Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 10 janvier 2025

Goûter en cours de cuisson : indispensable

Gerard Urbano par Walter Jenkell (2015)

Toi, mon amour


Pourquoi ressembles-tu à un ange ? Pourquoi as-tu réveillé ma chair ? Pourquoi je t'aime tellement ? Que m'as-tu fait ? Pourquoi maintenant mes mains cherchent-elles ton corps ? Pourquoi ai-je toujours envie d'être sous toi sur toi à toi ? Pourquoi la nuit ai-je envie de crier tant ma peau a besoin de la tienne ? Pourquoi ne puis-je plus dormir ? Pourquoi m'as-tu fait connaître l'amour ? Pourquoi me domines-tu de tout toi ? Pourquoi ne puis-je vivre sans toi ? Pourquoi ai-je besoin de ton odeur ; de ta voix pleine d'amour ? Pourquoi ai-je envie de me jeter nu(e) contre ton corps nu ? Pourquoi ai-je envie d'avoir mal par toi ? Pourquoi les angoisses et les joies de mon cœur ? Pourquoi es-tu mon maître ? Pourquoi ne puis-je être heureu(x)(se) que par toi ? Pourquoi ce gouffre devant moi quand tu n'es pas là ? Pourquoi t'es-tu fait aimer autant par moi ? Pourquoi ?… Pourquoi ?… Pourquoi ?… Parce que tu existes et que sans toi je serais mort(e) sans connaître l'amour ? Et puis aussi parce que tu es merveilleux ? Oui mais… pourquoi m'aimes-tu, toi ?
— Edith Piaf, Toi mon amour 

(cf. la compilation des lettres d'amour d’Édith Piaf parue aux éditions Grasset sous le titre Mon amour bleu.)
Les parenthèses sont de mon cru.



mardi 7 janvier 2025

lundi 6 janvier 2025

Collectivement, c'est mieux !

 

Angélique marquis des anges

German Lavrovskiy par Artem Pomenchuk

 

Piano du matin : 20 ans et déjà au plus haut !

 En 2022, à l'âge dix-huit ans, le pianiste coréen Yunchan Lim remportait le prestigieux concours Van Cliburn, prix assorti d'une prime de 100 000 dollars et d'un suivi de carrière de cinq ans. Pas de problème pour le déroulé professionnel : Yunchan, qui aura vingt ans en mars prochain, parcourt déjà le monde, déclenchant triomphe sur triomphe. 
On comprend pourquoi : une technique ébouriffante, une sensibilité à fleur de peau, une attitude en concert qui ne peut qu'attirer la sympathie et un physique agréable.
Yunchan Lim est, sans conteste, la révélation pianistique de ces derniers mois.
Ci-dessous, l'étude transcendante de Franz Liszt surnommée Feux follets. Une bagatelle.







Ce sont les Études transcendantes de Liszt qui permirent, lors d'un récital mémorable, de conquérir (c'est le cas de le dire) la célèbre compétition.
La performance (en public, lors du concours) a fait l'objet d'un enregistrement que l'on se procurera sans difficulté sous forme de CD (ci-contre).


 
Cadeau :
dans un studio sobrement décoré, le jeune Lim
joue Liszt puis Tchaïkovski, sur un piano droit Yamaha qu'il transforme, de ses doigts, en instrument de concert.
Magique !

dimanche 5 janvier 2025

Un dimanche fou...

Colton Dane par Chris Fucile

À l'horizontale, à la verticale,
en noir et blanc ou en couleurs,
ce beau gosse mérite bien le label
que je lui ai décerné arbitrairement, non ?


Quid novi ? Momo !

samedi 4 janvier 2025

Trouvez l'intrus

Photo Darius Buesch

Gardons Adrien en mémoire

Adrien Fichelle | Photo Candy Kennedy

The Music Lovers, grand film ou nanar boursouflé ?



