Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 15 mars 2022

I feel pretty*


* Je me sens "belle".
Allusion à une célèbre comédie musicale

William Hurt est mort à l'âge de 71 ans

Pour Beijo da mulher aranha (Le baiser de la femme araignée -1985), William Hurt a reçu
l'Oscar du meilleur acteur et le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes

 Filmographie (via Wikipédia) :

Mon bel amour

Jaron Baker and Silas par Anthony Goicolea

lundi 14 mars 2022

"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Episode 2 : le bel acteur

(...) cette image d'homme nu...

Résumé
Hiver 1937
De l'Aveyron, où Claude et Jeannot, deux adolescents, vont vivre clandestinement une passion qualifiée de "coupable", nous sommes partis vers Neuf-Brisach, Alsace, quelques mois plus tôt, où nous avons fait la connaissance de Roland Sieffert, 16 ans, fils d'instituteur troublé par l'attrait qu'exerce sur lui un étudiant plus âgé, un autre Roland (Quirin), athlétique, sportif et "bon chrétien".
Grand émoi dans la ville où a débarqué une armada de techniciens et vedettes du cinéma. Parmi eux, Jean Gabin, Pierre Fresnay et Eric von Stroheim. Sur l'autre rive du Rhin, de jeunes allemands, autrefois amicaux, narguent les jeunes alsaciens. L'avènement du troisième Reich a quelque peu changé la manière dont ils pratiquent les activités de plein air.


 
  Quand il pleut par ici, ce n’est jamais petitement. Le déluge s’est abattu toute la semaine sur la cité fortifiée, profanant de ses flèches la ville enneigée pour faire place à cette satanée gadoue qui vous colle aux souliers. Les "cinématographistes", tels que les désignent la vieille Keller, ont dû replier leur matériel et attendre une accalmie dans l'unique hôtel de la ville et dans ceux des environs, quelques-uns trouvant refuge chez l’habitant. Un soleil balbutiant est enfin sorti de sa retraite jeudi après-midi et l’on a vu la cité s’animer à nouveau. Les figurants ont été convoqués pour tourner samedi et dimanche. « Ces gens-là, c’est vraiment des saltimbanques, ça n’a ni foi ni loi, ont commenté les commères. Travailler le jour du Seigneur n’est pas pour les déranger. » Les quelques rayons retrouvés n’ont pas suffi à réchauffer l’atmosphère glaciale du plein hiver. Le jeune Sieffert, fils de cet instituteur mécréant que tous, pourtant, respectent, car détenteur du savoir, a croisé tout à l’heure sur le chemin de la boulangerie les Parisiens heureux de mettre un terme à ces trois jours de désœuvrement. Parmi eux, un acteur inconnu de lui qui l’a abordé sourire aux lèvres. Emmitouflé dans une pelisse en peau de bête – du loup, s’est demandé l’adolescent ? –, blond et bien bâti, d’emblée sympathique, l’homme a posé maintes questions sur la ville et ses environs. Enfiévré, Roland lui fait part de sa passion pour le cinéma et des interrogations qui l’assaillent depuis l’arrivée de l’équipe, sur les acteurs, la technique, le déroulement d’un tournage et sur le métier de comédien. Loin d’en être irrité, Hugues (ainsi s’était-il présenté) s’est fait un devoir de satisfaire la curiosité de son jeune interlocuteur : il joue un rôle, « secondaire » a-t-il précisé avec modestie, dans ce film qui s’intitulera
La grande illusion dont on tourne ici les dernières scènes en extérieurs, après celles « mises en boîte » dans la forteresse du Haut-Koenigsbourg, celle-là même que Roland a visitée l’année dernière avec sa classe. Auparavant, les scènes d’intérieurs ont été réalisées à Billancourt, non loin de Paris, où il habite et jouera bientôt au théâtre de l'Odéon, juste après la fin du tournage de ce film mis en scène par un grand monsieur du cinéma nommé Jean Renoir, auquel il voue une ardente admiration. À la description qu’il en a fait, Sieffert a reconnu le gros monsieur qui a fait son apparition, l’autre jour, aux côtés de Von Stroheim. L’acteur et le collégien sont assis à présent sur un banc encore humide de la Place d’Armes et conversent comme de vieux amis. La discussion prend un tour plus intime quand Hugues interroge Roland sur ses amitiés et lui fait venir le rouge aux joues quand il demande :

— Tu as une amoureuse, bien sûr ? 

