" [Soupirs] Je vais encore rentrer seule à la maison ce soir. "
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
vendredi 12 janvier 2018
jeudi 11 janvier 2018
David en Bavière
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Un commerce bien achalandé
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| Photo Hugh Holland |
Je fais d'une pierre deux coups : ce titre me permet de rendre à l'adjectif "achalandé" sa véritable signification. Un commerce "bien achalandé" est un commerce qui a beaucoup de clients (de chalands) et non pas un commerce qui offre de multiples produits. Cette erreur a été signalée des centaines de milliers de fois par d'autres que moi, mais non, "ils" (journaleux en tête) ne s'y font toujours pas.
(En l'occurrence, mon "bien" est plutôt qualitatif, n'est-ce-pas ?)
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mercredi 10 janvier 2018
Nouveau blog
Pierre Sand, qui suit Gay Cultes depuis très longtemps, où il laisse des commentaires toujours pertinents, vient de créer son propre blog, Adolescere, que j'ai mis immédiatement en lien tant les textes et leur présentation plus que sobre m'ont séduit.
Hier, un court billet, que Pierre me dédie, dit ce qu'il faut dire de la lecture telle que je la vis. Je suis très ému de la dédicace.
Avant, une courte nouvelle "vénitienne" dans laquelle je ne puis que me retrouver également.
Tout le reste, sans jeu de mots (ou presque), est de la même eau.
Et elle est bonne.
Hier, un court billet, que Pierre me dédie, dit ce qu'il faut dire de la lecture telle que je la vis. Je suis très ému de la dédicace.
Avant, une courte nouvelle "vénitienne" dans laquelle je ne puis que me retrouver également.
Tout le reste, sans jeu de mots (ou presque), est de la même eau.
Et elle est bonne.
Un atelier bien fréquenté
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| Will McBride, in Dazed, nov. 2011 |
Peintre et modèles.
Il m'arrive de regretter d'avoir choisi la musique...
mardi 9 janvier 2018
Puis-je vous appeler Tintin ?
Agustin Bruno, photographié ici par Jorge Anaya, est la nouvelle coqueluche de la blogosphère gay. On peut comprendre... Mais pourquoi diable lui a-t-on accroché ce grossier colifichet ?
Hormis cet accessoire, avouons que le jeune homme est, comment dire... sacrément fouloulou !
" C'est quoi, ça, Hadrien ? "
lundi 8 janvier 2018
Bonne semaine !
dimanche 7 janvier 2018
Chem cheminée
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Adieu France
Les chansons populaires ne sont jamais dérisoires.
En partant, ce sont des pans entiers de nos vies que les artistes dits "de variétés" emportent avec eux.
Fadaises (?) dominicales
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| Gay, le Bronzino ? Mais pas du tout ! ** |
Dents longues
| (Vrai) Spritz à Trieste - Photo Silvano Mangana (moi, quoi !) |
Tiens, en parlant des "limonadiers", ceux qui servent généreusement une coupelle de cacahuètes avec votre boisson apéritive, coupelle dépourvue de petite cuillère et, par là même, vous laissant à la merci de tous les germes infectieux qui courent notre air ambiant ces jours-ci, j'ai pu constater, que dans la composition du Spritz, on remplaçait, en divers lieux de notre Kaaaapitale, le Prosecco par... de la limonade !
Non contents d'être des rats (pardon à ces adorables rongeurs) discourtois, inamicaux, désagréables, dans le seul but de faire un profit supplémentaire, "ils" ruinent une recette pourtant peu coûteuse à réaliser. Assassins !
| Et, avé le Spritz, le sourire du voisin ! - Photo : idem |
Fredo vs Johnny
Je ne sais combien de fans vont pouvoir se payer une virée à Saint Barth', le Saint Tropez des Caraïbes pour se recueillir sur la sépulture de l'
* On se souviendra avec émotion, que le chanteur récemment disparu (information exclusive Gay Cultes !) a exécuté (c'est le mot) la 7ème Symphonie de Beethoven sous le titre Poème sur la 7ème (si !) et l'Andante du Concerto pour piano et Orchestre de
Avouez que ça vaut bien un aller-retour en "first" pour St Barth'.
BON DIMANCHE !
** Agnolo Bronzino : La manne (1540) (détail évocateur, non ?) - Cappella di Eleonora du Palazzo Vecchio, Florence.
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Trois ans après
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| BERTRAND GUAY / AFP |
Je n'achète ni ne lis l'hebdomadaire, mais trois ans après, je suis toujours Charlie.
samedi 6 janvier 2018
vendredi 5 janvier 2018
Les garçons de Keith Vaughan - 4 -
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jeudi 4 janvier 2018
L'an nouveau...
