Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
mercredi 13 mai 2020
mardi 12 mai 2020
Cadeau : Bach érotique
Gregori Baquet et Salim Kechiouche s'aiment dans ce clip dont les images sont extraites du film Grande école (Robert Salis 2004).
La partition du célébrissime Air de la Suite en Ré de Bach est jouée par le pianiste hollandais Jaap Eilander qui semble s'être spécialisé dans l'oeuvre du Kantor de Leipzig.
On retiendra que Salim Kechiouche, longtemps cantonné aux rôles gay ou bi, fait une carrière très honorable au cinéma ; on l'a vu récemment dans Mektoub my love d'Abdellatif Kechiche.
On retiendra moins le film ci-dessus, dont je me souviens comme d'un ratage complet, malgré le beau Salim.
Le clip en tire la quintessence : ce qui vous évite les 105 minutes restantes.
(Merci à Eric D. qui a rappelé ce clip - inséré ici il y a fort longtemps - à mon souvenir.)
lundi 11 mai 2020
Yéyé juanais
Bien fréquentée cette plage de la Côte d'Azur dans les années soixante, même si Mon cœur à Juan-les-Pins et son interprète n'ont pas trouvé leur place dans les anthologies de la chanson française !
C'est en tout cas visuellement très acceptable.
Du grand cric à la crique
Du "que le grand cric me croque" du capitaine Haddock à la crique propice aux bains de minuit, il y a des kilomètres que mes commentateurs en délire n'ont pas hésité à franchir au bas du billet intitulé Bientôt où un bel ange nu plonge dans les fraîches eaux... d'un lac de montagne. Je citai moi-même, dans l'élan, une spécialité gourmande et populaire dont ma grand-mère ardéchoise nous régala maintes fois.
Cette crique, plat économique et de nature à sustenter les plus voraces est l'objet d'un véritable culte dans la région où elle accompagne souvent les traditionnelles caillettes.
Après avoir consulté, la recette qui suit est validée, à l'exception de l'ajout d’œufs qu'elle suggère dans sa seconde partie.
" Tu vas pas en faire une omelette, non ? " me susurre-t-on avec éclat.
Allez voir, vous vous régalerez : clic
Cette crique, plat économique et de nature à sustenter les plus voraces est l'objet d'un véritable culte dans la région où elle accompagne souvent les traditionnelles caillettes.
Après avoir consulté, la recette qui suit est validée, à l'exception de l'ajout d’œufs qu'elle suggère dans sa seconde partie.
" Tu vas pas en faire une omelette, non ? " me susurre-t-on avec éclat.
Allez voir, vous vous régalerez : clic
![]() |
| L'authentique crique ardéchoise |
dimanche 10 mai 2020
Le Pianiste
C'est l'histoire de cet homme, Wladyslaw Szpilman, qui a inspiré Polanski pour son très beau Pianiste.
Au début du film, Adrian Brody, qui incarne Szpilman, joue pour la radio polonaise ce Nocturne n°20 posthume de Chopin avant d'être interrompu par l'explosion d'une bombe qui marque l'entrée des hordes nazies dans Varsovie.
samedi 9 mai 2020
Oh oui, nager !
Je suis encore en retard, je sais.
Avoir un problème de plomberie
en période de confinement, je vous recommande !
vendredi 8 mai 2020
Fée du logis
jeudi 7 mai 2020
Zéro faute
Je suis un peu en retard aujourd'hui.
Insomnie, sédatif, réveil tardif.
J'ai fait hier après-midi, la dictée de France 3, bien plus simple qu'autrefois celle de Bernard Pivot.
Presque un jeu d'enfants où je ne fis aucune erreur, si ce n'est de déplacer d'une lettre l'accent circonflexe qui chapeaute le a du verbe bâiller.
Si l'erreur, selon les barèmes actuels ne m'eût valu aucune pénalité, on notera qu'elle induit une faute de sens pour laquelle je me flagelle mentalement.
Le texte de la dictée était extrait du roman de Joseph Kessel Le lion, le voici, servant de corrigé.
On conviendra que Pivot, c'est bien loin.
[Le lion m’écouta un instant, bâilla, s’étira (je sentis sous ma main les muscles énormes et noueux onduler), croisa les pattes de devant et demeura immobile.
— Bien, dit Patricia. Maintenant il vous connaît. L’odeur, la peau, la voix… tout. Maintenant on peut s’installer et causer.
Je ralentis peu à peu le mouvement de ma main sur le cou du lion, la laissai reposer, la retirai.
— Mettez-vous ici, dit Patricia.
Elle montrait un carré d’herbes sèches, situé à un pas des griffes de King. Je pliai les genoux pouce par pouce, m’appuyai au sol et m’assis enfin aussi lentement que cela me fut possible.
Le lion fit glisser son mufle de mon côté. Ses yeux allèrent une fois, deux fois, trois fois à mes mains, à mes épaules, à mon visage. Il m’étudiait. Alors, avec une stupeur émerveillée, où, instant par instant, se dissipait ma crainte, je vis dans le regard que le grand lion du Kilimandjaro tenait fixé sur moi, je vis passer des expressions qui m’étaient lisibles, qui appartenaient à mon espèce, que je pouvais nommer une à une : la curiosité, la bonhomie, la bienveillance, la générosité du puissant.