Oh, cette envie subite de prendre la fuite ! Que répondre ? Confier à un inconnu que son cœur bat pour Quirin ? Dire qu’il n’a jamais le moindre regard pour l’une des amies de Danièle, sa sœur aînée ? Confier à un inconnu ses tourments ? Avouer qu’entre deux pages de son journal il conserve cette image d’homme nu découpée dans ce livre d’art qu’il a prétendu avoir égaré ?
La question de l’acteur n’est pas innocente. Il perçoit le trouble qu’elle a provoqué. Il tente de le dissiper :
— Je suis stupide, tu es si jeune... Tu as bien le temps, n’est-ce pas ?
Roland lui sait gré de sa réaction.

— Je dois partir, Monsieur. Ma mère attend le pain.

Il se lève précipitamment, bredouille un au revoir et quitte le comédien en s’efforçant d’adopter une démarche assurée sans glisser sur le sol boueux. Surtout rester indifférent au regard de l’homme dans son dos, être aussi solide qu’il le peut.
Quitte à se cloîtrer dans le giron familial jusqu’au départ des gens du cinéma, Roland a pris sa détermination : il fera tout pour éviter de croiser à nouveau le Parisien.
(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022



samedi 12 mars 2022

Jacob, jeune et joli*






Quel automobiliste ne s'arrêterait pas pour conduire le beau Jacob Files où il veut ?
Les photos sont d'Adam Washington.
Quant à notre beau modèle, il semble sorti tout droit du Rêve de Jacob (un hasard ?) du peintre arlésien Jacques Réattu (1760-1833) :

* Et fouloulou, de surcroît ! 

Être et avoir été

 

L'acteur Tom Hardy à la fin des années 90
Je vous laisse chercher des photos plus récentes.
Vous comprendrez le titre.
Cela dit, tous les (des)goûts, n'est-ce pas ?

vendredi 11 mars 2022

Humidités


Les garçons dans les piscines

Sanssouci 1992 © Michael Bidner



Le printemps qui s'annonce et la levée des mesures restrictives vont permettre les jeux nautiques à l'air libre. Allez, j'avoue qu'il m'arrive de laisser vagabonder mon regard sur les jeunes gens qui s'ébattent dans l'eau chlorée de la piscine des Halles quand je me rends dans l'une des salles de cinéma qui la jouxtent ; ne le répétez pas !
Hormis la photo ci-contre, de Michael Bidner, joliment transgressive, voici, empruntées au blog Beach and pool... qui en affiche avec une belle constance et des choix plus ou moins heureux depuis plusieurs années, voici quelques images rafraîchissantes qui laissent espérer des jours meilleurs à tous points de vue :








mercredi 9 mars 2022

(H)ombres

Être russe et artiste : la double peine

La Fédération des concours de musique alerte contre l'exclusion des jeunes candidats russes.
Lire sur le site de Radio France : clic

Alexander Malofeev, l'ange du piano, vient de publier le texte ci-dessous sur sa page Facebook.

Je partage, comme vous sans doute, sa douleur. Perce dans ses propos la crainte de voir sa famille inquiétée s'il ouvre vraiment son cœur :

C'est très douloureux pour moi de voir tout ce qui se passe. Je n'ai jamais vu autant de haine aller dans toutes les directions, en Russie et dans le monde. La plupart des gens avec qui j'ai personnellement communiqué ces jours-ci sont guidés par un seul sentiment - la peur.
Je suis contacté par des journalistes maintenant qui veulent que je fasse des déclarations. Je me sens très mal à l'aise à ce sujet et je pense aussi que cela peut affecter ma famille en Russie.
Je continue à croire que la culture et la musique russes ne devraient pas être ternies par la tragédie en cours, même s'il est impossible de rester de côté maintenant.
Honnêtement, la seule chose que je peux faire maintenant, c'est prier et pleurer.
Il semblerait qu'il y ait des conclusions évidentes : aucun problème ne peut être résolu par la guerre, les gens ne peuvent pas être jugés par leur nationalité. Mais pourquoi, en quelques jours, le monde entier est-il retourné dans un état où chaque personne a le choix entre la peur et la haine ?
Je comprends que mes problèmes sont très insignifiants comparés à ceux des Ukraine, y compris mes proches qui y vivent. Le plus important maintenant est d'arrêter le sang. Tout ce que je sais, c'est que la propagation de la haine n'aidera en rien, mais ne fera que causer plus de souffrances."