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| Rene Maximo (Photo Didio) |
JE HAIS LE NOUVEL AN, PAR ANTONIO GRAMSCI.
Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.
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| Photo David Wojnarowicz |
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mercredi 3 janvier 2018
Les garçons de Keith Vaughan - 2 -
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| Photo Dianora Niccolini pour faire plus joli |
Pendant des années, et jusqu'à une date récente, j'ai travaillé les soirs de Noël et de Saint Silvano Sylvestre.
J'étais désemparé, l'an dernier, de devoir affronter les mouvements de foule du 31 décembre, d'être contraint d'esquiver les amas de viande saoule qui encombrent le métropolitain les soirs de liesse populaire. Si bien qu'au moment de sortir, je me ravisai et annulai les festivités prévues en ville ; ce dont mes amis, compréhensifs, ne me tinrent pas rigueur, espérè-je rétrospectivement.
Ce fut différent cette année, où je réveillonnai pour Noël chez des amis très chers dans une ambiance familiale, de celles qui tiennent chaud au cœur, quelques capiteux breuvages ayant pour tâche de s'occuper du corps sans que la dignité jamais ne fasse défaut, car on s'aime trop pour manquer de modération, voyez-vous ?
Pour la nuit où l'on bascule d'un an l'autre, étant invité à minuit par des saltimbanques à faire une petite fête sur la scène d'un célèbre café-théâtre, j'acceptai avec joie ; et la crainte, si je restais chez moi jusqu'à une heure tardive, de renoncer, de préférer, comme l'année précédente la quiétude du foyer aux tempêtes dans des verres de Champagne qui secouent Paris ces soirs-là.
Je me mis en quête d'un bi fort before (je suis dans le coup, que croyez-vous ?) pour me permettre d'attendre les douze coups qu'un blogueur sans imagination qualifierait de fatidiques, ce dont je m'abstiens, veuillez le noter.
Trouver une place de spectacle un 31 décembre ne relève pas de la gageure (ah, vous saviez qu'on prononce "gajure" ? Je vous aime !), c'en est une.
Ayant quelque entregent dans le milieu, je parvins finalement à dégoter la place J3, la seule disponible du Théâtre Tristan Bernard où je vis le spectacle exceptionnel sur lequel j'écrirai un peu plus bas.
Après le spectacle, un verre de Crozes Hermitage dans le Marais, qui existe encore mais en beaucoup plus petit qu'avant, je trouve, et hop, je me pointe sur le lieu des festivités à 23h58, le temps de me débarrasser de mon pardessus, et d'être synchro pour les traditionnelles embrassades.
Amitié, sourires, constatation que le spectacleestunegrandefamille (là, c'était vrai !), on trinque, on s'embrasse à nouveau, on sait jamais, on déplore les absents, on grignote tout d'abord, puis abondance, bulles étrangement estampillées "brut"(es), ripaille, agapes sans blues, rires, ami et gourou qui tient absolument à me présenter à deux artistes dont je comprends très vite, si ce n'est instantanément, qu'ils sont gays (où es-tu, je te hais !)...
L'aventure se poursuit vers deux heures dans le métro (quelle idée !) où la station Concorde ressemble à une célèbre vue de Woodstock, la paix et l'amour en moins, car les places du dernier métro de cette ligne (d'autres restent ouvertes toute la nuit, mais point celle-ci) valent de l'or, mais, ayant toujours un chausse-pied sur moi, je parviens à m'introduire dans le wagon de queue et à atteindre la couche supérieure du magma pour ne plus bouger jusqu'à destination, parvenant même à faire entrer de temps à autre un filet d'air dans mes poumons débarrassés de la clope depuis bientôt deux mois (oui, félicitez-moi, je suis hyper-fier !), c'est bien la peine.
À trois heures, je suis dans mon lit où j'achève la lecture de La disparition de Joseph Mengele, cadeau de Noël d'un ami qui sait combien j'ai besoin de me détendre avant de sombrer dans le sommeil.
J'ai plein de messages gentils sur mon smartphone, des vrais, avec mon prénom écrit, pas de ceux que l'on dispatche à tout son carnet d'adresse (je les flaire, ceux-là, et n'y réponds jamais).
J'avais laissé l'objet chez moi : c'est ça, la fête !
J'avais laissé l'objet chez moi : c'est ça, la fête !
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| Image permettant d'aérer un peu. |
"Autiste"
ou
"artiste" ?
Là est la question autour de laquelle s'articule la pièce à un interprète Une vie sur mesure, qui se joue actuellement à Paris au Théâtre Tristan Bernard, pièce que l'on a pu voir précédemment dans le Off d'Avignon et en tournée avec Cédric Chapuis qui la créa en 2010.