« Tout va bien, tout va très bien… », chantonnait Patricia.
Elle ne s’adressait plus à King : sa chanson était la voix de son accord avec le monde.]
Insomnie, sédatif, réveil tardif.
![]() |
| ©Adobe Stock |
J'ai fait hier après-midi, la dictée de France 3, bien plus simple qu'autrefois celle de Bernard Pivot.
Presque un jeu d'enfants où je ne fis aucune erreur, si ce n'est de déplacer d'une lettre l'accent circonflexe qui chapeaute le a du verbe bâiller.
Si l'erreur, selon les barèmes actuels ne m'eût valu aucune pénalité, on notera qu'elle induit une faute de sens pour laquelle je me flagelle mentalement.
Le texte de la dictée était extrait du roman de Joseph Kessel Le lion, le voici, servant de corrigé.
On conviendra que Pivot, c'est bien loin.
[Le lion m’écouta un instant, bâilla, s’étira (je sentis sous ma main les muscles énormes et noueux onduler), croisa les pattes de devant et demeura immobile.
— Bien, dit Patricia. Maintenant il vous connaît. L’odeur, la peau, la voix… tout. Maintenant on peut s’installer et causer.
Je ralentis peu à peu le mouvement de ma main sur le cou du lion, la laissai reposer, la retirai.
— Mettez-vous ici, dit Patricia.
Elle montrait un carré d’herbes sèches, situé à un pas des griffes de King. Je pliai les genoux pouce par pouce, m’appuyai au sol et m’assis enfin aussi lentement que cela me fut possible.
Le lion fit glisser son mufle de mon côté. Ses yeux allèrent une fois, deux fois, trois fois à mes mains, à mes épaules, à mon visage. Il m’étudiait. Alors, avec une stupeur émerveillée, où, instant par instant, se dissipait ma crainte, je vis dans le regard que le grand lion du Kilimandjaro tenait fixé sur moi, je vis passer des expressions qui m’étaient lisibles, qui appartenaient à mon espèce, que je pouvais nommer une à une : la curiosité, la bonhomie, la bienveillance, la générosité du puissant.
« Tout va bien, tout va très bien… », chantonnait Patricia.
Elle ne s’adressait plus à King : sa chanson était la voix de son accord avec le monde.]
Procida
Plus sobre, moins envahie que Capri sa voisine, l'île de Procida ressemble encore à ce qu'elle fut en des temps où elle n'était qu'un village de pêcheurs.
Je me souviens d'une visite épique où, sous un féroce soleil d'août, je la parcourus pédestrement, suant, soufflant, pestant de n'avoir pas emprunté l'un des petits bus qui permettent de joindre la partie orientale de l'île depuis l'accostage.
L'apercevant du ferry qui me menait récemment à Ischia avant la catastrophe, je regrettai pourtant de n'en avoir pas joui comme il se devrait.
mercredi 6 mai 2020
Lessiveuse
![]() |
| Lessiveuses en zinc |
Un commentateur à la plume (souvent trop) alerte, évoquait récemment l'antique "lessiveuse" de nos arrière grand-mères.
On trouvera ici toutes les explications relatives à cette remarquable invention : clic
On pourra déduire de ce mode d'emploi que nos aïeules n'étaient guère feignantes, car l'engin n'effectuait qu'une partie du boulot, l'huile de coude parachevant son oeuvre.
mardi 5 mai 2020
Merveilles confinées
Notre cher Jakub Józef Orliński en réclusion, Eva Zaïchik et l'ensemble The Consort nous offrent ici cette aria Ah mia cara extraite de Floridante de Haendel.
C'est un véritable cadeau, ah ça, oui !
Pour ses vidéos en geôle, on prendrait presque Jakub dans ses bras.
Suis-je le seul à en rêver ?
Curran
L'image en noir et blanc d'un Curran Walters très androgyne insérée ici-même dimanche dernier a été très "vue".
Le début de carrière de ce jeune acteur laissera peu de traces. Ici, on le voit se mouvant dans la série US pour ados Titans
Ci-dessous deux bonus pas dégueu.
lundi 4 mai 2020
Non, je ne suis pas fétichiste
des chaussettes.
MAIS
reconnaissons que la marque Vans (billet libre de toute publicité) sait admirablement mettre ses modèles en valeur :
MAIS
reconnaissons que la marque Vans (billet libre de toute publicité) sait admirablement mettre ses modèles en valeur :
J'ai rêvé d'un autre mon-on-de
Où la terre serait pla-a-te ?
Je suis effaré du nombre d'êtres humains réputés intelligents - y compris dans mes relations - qui s'avèrent sensibles aux thèses populistes et "complotistes".Certes, la période est propice à la diffusion des rumeurs, aux supputations, aux soupçons. Mais voir des individus censés sensés relayer des pétitions émanant de personnalités qu'ils jugeaient il y a peu répulsives (les Zemmour et autres Dupontaignant...) sur les réseaux dits sociaux ne laisse pas d'inquiéter.