Note à 19 h, même jour : L'Orchestre symphonique de Montréal a annulé trois représentations du pianiste russe Alexander Malofeev qui étaient prévues mercredi, jeudi et dimanche.
Le pianiste se trouve déjà à Montreal. Son communiqué :
Chers amis, mes performances de cette semaine avec Michael Tilson Thomas et Orchestre symphonique de Montréal - OSM ont été annulées. Je suis déjà arrivé à Montréal. Mais malheureusement, il est impossible de les retenir pour des raisons politiques. Je m'excuse sincèrement auprès du public.
Un article de La Presse (Montréal) : clic

"Petite nature" : tentative de détournement de majeur

Synopsis : 
Johnny a dix ans. Mais à son âge, il ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes. Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune mère. Cette année, il intègre la classe de Monsieur Adamski, un jeune titulaire qui croit en lui et avec lequel il pousse la porte d’un nouveau monde.

 Le film sort aujourd'hui dans les salles françaises.
Le très jeune acteur qui tient le rôle principal est époustouflant, d'après ce que j'ai pu voir du film de Samuel Theis.
Hier matin, quand j'avais vingt-cinq ans, un gamin de douze ans m'avait poursuivi de ses assiduités jusqu'à ce que je mette les points sur les "i" : j'ai toujours été attiré par les "produits finis".
J'ai du retard en matière de comptes rendus cinéma : je ferai sous peu un billet sur mes dernières "toiles".

mardi 8 mars 2022

Photo russe

Photo Sergey Vinogradov
Les artistes russes de talent ne manquent pas.
En tous domaines.
Être Russe, aujourd'hui, ne signifie pas qu'ils
valident la politique de leur dirigeant suprême.
Gardons-nous de juger une œuvre en fonction de sa provenance.

Train de luxe

Wagon pullman |  René Lalique 1929

Pique-nique


 

lundi 7 mars 2022

"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Episode 1 : Roland

Pas aussi beau, cependant, que Roland Quirin...

Résumé

Nous avons vu naître l'amour de deux adolescents dans un village de la France profonde de l'été 1937, relation dangereuse s'il en est, soigneusement dissimulée en ces terres hostiles. Les deux garçons ont trouvé néanmoins trois personnes bienveillantes pour les protéger : Jacob, un vieil excentrique, Clément, un garçon rejeté par ses congénères en raison d'une affection de la peau et Solange Gleizes une quasi-clocharde au passé douloureux. Les deux amants ont échafaudé des projets pour s'éloigner dès que possible de Saint-Jean. Claude, le narrateur, désire ardemment poursuivre ses études dans une grande ville et veut que Jeannot, l'Ami, l'accompagne sur la voie qu'il désire suivre.
Nous les retrouverons plus tard.

Neuf-Brisach, Alsace, janvier 1937

   Surexcité, Roland Sieffert, manquant de se ramasser sur le sol gelé, a couru comme un dératé jusqu’à la maison familiale. Qui sont ces gens bizarres qui ont pris place chez Keller et se sont offert une collation digne de Rabelais ? Que font ces camions sur la Place d’Armes ? À quoi doit-on ce remue-ménage qui bouscule le quotidien paisible de Neuf-Brisach en ce glacial après-midi de janvier ?  Qui sont ces hommes en blouses grises qui vont, viennent et gesticulent, discutent en des termes que l’on ne comprend pas, « projos », « microphones », « cadre », « panoramique », « traveling », « maquillage » « clap » « prise » « rushes » ?

