Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
mercredi 16 mars 2022
mardi 15 mars 2022
William Hurt est mort à l'âge de 71 ans
Pour Beijo da mulher aranha (Le baiser de la femme araignée -1985), William Hurt a reçu
l'Oscar du meilleur acteur et le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes
Filmographie (via Wikipédia) :
- 1980 : Au-delà du réel (Altered States) de Ken Russell : le professeur Eddie Jessup
- 1981 : L'Œil du témoin (Eyewitness) de Peter Yates : Daryll Deever
- 1981 : La Fièvre au corps (Body Heat) de Lawrence Kasdan : Ned Racine
- 1983 : Les Copains d'abord (The Big Chill) de Lawrence Kasdan : Nick Carlton
- 1983 : Gorky Park de Michael Apted : Arkady Renko
- 1985 : Le Baiser de la femme araignée (extrait ci-dessus) (O Beijo da Mulher Aranha) d'Héctor Babenco : Luis Molina
- 1986 : Les Enfants du silence (Children of a Lesser God) de Randa Haines : James Leeds
- 1987 : Broadcast News de James L. Brooks : Tom Grunick
- 1988 : Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist) de Lawrence Kasdan : Macon Leary
- 1990 : Je t'aime à te tuer de Lawrence Kasdan : Harlan James
- 1990 : Marilyn Hotchkiss' Ballroom Dancing and Charm School de Randall Miller : Steve (voix)
- 1990 : Alice de Woody Allen : Doug Tate
- 1991 : Le Docteur (The Doctor) de Randa Haines : Dr Jack MacKee
- 1991 : Jusqu'au bout du monde (Bis ans Ende der Welt) de Wim Wenders : Sam Farber, alias Trevor McPhee
- 1992 : La Peste (The Plague) de Luis Puenzo : Dr Bernard Rieux
- 1993 : Mr. Wonderful d'Anthony Minghella : Tom
- 1994 : Le Deuxième Père (Second Best) de Chris Menges : Graham Holt
- 1995 : Smoke de Wayne Wang : Paul Benjamin
- 1995 : Confidences à un inconnu de Georges Bardawil : l'étranger
- 1996 : Jane Eyre de Franco Zeffirelli : Rochester
- 1996 : Un divan à New York (A Couch in New York) de Chantal Akerman : Henry Harriston
- 1996 : Michael de Nora Ephron : Frank Quinlan
- 1997 : Loved d'Erin Dignam : K. D. Dietrickson
- 1998 : Dark City d'Alex Proyas : inspecteur Frank Bumstead
- 1998 : La Proposition (The Proposition) de Lesli Linka Glatter : Arthur Barret
- 1998 : Perdus dans l'espace (Lost in Space) de Stephen Hopkins : Professeur John Robinson
- 1998 : Contre-jour (One True Thing) de Carl Franklin : George Gulden
- 1999 : Le Quatrième Étage (The 4th Floor) de Josh Klausner : Greg Harrison
- 1999 : The Big Brass Ring de George Hickenlooper : William Blake Pellarin
- 1999 : Sunshine d'István Szabó : Andor Knorr
- 1999 : Issue de secours (Do Not Disturb) de Dick Maas : Walter Richmond
- 2000 : The Simian Line de Linda Yellen : Edward
- 2000 : Il était une fois Jésus (The Miracle Maker) de Derek Hayes et Stanislav Sokolov : Jairus (voix)
- 2000 : Contamination (The Contaminated Man), d'Anthony Hickox : David R. Whitman
lundi 14 mars 2022
"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Episode 2 : le bel acteur
| (...) cette image d'homme nu... |
Résumé
Hiver 1937
De l'Aveyron, où Claude et Jeannot, deux adolescents, vont vivre clandestinement une passion qualifiée de "coupable", nous sommes partis vers Neuf-Brisach, Alsace, quelques mois plus tôt, où nous avons fait la connaissance de Roland Sieffert, 16 ans, fils d'instituteur troublé par l'attrait qu'exerce sur lui un étudiant plus âgé, un autre Roland (Quirin), athlétique, sportif et "bon chrétien".