The Music Lovers (titre français La symphonie pathétique) biographie incandescente et "psychédélique" du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski est un film de Ken Russel sorti en France en 1971.
Dans le livret inclus au DVD (aujourd'hui hors de prix, cherchez les occasions !), un beau texte de Dominique Fernandez évoque la condition des homosexuels en Russie tsariste, puis en URSS, et, hélas, de nos jours.




Synopsis :
Pour ne pas être marginalisé à cause de son homosexualité, le musicien Piotr Ilitch Tchaikovski épouse une de ses admiratrices, Nina, ingénue et crédule. Mais celle-ci devient de plus en plus frustrée, au point de devenir nymphomane. C'est finalement la folie qui l'emporte, laissant Tchaïkovski dans la détresse et le désespoir de cause.

Fin 2022, sortit, après un succès cannois, le film de Kirill Serebrennikov La femme de Tchaïkovski. Malgré le talent de son auteur, dont les deux défauts majeurs, pour Vladimir P., sont l'homosexualité et la nationalité ukrainienne, j'éprouvai un ennui mortel, rarement vécu ces derniers temps au cinéma. Je crois que l'image, volontairement sous-éclairée, en est l'une des causes principales. J'ai trouvé le film sec comme du bois mort, sans la moindre émotion.
Peut-être était-ce dû, aussi, au fait d'avoir revu le film halluciné et flamboyant de Ken Russel peu de temps auparavant. Si certains opus de ce réalisateur pêchent souvent par leur outrance, celui-ci évite la grandiloquence. Il est probablement, avec Love (1969), et Les diables (1971) l'un des trois films qui sauveront leur auteur de l'oubli, Mahler, Lisztomania et Tommy étant plutôt indigestes et terriblement datés. Toujours est-il que The music lovers est un beau grand film baroque. Richard Chamberlain y est magnétique, habité par le rôle. Pour la petite histoire, ce n'est qu'en 2003 qu'il fit sa sortie du placard (coming-out pour les anglophones), mais tout le monde s'en doutait. Il a aujourd'hui 90 ans. Il est veuf de l'acteur américain Martin Rabbett.


Tchaïkovski (Richard Chamberlain, très beau !), tourmenté par sa différence


Le mari (Richard Chamberlain), la femme (Glenda Jackson), et l'amant, joué par Christopher Gable
(l'amant de qui, selon vous ?)

Et pourtant,
la critique de l'époque se livra à un véritable tir croisé contre le film :
"
Richard Chamberlain est très bien dans le rôle de Tchaïkovski, ressemblant un peu à un faune hanté, et Glenda Jackson est toute nerveuse dans le rôle de Nina, mais ils ont du mal à égaler l’hystérie incessante de la production qui les entoure." (The New York Times)
"
Le résultat est un film qui est souvent spectaculaire sur le plan dramatique et visuel, mais le plus souvent ennuyeux et grotesque. Au lieu d'une tragédie russe, Russell semble plus soucieux de hanter la mémoire des spectateurs avec des scènes et des images choquantes." (Variety)
Alors, beau grand film baroque (Gay Cultes) ou nanar grandiloquent ?
À vous de voir.

mercredi 1 janvier 2025

Vœux exaucés

 

2025

Il y a tant à souhaiter pour cette nouvelle année.
Qu'elle vous soit douce, généreuse, tendre, musicale et,
plus généralement, qu'elle panse les blessures d'un monde en proie à toutes les haines.

Bonne année !

Merci pour votre fidélité,
Silvano

En 2025, rêvons !

Illustration : 
Le ballon rouge, film d'Albert Lamorisse - 1956

Zac mania


Un lecteur demandait si l'on voyait Zac Burgess (le billet du 30 décembre) nu dans Sexe Intentions, 
à l'instar de Ryan Phillippe dans le film original.
Je ne sais pas, mais ces deux mini-extraits
laissent présager le meilleur.


Ryan Phillippe dans le film de 1999 :