 L’adolescent a prêté une oreille incrédule à ce jargon, désorienté par cette soudaine animation : savoir de quoi il s’agit ; Père saura, c’est sûr !
Il gravit à perdre haleine l’escalier de pierre jusqu’à l’entrée de la maison où l’instituteur, à cette heure, corrige les copies de ses élèves.
— Père, as-tu vu cette armée d’étrangers sur la place, tu es au courant, père ? Qui sont-ils ? Et ces gros camions ? Et ces hommes en uniformes de la guerre ?
Roger Sieffert a ôté ses lunettes de vue, levé la tête de ses cahiers, posé le stylo à plume trempé dans l’encre rouge et regardé son cadet avec bienveillance.
— C’est affiché à la Mairie, mon petit. Tu le saurais si tu ne passais ton temps à courir par monts et par vaux : ce sont les gens du cinématographe qui tournent un film qui se déroule pendant la guerre. Les personnes que tu as vues chez Keller sont des techniciens et des acteurs, tout bêtement.
« Tout bêtement, dis-tu ? », s’enfièvre Roland dont les pensées s’entrechoquent : le cinéma, c’est de la magie, c’est toute sa vie !
— Laisse-moi reprendre mon travail, maintenant et sois à l’heure pour le souper, qu’on ne soit pas obligé d’envoyer Nicolas à ta recherche.
Roland ne se fait pas prier ; monté sur roulements à billes, il trace sa route au mépris du verglas jusqu’au café Keller où trois camarades tout aussi excités que lui l’ont devancé. Bruno Walter, « Bruno je-sais-tout », son rival à l’école communale où ils se disputent les félicitations du tableau d’honneur, écrase son nez sur la vitre, empêchant son rival de voir ce qui se passe dans le local enfumé d’où parvient un brouhaha inhabituel.
Les joueurs de tarot ont fait place à de faux officiers qui conversent, lèvent leurs pintes de Mützig, se congratulent de viriles bourrades, trinquent à qui mieux mieux à grands renforts de chopes que le vieux Keller, débordé, renouvelle à une fréquence sidérante.
Derrière les gamins, une petite foule de villageois se presse, joue des coudes, élague la petite forêt de mômes qui se retrouve maintenant derrière les vieux.
La place n’est pas si mauvaise qui leur permet de voir arriver, descendant d’une voiture noire, deux personnages qui leur arrachent des cris de joie, Sieffert manquant de s’étouffer :

 — Merde, les gars, regardez, truc, là, son nom, déjà, le Jeannot de La belle équipe, et Fresnay, tu sais, Marius ? Pincez-moi !

Les deux hommes, en effet, se fraient un chemin jusqu’au café. Non, Roland n’a pas la berlue : Pierre Fresnay l’a frôlé sans un regard, suivi de Jean Gabin, la nouvelle vedette du cinéma, le beau gosse qui fait se pâmer les spectatrices du Rex de Sélestat ou du Colisée de Colmar qui nécessitent, pour s’y rendre, de monter une véritable expédition avec les familles à l’expresse condition que le maître ait approuvé le choix du film après avoir consulté les documents envoyés périodiquement par le Consistoire.
Gabin ! « Il est beau » a pensé le jeune Sieffert admirant les cheveux blonds, la carrure, la gueule d’amour, la prestance de l’acteur de trente-trois ans. Pas aussi beau, cependant, que Roland Quirin, presque un homme maintenant, au même prénom de héros que lui, qui a obtenu cette année son baccalauréat ; Quirin, un Chrétien modèle doté d’une intelligence hors du commun et d’un physique à faire battre le cœur d’un garçon de seize ans qui ne se connaît pas encore.
Arrive ensuite un gros monsieur accompagné d’un homme d’allure prussienne que Paul Meyer reconnaît pour l’avoir vu dans un film d’espionnage :
— Méfiez-vous, les gars, celui-là, il est mauvais comme la peste, prévient-il, faisant planer des ondes diaboliques sur l’assemblée des gosses qui s’écartent, formant une involontaire haie d’honneur qui amuse les deux hommes.
— Quel accueil, patron, s’exclame Eric von Stroheim !
L’Autrichien, ô combien plus affable qu’à l’écran, pince la joue d’un marmot qui se liquéfie – l’ogre ne me mange donc pas tout cru ? – lui offre un sourire et un regard d’une tendresse infinie.
Il ne manquait plus que lui : Roland Quirin vient d’arriver sur la place, salue le fils du Pasteur qui le détaille d’un regard avide.