Grand émoi dans la ville où a débarqué une armada de techniciens et vedettes du cinéma. Parmi eux, Jean Gabin, Pierre Fresnay et Eric von Stroheim. Sur l'autre rive du Rhin, de jeunes allemands, autrefois amicaux, narguent les jeunes alsaciens. L'avènement du troisième Reich a quelque peu changé la manière dont ils pratiquent les activités de plein air.
Quand il pleut par ici,
ce n’est jamais petitement. Le déluge s’est abattu toute la semaine sur la cité
fortifiée, profanant de ses flèches la ville enneigée pour faire place
à cette satanée gadoue qui vous colle aux souliers. Les "cinématographistes",
tels que les désignent la vieille Keller, ont dû replier leur matériel et
attendre une accalmie dans l'unique hôtel de la ville et dans ceux des environs, quelques-uns
trouvant refuge chez l’habitant. Un soleil balbutiant est enfin sorti de sa retraite
jeudi après-midi et l’on a vu la cité s’animer à nouveau. Les figurants ont été
convoqués pour tourner samedi et dimanche. « Ces gens-là, c’est vraiment
des saltimbanques, ça n’a ni foi ni loi, ont commenté les commères. Travailler
le jour du Seigneur n’est pas pour les déranger. » Les quelques rayons
retrouvés n’ont pas suffi à réchauffer l’atmosphère glaciale du plein hiver. Le
jeune Sieffert, fils de cet instituteur mécréant que tous, pourtant,
respectent, car détenteur du savoir, a croisé tout à l’heure sur le chemin de
la boulangerie les Parisiens heureux de mettre un terme à ces trois jours de désœuvrement.
Parmi eux, un acteur inconnu de lui qui l’a abordé sourire aux lèvres. Emmitouflé
dans une pelisse en peau de bête – du loup, s’est demandé l’adolescent ? –,
blond et bien bâti, d’emblée sympathique, l’homme a posé maintes questions sur
la ville et ses environs. Enfiévré, Roland lui fait part de sa passion pour le
cinéma et des interrogations qui l’assaillent depuis l’arrivée de l’équipe, sur
les acteurs, la technique, le déroulement d’un tournage et sur le métier de
comédien. Loin d’en être irrité, Hugues (ainsi s’était-il présenté) s’est fait un
devoir de satisfaire la curiosité de son jeune interlocuteur : il joue un
rôle, « secondaire » a-t-il précisé avec modestie, dans ce film qui s’intitulera
La grande illusion dont on tourne ici les dernières scènes en
extérieurs, après celles « mises en boîte » dans la forteresse du
Haut-Koenigsbourg, celle-là même que Roland a visitée l’année dernière avec sa
classe. Auparavant, les scènes d’intérieurs ont été réalisées à Billancourt,
non loin de Paris, où il habite et jouera bientôt au théâtre de l'Odéon, juste après
la fin du tournage de ce film mis en scène par un grand monsieur du cinéma
nommé Jean Renoir, auquel il voue une ardente admiration. À la description qu’il
en a fait, Sieffert a reconnu le gros monsieur qui a fait son apparition, l’autre
jour, aux côtés de Von Stroheim. L’acteur et le collégien sont assis à présent sur un banc encore humide de la
Place d’Armes et conversent comme de vieux amis. La discussion prend un tour plus intime quand Hugues interroge Roland sur ses
amitiés et lui fait venir le rouge aux joues quand il demande :
— Tu as une amoureuse,
bien sûr ?
Oh, cette envie subite de prendre la fuite ! Que répondre ? Confier à un
inconnu que son cœur bat pour Quirin ? Dire qu’il n’a jamais le moindre
regard pour l’une des amies de Danièle, sa sœur aînée ? Confier à un inconnu
ses tourments ? Avouer qu’entre deux pages de son journal il conserve
cette image d’homme nu découpée dans ce livre d’art qu’il a prétendu avoir
égaré ?
La question de l’acteur n’est pas innocente. Il perçoit le trouble qu’elle a
provoqué. Il tente de le dissiper :
— Je suis stupide, tu es si jeune... Tu as bien le temps, n’est-ce pas ?
Roland lui sait gré de sa réaction.
— Je dois partir, Monsieur. Ma mère attend le pain.
Il se lève précipitamment, bredouille un au revoir et quitte le comédien en s’efforçant
d’adopter une démarche assurée sans glisser sur le sol boueux. Surtout rester indifférent
au regard de l’homme dans son dos, être aussi solide qu’il le peut.
