Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
lundi 11 avril 2016
Les garçons dans les musées
Platine et anthracite : c'est ainsi que T.S, lecteur de la République Tchèque, a nommé ce duo tout en contrastes croisé au Musée d'Histoire Naturelle de Vienne (Autriche).
Il n'est pas rare de rencontrer des jeunes gens aimables dans les musées, dont on sait, d'emblée, qu'ils s'intéressent à autre chose que le tout venant.
dimanche 10 avril 2016
En totale harmonie
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Cadeau : ah, ces anglais !
Nous, français, qui sommes un peuple si peu musicien - ah, ces battements de mains à contretemps dans les concerts ! - ne pouvons qu'admirer la ferveur britannique. L'énorme succès des "Prom's" qui se déroulent chaque été au Royal Albert Hall de Londres et accueillent les plus grands interprètes de la musique dite
"classique" (et pourtant si moderne !) apparaîtra quelque peu inouï à ceux qui pensent que cette musique est réservée à quelques vieux schnocks endimanchés et à leurs moitiés envisonnées.
Une petite lueur d'espoir naît cependant à Paris avec le succès de la Philharmonie qui peut accueillir un vaste auditoire et permettre des tarifs abordables à qui veut bien faire preuve d'un soupçon de curiosité. Mais on est encore loin du public en short des Prom's, qui a bien du talent.
samedi 9 avril 2016
Parfait amour
Comme nous avions ri en commandant une coupe Parfait amour pour deux dans ce glacier on ne peut plus "straight" près de l'Olympia !
À une époque réputée moins tolérante, - tu parles ! - on se roulait des pelles dans ta voiture au vu de tous, sur la place de l’Étoile.
Cadeau : il est jeune, il est beau, il joue merveilleusement, et alors ?
vendredi 8 avril 2016
Du désir
Disserter sur le désir.
Deux garçons, deux points de vue.
Jusqu'à quand ?
In Quand on a 17 ans, André Téchiné 2016
Facéties
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jeudi 7 avril 2016
Chef d’œuvre
La féline
Jacques Tourneur 1942
Comment ? Tu n'as jamais vu ce film ?
Je ne sais pas s'il voudra t'attendre : dépêche-toi !
mercredi 6 avril 2016
Prêts pour la cueillette ?
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Photo violemment érotique
Renaud est ressuscité, Alleluia !
Certes, il divague un peu - il est prêt à voter Fillon : arrête, je bande ! - , mais les artistes ont bien le droit de divaguer. Renaud revient, enfin débarrassé de son addiction à l'alcool. On croise les doigts pour lui. Je n'avais jamais diffusé cette chanson de 2002 qui utilise, les dévoyant subtilement, les clichés véhiculés par les "bas du front" (c'est le cas de le dire !), dont certains laissent des commentaires révélateurs d'une certaine connerie humaine au bas de cette youtuberie.
Allez, Renaud, vote pour qui tu veux, mais vis !
mardi 5 avril 2016
De la situation au Maroc
Martin Weil, journaliste du Petit Journal de Canal Plus, et son équipe, voulaient faire un reportage sur la situation des homosexuels marocains : ils ont été très rapidement expulsés par les autorités.
Le reportage voulait faire suite au lynchage de deux gays dans la ville de Beni Mellal.
Voir ici : clic
De son côté, l'écrivain et cinéaste Abdellah Taïa (photo), lui-même marocain a beaucoup agi sur les réseaux sociaux et signe aujourd'hui un texte dans le Plus de l'Obs dont voici un extrait, en résonance avec ce que j'écrivais mercredi dernier :
J'étais l'unique homosexuel marocain
Quand j'étais adolescent, dans le début des années 1980, personne ne parlait des homosexuels marocains. Ils n'existaient pas. On les insultait, on les piétinait, on les violait mais cela était normal.