Aujourd'hui, le jeune Axel Auriant a pris le relais et stupéfie par son jeu de batterie et son talent de comédien : c'est trépidant, émouvant, et parfois bouleversant.
De plus, le jeune Axel est bien craquant :
Donc ça ne se rate pas, sachant que les prolongations vont jusqu'à fin mars, et le temps passe si vite...
Lectures diverses d'hiver
Comme écrit plus haut, en guise de lecture de vacances, j'ai lu le roman d'Olivier Guez La disparition de Joseph Mengele (Grasset) qui a obtenu le prix Renaudot, lequel est généralement plus intéressant que le Goncourt, surtout cette année où la tendance est au roman historique, et c'est le cas pour cette cuvée 2017 de ce prix prestigieux, comme on dit quand la paresse vous ramollit un tantinet les neurones, et vous m'accorderez que je sais reconnaître mes faiblesses.
Oui, c'est le cas, et le roman de Monsieur Guez, qui raconte comment le plus ignoble de tous les criminels de guerre nazis (si tant est qu'on puisse hiérarchiser l'ignominie) a pu échapper trente ans durant aux limiers du Mossad, à la justice de l'Allemagne Fédérale et à tous les chasseurs de criminels lancés à ses trousses, bénéficiant du soutien financier de sa puissante famille d'industriels allemands et d'un réseau d'assistance bien organisé en Amérique du Sud pour mourir de mort (apparemment) naturelle sur une plage en 1979, le roman, oui est passionnant.
Après lecture de ces péripéties, les dernières pages vous assènent en quelques mots un rappel des exactions de cet individu, et ce sont des mots qui glacent le sang.
Ce n'est pas révéler la fin prévisible du roman, que d'en citer la terrible conclusion qui en fait, à elle seule, un grand livre :
Toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s'étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s'éclipse et des hommes reviennent propager le mal.
[...] Méfiance, l'homme est une créature malléable, il faut se méfier des hommes.
On a beaucoup glosé et ricané sur le "revenu universel" prôné par Benoît Hamon, candidat (très) malheureux à l'élection présidentielle de 2017.
Maintenant que les gorges se sont passablement refroidies, il serait bon d'y réfléchir pour de bon, et de reprendre à zéro le travail pédagogique titanesque censé convaincre le citoyen lambda de la réelle utilité du concept.
Il y a pour cela un bouquin à succès au titre en forme d'oxymoron, qu'il faut faire circuler, ouvrage qui propose quelques solutions (on peut en discuter et créer, enfin, un vrai débat citoyen) pour panser quelques peu les plaies de ce monde bien amoché.
J'y reviendrai, pour peu que nous soyons quelques uns à l'avoir lu.
En attendant, ça vaut bien ses 20 €
Utopies Réalistes, par Rutger Bregman (Seuil)
Conclusion
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mardi 2 janvier 2018
Les garçons de Keith Vaughan - 1 -
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| Photo Keith Vaughan 1939 |
Keith Vaughan fut
un peintre et illustrateur
britannique (1917-1972).
Outre son œuvre picturale,
il a laissé des photos de garçons
nus dont je diffuserai une partie
tout au long de cette semaine.
The Present (Le cadeau)
The Present est un film de Jacob Frey, produit en Allemagne, région Baden-Württemberg.
Et moi de m'offrir un jour de relâche !
lundi 1 janvier 2018
Et bien oui,
mon petit,
faudra t'y faire :
c'est mon côté
carnassier.
Contribution :
selon Ugo, lecteur vigilant,
ce fin jeune homme est Orri Helgason, 22 ans, modèle islandais né à Reykjavik, repéré à l'âge de 16 ans dans une épicerie...
Et non dans un chenil, ajouté-je.
faudra t'y faire :
c'est mon côté
carnassier.
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| Photo Alejandro Cabazut |
Contribution :
selon Ugo, lecteur vigilant,
ce fin jeune homme est Orri Helgason, 22 ans, modèle islandais né à Reykjavik, repéré à l'âge de 16 ans dans une épicerie...
Et non dans un chenil, ajouté-je.
Vœux pas très pieux
Tendres,
sensuels,
facétieux,
provocants,
émouvants,
bouleversants,
ou foulouloufouloulou...
les anges de Gay Cultes,
auxquels je me joins, vous souhaitent une
Bonne année 2018 !
Premier cadeau 2018 : alors ça, jekiiiiiiiiiiife !
Et de plus, sous la baguette de Karl Richter, c'est ma version préférée !
Et en version karaoké, s'il vous plaît !
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