Quitte à se cloîtrer dans le giron familial jusqu’au départ des gens du cinéma, Roland a pris sa détermination : il fera tout pour éviter de croiser à nouveau le Parisien.
(À suivre)
© Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
dimanche 13 mars 2022
Händel, c'est cool
samedi 12 mars 2022
Jacob, jeune et joli*
Quel automobiliste ne s'arrêterait pas pour conduire le beau Jacob Files où il veut ?
Les photos sont d'Adam Washington.
Quant à notre beau modèle, il semble sorti tout droit du Rêve de Jacob (un hasard ?) du peintre arlésien Jacques Réattu (1760-1833) :
* Et fouloulou, de surcroît !
Être et avoir été
Je vous laisse chercher des photos plus récentes.
Vous comprendrez le titre.
Cela dit, tous les (des)goûts, n'est-ce pas ?
vendredi 11 mars 2022
Les garçons dans les piscines
| Sanssouci 1992 © Michael Bidner |
jeudi 10 mars 2022
mercredi 9 mars 2022
Être russe et artiste : la double peine
La Fédération des concours de musique alerte contre l'exclusion des jeunes candidats russes.
Lire sur le site de Radio France : clic
Alexander Malofeev, l'ange du piano, vient de publier le texte ci-dessous sur sa page Facebook.
Le pianiste se trouve déjà à Montreal. Son communiqué : Chers amis, mes performances de cette semaine avec Michael Tilson Thomas et Orchestre symphonique de Montréal - OSM ont été annulées. Je suis déjà arrivé à Montréal. Mais malheureusement, il est impossible de les retenir pour des raisons politiques. Je m'excuse sincèrement auprès du public.
"Petite nature" : tentative de détournement de majeur
Johnny a dix ans. Mais à son âge, il ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes. Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune mère. Cette année, il intègre la classe de Monsieur Adamski, un jeune titulaire qui croit en lui et avec lequel il pousse la porte d’un nouveau monde.
Le film sort aujourd'hui dans les salles françaises.
Le très jeune acteur qui tient le rôle principal est époustouflant, d'après ce que j'ai pu voir du film de Samuel Theis.
Hier matin, quand j'avais vingt-cinq ans, un gamin de douze ans m'avait poursuivi de ses assiduités jusqu'à ce que je mette les points sur les "i" : j'ai toujours été attiré par les "produits finis".
J'ai du retard en matière de comptes rendus cinéma : je ferai sous peu un billet sur mes dernières "toiles".
mardi 8 mars 2022
Photo russe
| Photo Sergey Vinogradov |
En tous domaines.
Être Russe, aujourd'hui, ne signifie pas qu'ils
valident la politique de leur dirigeant suprême.
Gardons-nous de juger une œuvre en fonction de sa provenance.
lundi 7 mars 2022
"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Episode 1 : Roland
| Pas aussi beau, cependant, que Roland Quirin... |
Résumé
Nous avons vu naître l'amour de deux adolescents dans un village de la France profonde de l'été 1937, relation dangereuse s'il en est, soigneusement dissimulée en ces terres hostiles. Les deux garçons ont trouvé néanmoins trois personnes bienveillantes pour les protéger : Jacob, un vieil excentrique, Clément, un garçon rejeté par ses congénères en raison d'une affection de la peau et Solange Gleizes une quasi-clocharde au passé douloureux. Les deux amants ont échafaudé des projets pour s'éloigner dès que possible de Saint-Jean. Claude, le narrateur, désire ardemment poursuivre ses études dans une grande ville et veut que Jeannot, l'Ami, l'accompagne sur la voie qu'il désire suivre.
Nous les retrouverons plus tard.
Surexcité, Roland Sieffert, manquant de se ramasser sur le sol gelé, a couru comme un dératé jusqu’à la maison familiale. Qui sont ces gens bizarres qui ont pris place chez Keller et se sont offert une collation digne de Rabelais ? Que font ces camions sur la Place d’Armes ? À quoi doit-on ce remue-ménage qui bouscule le quotidien paisible de Neuf-Brisach en ce glacial après-midi de janvier ? Qui sont ces hommes en blouses grises qui vont, viennent et gesticulent, discutent en des termes que l’on ne comprend pas, « projos », « microphones », « cadre », « panoramique », « traveling », « maquillage » « clap » « prise » « rushes » ?