Paul Bowles et ses célèbres amis, eux, pouvaient encore s'amuser comme ils voulaient à Tanger : kif, sexe, garçons, tout était disponible. Servez-vous, servez-vous, les autorités marocaines sont là pour votre protéger… Le Maroc était leur paradis, "leur terre sauvage".
Ils étaient dans une bulle à laquelle, bien sûr, la majorité des Marocains n'avaient pas accès. Ils vivaient dans une certaine liberté très ambiguë et, aujourd'hui encore, certains ont de la nostalgie pour cette époque "folle".
À l'âge de 12 ans, je ne connaissais ni Tennessee Williams ni Jean Genet. Ils ne me connaissaient pas non plus. Et je croyais très sérieusement que j'étais le seul véritable homosexuel du Maroc. Je veux dire un homosexuel pour de vrai.
Le texte intégral : clic
Le reportage voulait faire suite au lynchage de deux gays dans la ville de Beni Mellal.
Voir ici : clic
De son côté, l'écrivain et cinéaste Abdellah Taïa (photo), lui-même marocain a beaucoup agi sur les réseaux sociaux et signe aujourd'hui un texte dans le Plus de l'Obs dont voici un extrait, en résonance avec ce que j'écrivais mercredi dernier :
J'étais l'unique homosexuel marocain
Quand j'étais adolescent, dans le début des années 1980, personne ne parlait des homosexuels marocains. Ils n'existaient pas. On les insultait, on les piétinait, on les violait mais cela était normal.
Paul Bowles et ses célèbres amis, eux, pouvaient encore s'amuser comme ils voulaient à Tanger : kif, sexe, garçons, tout était disponible. Servez-vous, servez-vous, les autorités marocaines sont là pour votre protéger… Le Maroc était leur paradis, "leur terre sauvage".
Ils étaient dans une bulle à laquelle, bien sûr, la majorité des Marocains n'avaient pas accès. Ils vivaient dans une certaine liberté très ambiguë et, aujourd'hui encore, certains ont de la nostalgie pour cette époque "folle".
À l'âge de 12 ans, je ne connaissais ni Tennessee Williams ni Jean Genet. Ils ne me connaissaient pas non plus. Et je croyais très sérieusement que j'étais le seul véritable homosexuel du Maroc. Je veux dire un homosexuel pour de vrai.
Le texte intégral : clic
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lundi 4 avril 2016
Cadeau : Brahms ? À la folie !
Hormis (et encore !) les mesures "fortissimo", j'ai parfois envie d'être un piano.
dimanche 3 avril 2016
'Quand on a 17 ans', un film de jeune homme
André Téchiné a 73 ans. En fait, pour paraphraser Jérôme Garcin (dernière livraison de l'Obs), André Téchiné a dix-sept ans. Peut-être, l'ayant observée tout au long de sa vie, avec la considération qu'elle mérite, sans jamais oublier la sienne, le cinéaste des Innocents, du Lieu du crime, des Témoins, sait-il mieux que quiconque dans le cinéma français, donner à voir la jeunesse dans ce qu'elle a d'authentique, de sauvage (!), avec ses maladresses de débutants de vie, sa violence, la confusion de ses sentiments, ses premières ivresses, le désir, enfin, dont l'éveil est l'un des évènements majeurs de l'existence.C'est pour cette raison, c'est incontestable, que Quand on a 17 ans, dont on connaît peu ou prou la trame par la grâce (?) de l'indispensable "promo", est sans aucun doute une œuvre dont la première vertu est la sincérité.
Il faut bien dire qu'outre les qualités du metteur en scène, le film doit cette évidence au talent de ses interprètes, Sandrine Kiberlain, qui avance dans sa carrière avec intelligence (car il y a des actrices "intelligentes") et de ses deux jeunes, Kacey Mottet Klein (Damien) et Corentin Fila (Tom), en état de grâce, comme le furent, avant eux, Gaël Morel et Stéphane Rideau dans Les roseaux sauvages. Ils en sont les héritiers modernes, et peuvent remercier leur réalisateur qui est indéniablement un grand directeur d'acteurs, comme le cinéma français en compte de moins en moins.