– Ah, Sieffert, quel barouf, hein ! Ils tournent là-haut dans la forteresse et des extérieurs dans la vallée. Dimanche, je vais faire l’acteur, figure-toi. Je vais être payé pour faire de la figuration dans un uniforme de soldat allemand.
Il est taillé pour ça, Quirin. De haute stature, bien charpenté, le cheveu blond qui ondule ou se rebelle au gré des vents, les yeux bleus, les joues rebondies cramoisies sous les morsures du froid, il n’a rien à envier aux natifs d’outre-Rhin, la différence étant ce caractère affable qui le distingue de ces jeunes voisins que l’on peut apercevoir depuis les rives du fleuve se prêtant à des exercices plus guerriers que sportifs. Quand Sieffert était enfant, il sympathisait avec les gamins de l’autre côté qui lui adressaient des signes d’amitié. Depuis que le nouveau régime s’est installé, l’ambiance est bien différente, au point que l’été dernier, un gamin d’une douzaine d’années muni d’un porte-voix l’a apostrophé farouchement dans un français rugueux :


— Hé, là-bas, on se retrouve bientôt ; chez vous, c’est chez nous aussi ! Auf wiedersehen !
Il a senti son échine frémir et le sang affluer à ses tempes. Qui a ensorcelé les anges ?


(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
Illustrations
En-tête : X
Ci-dessous : 1 Jeunesse hitlérienne en Alsace (Rep. Georges Jung) / 2 Neuf-Brisach vue aérienne

Qui a ensorcelé les anges ?

Neuf-Brisach (68) entourée par les fortifications de Vauban

dimanche 6 mars 2022

Erwan, (petit) rat des champs

 Gay Cultes a un faible pour Erwan Jeammot, danseur classique et modèle.
Erwan aux champs est photographié par Alan Marty.
Il est encore plus aimable quand il ôte son short tacheté "vache" :


Bon
dimanche !

Erwan par Maxime Grossier

Alexander, victime de la folie Poutine

 Leila Getz, directrice artistique de la Vancouver Recital Society, a dû se résoudre le 2 mars à publier le communiqué suivant :

"Hier, j'ai fait l'une des choses les plus difficiles que j'ai eu à faire depuis très longtemps", écrit Getz, "et c'était d'annuler une nouvelle date que nous avions fixée en août pour le pianiste russe de 20 ans  Alexander Malofeev. Nous avons maintenant essayé trois fois de le faire venir à Vancouver, mais encore une fois, ce n'est pas le cas. Nous, à la VRS, ne pouvons pas en toute bonne conscience présenter un concert d'un artiste russe en ce moment à moins qu'il ne soit prêt à s'exprimer publiquement contre cette guerre. Nous nous tenons aux côtés du remarquable peuple ukrainien, qui nous inspire tous par sa résilience et sa bravoure." 

"Comme vous pouvez l'imaginer", ajoute Madame Getz, "je me sens terrible et en conflit à ce sujet. Alexander est un jeune artiste incroyablement talentueux qui se lance dans ce qui sera sûrement (dans un monde sain) une brillante carrière. Il est maintenant pénalisé, malgré le fait qu'il n'a rien à voir avec ce qui se passe. Il a peur de ce qui arriverait à sa famille, avec qui il vit toujours à Moscou, s'il parle. Alexander Malofeev n'est qu'un des nombreux millions de Russes innocents qui sont être profondément touché par les actions de leur gouvernement. Tout cela est tellement insensé. Et cela me brise le cœur."


La vidéo ci-dessous a été réalisée pour le vingtième anniversaire du jeune pianiste, le 21 octobre dernier :

 

mardi 1 mars 2022

Euphoria : amours de jeunesse

Elias Kacavas (Cal Jacobs) et Henry Eikenberry (Derek)
 On ne compte plus les séries se déroulant dans les lycées et autres établissements scolaires où abondent les relations homo entre grands adolescents. Les Espagnols semblent avoir initié la tendance avec Merli/Philo et Elite. Les scénaristes de la deuxième saison d'Euphoria, actuellement diffusée par OCS ont imaginé une relation (en retour en arrière) entre les beaux Cal (un futur méchant pervers) et Derek. Les acteurs Elias Kacavas (Cal) et Henry Eikenberry (Derek) ont été fort bien choisis, ne trouvez-vous pas ?

La scène ci-après se déroule dans un bar gay où les deux jeunes gens vont pouvoir exprimer leurs sentiments. La suite paraît moins... euphorique, tant cette saga ne recule devant rien en matière de sexe, de drogue et de violence.


Euphoria, le lundi sur OCS City