L’adolescent a prêté une oreille incrédule à ce jargon, désorienté par
cette soudaine animation : savoir de quoi il s’agit ; Père saura,
c’est sûr !
Il gravit à perdre haleine l’escalier de pierre jusqu’à l’entrée de la maison
où l’instituteur, à cette heure, corrige les copies de ses élèves.
— Père, as-tu vu cette armée d’étrangers sur la place, tu es au courant,
père ? Qui sont-ils ? Et ces gros camions ? Et ces hommes en
uniformes de la guerre ?
Roger Sieffert a ôté ses lunettes de vue, levé la tête de ses cahiers, posé le
stylo à plume trempé dans l’encre rouge et regardé son cadet avec
bienveillance.
— C’est affiché à la Mairie, mon petit. Tu le saurais si tu ne passais ton
temps à courir par monts et par vaux : ce sont les gens du cinématographe
qui tournent un film qui se déroule pendant la guerre. Les personnes que tu as
vues chez Keller sont des techniciens et des acteurs, tout bêtement.
« Tout bêtement, dis-tu ? », s’enfièvre Roland dont les pensées
s’entrechoquent : le cinéma, c’est de la magie, c’est toute sa vie !
— Laisse-moi reprendre mon travail, maintenant et sois à l’heure pour le
souper, qu’on ne soit pas obligé d’envoyer Nicolas à ta recherche.
Roland ne se fait pas prier ; monté sur roulements à billes, il trace sa
route au mépris du verglas jusqu’au café Keller où trois camarades tout aussi
excités que lui l’ont devancé. Bruno Walter,
« Bruno je-sais-tout », son rival à l’école communale où ils se
disputent les félicitations du tableau d’honneur, écrase son nez sur la vitre,
empêchant son rival de voir ce qui se passe dans le local enfumé d’où parvient
un brouhaha inhabituel.
Les joueurs de tarot ont fait place à de faux officiers qui conversent, lèvent
leurs pintes de Mützig, se congratulent de viriles bourrades, trinquent à qui
mieux mieux à grands renforts de chopes que le vieux Keller, débordé,
renouvelle à une fréquence sidérante.
Derrière les gamins, une petite foule de villageois se presse, joue des coudes,
élague la petite forêt de mômes qui se retrouve maintenant derrière les vieux.
La place n’est pas si mauvaise qui leur permet de voir arriver, descendant
d’une voiture noire, deux personnages qui leur arrachent des cris de joie,
Sieffert manquant de s’étouffer :
— Merde, les gars, regardez,
truc, là, son nom, déjà, le Jeannot de La belle équipe, et Fresnay, tu
sais, Marius ? Pincez-moi !
Les deux hommes, en effet, se fraient un chemin jusqu’au café. Non, Roland n’a
pas la berlue : Pierre Fresnay l’a frôlé sans un regard, suivi de Jean
Gabin, la nouvelle vedette du cinéma, le beau gosse qui fait se pâmer les
spectatrices du Rex de Sélestat ou du Colisée de Colmar qui nécessitent, pour
s’y rendre, de monter une véritable expédition avec les familles à l’expresse
condition que le maître ait approuvé le choix du film après avoir consulté les
documents envoyés périodiquement par le Consistoire.
Gabin ! « Il est beau » a pensé le jeune Sieffert admirant les
cheveux blonds, la carrure, la gueule d’amour, la prestance de l’acteur de
trente-trois ans. Pas aussi beau, cependant, que Roland Quirin, presque un
homme maintenant, au même prénom de héros que lui, qui a obtenu cette année son
baccalauréat ; Quirin, un Chrétien modèle doté d’une intelligence hors du
commun et d’un physique à faire battre le cœur d’un garçon de seize
ans qui ne se connaît pas encore.
Arrive ensuite un gros monsieur accompagné d’un homme d’allure prussienne que
Paul Meyer reconnaît pour l’avoir vu dans un film d’espionnage :
— Méfiez-vous, les gars, celui-là, il est mauvais comme la peste, prévient-il,
faisant planer des ondes diaboliques sur l’assemblée des gosses qui s’écartent,
formant une involontaire haie d’honneur qui amuse les deux hommes.
— Quel accueil, patron, s’exclame Eric von Stroheim !
