film (c'est toujours ça !) : jolies "fleurs" d'hommes.
Argument :
Pierre et Yves, deux homosexuels, vivent ensemble dans un
village breton. Anne, dite Miss O'Gynie, une ancienne petite amie de Pierre veut le
reprendre et use de toutes sortes de séductions pour arriver a ses fins.
Devant le peu d’intérêt du jeune homme, Miss O'Gynie quitte la ville.
“En soi l’homosexualité est aussi limitante que
l’hétérosexualité : l’idéal devrait être de pouvoir aussi bien aimer une
femme qu’un homme, n’importe un être humain, sans éprouver ni peur, ni
contrainte, ni obligation.”
La classe de Fred Astaire, dit "Papa longues jambes", et la grâce d'Audrey Hepburn dans le film de Stanley Donen (1957).
La magie du cinéma : rendre probable l'histoire d'amour entre les deux protagonistes : Astaire est presque déjà un papy à l'époque, quand la classieuse Audrey est au pinacle de sa fraîcheur. Mais on y croit.
On remarquera la crasse sur nos monuments les plus prestigieux. André Malraux n'est pas encore arrivé rue de Valois, qui fera pratiquer un rajeunissement général au cours de la décennie suivante. Ses successeurs, et les différents Maires de Paris, auront à cœur de bichonner nos chefs-d’œuvre architecturaux.
Sous son titre français, Drôle de frimousse, on peut se procurer le DVD de ce film salutaire dans toutes les bonnes pharmacies.
Le film s'effondre après 45 minutes, mais tout le début relève du grandiose.
Je pense toujours à l'ineffable Roger Peyrefitte* à chaque vision de cette scène mémorable.
Carmine Gallone (1886/1973) fut un très habile artisan du cinéma italien pour lequel il réalisa une pléthore de films historiques (Scipion l'Africain, fleuron de l'ère fasciste), de mélodrames (Les deux orphelines) et, surtout, de films musicaux rendant hommage à l'Opéra italien, avec, entre autres, des "captations" pour grand écran des chefs-d’œuvre de l'art lyrique transalpin (Rigoletto, Manon Lescaut, Il trovatore, etc.).
Je me souviens particulièrement d'un film, vu, dans ma prime enfance, au cinéma du patronage (si !), intitulé en français La maison du souvenir, titre italien Casa Ricordi, biographie de Giovanni Ricordi, créateur de la plus célèbre maison d'éditions musicales de la péninsule.
'y a du Verdi dans l'air...
Tout au long de ces deux heures à la gloire de l'éditeur, défilaient à l'écran les acteurs italiens et français (c'est une coproduction) les plus célèbres de l'époque (le film date de 1954), dont un jeune Marcello Mastroianni en Donizetti et l'excellent Maurice Ronet en Bellini. Micheline Presles (Virginia Marchi) et Danièle Delorme (Maria Malibran) apportent l'élément féminin tout en séduction à cette imposante distribution.
Côté chant, le film aligne les grands noms de la période : Tito Gobbi, Mario del Monaco et Renata Tebaldi y font de mémorables apparitions.
Certes, le film est réalisé de manière plus qu'académique, mais la présence à l'écran de ces gloires du passé vaut que l'on s'y attarde, la langue italienne n'étant pas un obstacle en l'occurrence. De plus, le synopsis ci-après, devrait permettre une lecture assez aisée du déroulement de cette belle biographie, un tantinet romancée (mais nous sommes en Italie !).
L'édition originale de La Gioconda
Casa Ricordi, Synopsis : Au début du XIXe siècle, à Milan. Giovanni Ricordi investit sa fortune dans l'acquisition d'une presse à imprimer la musique. Il réussit à convaincre la Sacal de lui céder la propriété des manuscrits. Parmi ses premiers clients, il compte Gioacchino Rossini. De fil en aiguille, la «Casa Ricordi» édite les œuvres de Donizetti, Bellini, Verdi, Puccini et de quelques autres seigneurs de l'art lyrique. Le maître des céans, ami des grands compositeurs de son siècle, ne se contente pas d'accompagner leur carrière artistique : confident attentif, il entre dans leur intimité et partage avec eux leurs enthousiasmes, leurs affres, les secrets de leurs amours tumultueuses...
Le jeune visiteur de musée iconoclaste de la bannière.
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Gnocchi sardes au ragù de saucisse (Malloreddus alla Campidanese)
J'ai servi ce plat à mes convives dimanche dernier.
Nous nous sommes régalés (normal, c'est "un regalo" - un cadeau -).
Vous trouverez la recette dans le remarquable blog d'Edda, ici : clic
Même sur la plage, Pierre Alivon garde l’œil rivé à son objectif.
Je distille selon les jours les cartes postales qu'il m'adresse quotidiennement. - Photos (c) Pierre Alivon 2015 -