Il sera toutefois intéressant de noter que les chefs de file des deux principaux partis populo-extrémistes de notre doux pays ne tirent pas leur épingle du jeu de la situation actuelle. C'est, du moins, ce que nous apprennent des sondages qui ne sont que ce qu'ils sont, la principale caractéristique d'une population étant sa versatilité.
Les plus optimistes d'entre nous se prennent à espérer en l'éclosion d'un monde différent, que l'examen de conscience qu'aura (qu'aurait ?) généré cette crise sans précédent de mémoire d'humanité : le renoncement au sacro-saint pouvoir de la finance mondialisée, la nécessaire - et vitale - autocritique quant à nos comportements de locataires d'une planète que nous et nos prédécesseurs laisserons dans un sale état à nos successeurs.
Un monde différent, humaniste, bienveillant, plus juste, naîtra-t-il de l'après virus, si tant est que l'on parvienne à en venir à bout ? Ou bien sera-ce l'avènement de régimes autoritaires, bien plus autoritaires que celui que nous connaissons, assimilé par certains, très nombreux, à une dictature, dont le chef, c'est leur vœu, mériterait une condamnation pour haute trahison et une décapitation place de la (mal nommée) Concorde ?
Si tout ce qui est excessif est réputé insignifiant, on notera toutefois que l'exaspération peut mener aux expériences politiques les plus dangereuses.
Pour apporter de l'eau à mon modeste moulin, on s'intéressera de près à l'examen de la situation et aux perspectives qu'elle peut induire qu'en fit l'autre jour à la radio un Boris Cyrulnik dont on ne peut dire qu'il est un dangereux exalté.
C'est là, sous le titre (sur lequel on peut cliquer)
L'après confinement selon Boris Cyrulnik : "on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature."
![]() |
| Boris Cyrulnik |
Nouvelle semaine
dimanche 3 mai 2020
Cadeau : concert pour un dimanche particulier
En 2017, le violoncelliste Bruno Philippe fut l'un des lauréats du prestigieux (et ô combien ardu !) Concours Reine Elisabeth de Bruxelles dont voici un extrait de la finale, où le jeune et talentueux musicien interprète avec le Philharmonique de Bruxelles (direction Stéphane Denève) le Concerto n° 2 d'Anton Dvorak. Âgé aujourd'hui de 27 ans, Bruno Philippe développe une brillante carrière internationale. Il enregistre chez Harmonia Mundi.
Salade miam !
Faisons-nous plaisir avec cette salade printanière qu'une amie a concoctée.
J'ai testé, c'est délicieux.
Si vous êtes observateur, vous en aurez deviné la composition au premier coup d’œil, non ?
J'ai testé, c'est délicieux.
![]() |
| Photo Chuuut. |
Ne soyez pas comme tous ces gens pressés qui veulent tout savoir immédiatement, essayez d'identifier les ingrédients, et, ensuite, voyez plus bas si vous avez tout bon.
Je vous devine tellement joueurs !
Avocat pommes de terre carottes râpées concombres menthe thon œuf riz fromage tome de chèvre..huile d olive vinaigre de cidre et balsamique ou, pour moi qui n'aime pas le vinaigre, un jus de citron...
samedi 2 mai 2020
Deux monstres sacrés
![]() |
| Leonard Bernstein et Glenn Gould |
Glenn Gould savait-il qu'à l'instar du Crassus de Spartacus, Leo aimait à la fois les huîtres et les escargots ? (*)
Les amateurs de musique savent sans doute que les deux grands artistes eurent un différend relatif au tempo du premier concerto de Brahms qu'ils présentèrent à Carnegie Hall le 6 avril 1962, concerto dont j'insérai il y a peu l'Adagio par le duo Giulini/Arrau.
Dans ce mouvement, je préfère nettement l'interprétation d'Arrau à celle du pianiste canadien.
* En référence au film de Kubrick,
je recommande l'excellent document d'Arte
sur l'acteur Tony Curtis que l'on peut voir jusqu'au 15 mai : clic
Note ce samedi midi :
je ne pensais pas la trouver sur YouTube, mais quelle richesse que cette émanation des GAFA !
Donc, tant pis, allez écouter et voir la sublime version des deux concertos par le tandem Bernstein/Zimerman en 1983 ; c'est ici : clic
Splendor in the grass *
* Non, Gay Cultes ne s'anglicise pas.
J'aime à me souvenir du bien beau film
d'Elia Kazan qui porte ce titre,
avec Nathalie Wood et Warren Beatty.
vendredi 1 mai 2020
Tellement pudique !
Vraisemblablement,
l'une de ces "petites photos entre amis"
comme certains se plaisent à en prendre.
J'avoue que ça m'est arrivé.
Et vous ?
Inscription à :
Articles (Atom)














