L’Autrichien, ô combien plus affable qu’à l’écran, pince la joue d’un marmot
qui se liquéfie – l’ogre ne me mange donc pas tout cru ? – lui offre un
sourire et un regard d’une tendresse infinie.
Il ne manquait plus que lui : Roland Quirin vient d’arriver sur la place,
salue le fils du Pasteur qui le détaille d’un regard avide.
– Ah, Sieffert, quel barouf,
hein ! Ils tournent là-haut dans la forteresse et des extérieurs dans la
vallée. Dimanche, je vais faire l’acteur, figure-toi. Je vais être payé pour
faire de la figuration dans un uniforme de soldat allemand.
Il est taillé pour ça, Quirin. De haute stature, bien charpenté, le cheveu
blond qui ondule ou se rebelle au gré des vents, les yeux bleus, les joues
rebondies cramoisies sous les morsures du froid, il n’a rien à envier aux
natifs d’outre-Rhin, la différence étant ce caractère affable qui le distingue
de ces jeunes voisins que l’on peut apercevoir depuis les rives du fleuve
se prêtant à des exercices plus guerriers que sportifs. Quand Sieffert était
enfant, il sympathisait avec les gamins de l’autre côté qui lui adressaient des
signes d’amitié. Depuis que le nouveau régime s’est installé, l’ambiance est
bien différente, au point que l’été dernier, un gamin d’une douzaine d’années
muni d’un porte-voix l’a apostrophé farouchement dans un français
rugueux :
— Hé, là-bas, on se retrouve bientôt ; chez vous, c’est chez nous aussi ! Auf wiedersehen !
Il a senti son échine frémir et le sang affluer à ses tempes. Qui a ensorcelé les anges ?
(À suivre)
© Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
En-tête : X
Ci-dessous : 1 Jeunesse hitlérienne en Alsace (Rep. Georges Jung) / 2 Neuf-Brisach vue aérienne
dimanche 6 mars 2022
Erwan, (petit) rat des champs
Erwan aux champs est photographié par Alan Marty.
Il est encore plus aimable quand il ôte son short tacheté "vache" :
dimanche !
Alexander, victime de la folie Poutine
Leila Getz, directrice artistique de la Vancouver Recital Society, a dû se résoudre le 2 mars à publier le communiqué suivant :
"Hier, j'ai fait l'une des choses les plus difficiles que j'ai eu à faire depuis très longtemps", écrit Getz, "et c'était d'annuler une nouvelle date que nous avions fixée en août pour le pianiste russe de 20 ans Alexander Malofeev. Nous avons maintenant essayé trois fois de le faire venir à Vancouver, mais encore une fois, ce n'est pas le cas. Nous, à la VRS, ne pouvons pas en toute bonne conscience présenter un concert d'un artiste russe en ce moment à moins qu'il ne soit prêt à s'exprimer publiquement contre cette guerre. Nous nous tenons aux côtés du remarquable peuple ukrainien, qui nous inspire tous par sa résilience et sa bravoure."
"Comme vous pouvez l'imaginer", ajoute Madame Getz, "je me sens terrible et en conflit à ce sujet. Alexander est un jeune artiste incroyablement talentueux qui se lance dans ce qui sera sûrement (dans un monde sain) une brillante carrière. Il est maintenant pénalisé, malgré le fait qu'il n'a rien à voir avec ce qui se passe. Il a peur de ce qui arriverait à sa famille, avec qui il vit toujours à Moscou, s'il parle. Alexander Malofeev n'est qu'un des nombreux millions de Russes innocents qui sont être profondément touché par les actions de leur gouvernement. Tout cela est tellement insensé. Et cela me brise le cœur."
La vidéo ci-dessous a été réalisée pour le vingtième anniversaire du jeune pianiste, le 21 octobre dernier :
samedi 5 mars 2022
vendredi 4 mars 2022
jeudi 3 mars 2022
mercredi 2 mars 2022
mardi 1 mars 2022
Euphoria : amours de jeunesse
| Elias Kacavas (Cal Jacobs) et Henry Eikenberry (Derek) |
La scène ci-après se déroule dans un bar gay où les deux jeunes gens vont pouvoir exprimer leurs sentiments. La suite paraît moins... euphorique, tant cette saga ne recule devant rien en matière de sexe, de drogue et de violence.