Il faut un sacré talent au cinéaste et à ses jeunes acteurs, pour faire d'une scène de sexe la plus belle des scènes d'amour qu'on ait vue depuis longtemps sur un écran.
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| Kacey Mottet Klein, Corentin Fila et Sandrine Kiberlain |
Si la relation entre les deux garçons irradie le film de bout en bout, il faut retenir aussi le personnage de Marianne, incarnée par Sandrine Kiberlain : c'est une mère dont beaucoup peuvent rêver, confrontée à un drame, mais aussi à la découverte de la différence de son fils.
- Tu ne dis rien, maman !?
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| Non, elle sait qu'elle n'a rien à dire... |
Elle sait aussi que Tom est beau. Elle comprend.
Enfin, il faut souligner à quel point ce film est un remède qu'il faudrait administrer à la partie la plus homophobe de la jeunesse, de cette génération qui, je le constatai amèrement hier, est loin de constituer la majeure partie du (nombreux, c'est déjà ça !) public de la salle obscure où j'ai vécu un grand moment de cinéma, instants rares volés à l'âpreté de l'époque.
Pour ça, merci à André Téchiné et à sa "famille" d'un film.
Silvano Mangana
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samedi 2 avril 2016
D'humeur blogueuse
![]() |
| (...) j'y mets ce que je veux, e basta cosi ! |
Vendredi, c'était le 1er avril. Le premier avril, de vieille tradition, on fait des blagues, des farces, on diffuse des nouvelles saugrenues, bref on fait mumuse. En ces temps anxiogènes, ce n'est pas du luxe. J'ai donc, comme tous les ans depuis 2007, laissé libre cours à mon imagination, proposant, par exemple, un jeu-cinéma où la réponse était inscrite sur l'image, et inventé une "nouvelle formule", laquelle, pour ceux qui me suivent fidèlement, était évidemment incongrue.
J'ai été surpris de constater que certains lecteurs avaient foncé tête baissée dans la supercherie, engoncés parfois dans leur premier degré. Pour résumer : "mon dieu, que se passe-t-il ? que lui arrive-t-il ?". On peut en rire, s'émouvoir, aussi, du rapport qu'entretiennent certains avec un simple bloguinet, ou s'en inquiéter : l'époque serait-elle devenue si noire que la plaisanterie n'y aurait plus droit de cité ?
Mon tempérament est ainsi : je suis et resterai un incorrigible optimiste, de gaie nature, et continuerai, quand ça me chante, à manier dérision et second degré.
Un voisin blogueur demande à ses commentateurs de rester bienveillants. C'est un minimum quand on sait qu'un journal numérique personnel demande du temps, des efforts, de l'attention, et, je le dis sans fausse modestie, de la générosité. C'est un "site" sans but lucratif (les dons sont, disons... anecdotiques). C'est le mien, et, compris ou pas, j'y mets ce que je veux, e basta cosi !
Vous ne pensez qu'à ça !
Intéressant : les deux billets les plus vus du mois de mars défunt sont Garçons nus en été et Carbonara, la fin d'une hérésie !
La chair et la bonne chère : mes lecteurs seraient-ils des jouisseurs ?
Ce à quoi vous pourriez rétorquer : on a les lecteurs qu'on mérite.
David Bowie pour toujours
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vendredi 1 avril 2016
Scoop !
Pour la première fois (photo ci-dessus), l'homme invisible entièrement nu !
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Jeu cinéma : trouvez le titre du film !
Allez, creusez-vous la tête !
Indice : c'est un film de Jean-Pierre Melville réalisé en 1967 avec un acteur qui, l'âge venu, profère beaucoup de conneries.
Si vous voyez l'acteur s'animer sur la photo, consultez vite un spécialiste, ou arrêtez les substances hallucinogènes.
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