Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 13 mars 2025

Pasolini, Saint et martyr, par Bruce LaBruce

 Saint Pasolini, né en 1922 et mort en 1975 à l'âge de 53 ans. Le génie, poète, philosophe, réalisateur de cinéma, écrivain et intellectuel est l'un des grands martyrs du 20ᵉ siècle dont la mort, un assassinat politique probable déguisé en [relation tarifée ayant mal tourné]*, reste à ce jour aussi sombre que l'assassinat de JFK. Son film énormément controversé, Salo, ou les 120 journées de Sodome (1975), une critique sauvage du fascisme et de la bourgeoisie, aux images sexuelles choquantes et violentes, est sorti trois semaines après sa mort. Au moment de sa mort, il travaillait sur un roman postmoderne appelé Petrolio, à propos d'un cadre pétrolier nommé Carlo qui connaît une profonde séparation de personnalité, d'un côté un marchand de pouvoir impitoyable, de l'autre côté vivant uniquement pour satisfaire ses plaisirs charnels. Il développe également la capacité de changer à volonté pour devenir une femme. Il avait aussi prévu d'en faire un film ! Il avait l'intention de transformer le roman en film. Je pense qu'on peut dire sans risque que Pasolini était un homosexuel qui aimait les femmes — une bonne règle pour les homosexuels de s'en souvenir — je l'ai gardé à l'esprit quand j'ai fait « Le Visiteur », ma réinvention de Teorema de Pasolini), pour preuve, ses relations d'amour platonique avec la grande Anna Magnani, qui a joué dans son film Mamma Roma (1962), et avec la grande chanteuse d'opéra Maria Callas, qui a joué dans son film Medea (1969). (Note : Dans Le Visiteur, la fille est jouée par l'artiste transmasculin Ray Filar)
Buce LaBruce
*J'ai retraduit.

De quels chefs-d'œuvre avons-nous été privés quand il a été sacrifié !
Avec sa grande amie Maria Callas
Avec LA Magnani

mercredi 12 mars 2025

Joey : toujours frais





Aux dernières nouvelles, le très fouloulesque Joey Gore n'a toujours pas sacrifié à la mode de la barbe — pour preuve les accessoires, à côté de sa chaise sur la photo du haut et plus encore ci-contre. Il apprécie visiblement le rituel du rasage, soin de soi déstressant s'il en est. Pour l'heure (croisons les doigts), Joey n'arbore aucun tatouage sur son corps de rêve. Gay Cultes le félicite pour sa constance dans le bon goût.

 

Alexandre Malofeev est à Paris ce soir

Le jeune pianiste est à Paris (et non "sur" Paris) ce soir, Salle Gaveau, pour un récital au cours duquel il jouera ce "petit" programme  :

FRANZ SCHUBERT (1797-1828)
Drei Klavierstücke D. 946
DMITRI KABALEVSKI (1904-1987)
Sonate pour piano N° 3 en fa majeur op. 46
Entracte
LEOŠ JANÁČEK (1854-1928)
Dans les brumes
FRANZ LISZT (1811-1886)
Harmonies poétiques et religieuses S. 173 N° 7 : Funérailles
ALEXANDRE SCRIABINE (1872-1915)
Quatre Préludes op. 22
Fantaisie en si mineur op. 28

Excusez-du peu !

BONUS
Des extraits en "patchwork" de son concert de février à Mexico
captés par des spectateurs :

Parthenope : un nouveau Sorrentino ? Comment résister ?

 Dans nos salles dès aujourd'hui, Parthenope, le nouveau film de Paolo Sorrentino, sorti en Italie en octobre dernier.
Un synopsis qui met le garum* à la bouche !
Jugez-en plutôt :
La vie de Parthenope de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine dépourvue d'héroïsme, mais éprise de liberté, de Naples et d'amour. Les amours vraies, indicibles ou sans lendemain qui vous condamnent à la douleur, mais qui vous font recommencer. Le parfait été à Capri d'une jeunesse insouciante malgré un horizon sans issue. Autour de Parthenope, les Napolitains. Scrutés, aimés, désillusionnés et pleins de vie, que l'on suit dans leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs moments de découragement. La vie peut être très longue, mémorable ou ordinaire. Le temps qui passe offre tout le répertoire des sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcelle, enchante, hurle, rit (comme Riccardo Cocciante dans la bande-annonce italienne ci-dessous. ndr) et peut nous faire mal.
Irai-je ? Oui.


La bande-annonce italienne avec la voix granuleuse de Riccardo Cocciante.

Le garum est une sauce fabriquée à base de poissons sauvages fermentés et de sel. Affinés pendant un an dans un fût, les poissons blancs et carnassiers sont dissous par le sel et donnent un jus raffiné qui sera ensuite filtré pour obtenir cette sauce haute en saveurs, le garum. On l'utilise principalement en Campanie (la région de Naples et de la côte amalfitaine).
À rapprocher du "pissala", qui a donné son nom à la pissaladière.

lundi 10 mars 2025

" Je te disais : Ne croise pas les jambes, ce sont les femmes qui croisent les jambes. ! "

C'est un extrait des dialogues du beau et douloureux
film d'Andrew Haig All of en Us Strangers (en France Sans jamais nous connaître).
C'est le père, joué par Jamie Bell qui s'adresse à son fils (Andrew Scott).
Cette phrase m'a marqué. Il y a quelques années, un jeune homme fraîchement arrivé de sa province natale m'avait fait cette remarque : "c'est fou le nombre d'hommes qui croisent les jambes dans le métro !"
Je fus quelque peu surpris et lui fis observer que c'était chose courante par ici. J'espère pour lui qu'il s'assied aujourd'hui comme il lui… sied.

La jolie photo est de Cole Fawcett.
 

Gris (Cavafis, 1917)

ΓΚΡΙΖΑ

Κυττάζοντας ένα οπάλλιο μισό γκρίζο
θυμήθηκα δυο ωραία γκρίζα μάτια
που είδα· θάναι είκοσι χρόνια πρίν ....

Για έναν μήνα αγαπηθήκαμε.
Έπειτα έφυγε, θαρρώ στην Σμύρνη,
για να εργασθεί εκεί, και πια δεν ιδωθήκαμε.

Θ' ασχήμισαν — αν ζει — τα γκρίζα μάτια·
θα χάλασε τ' ωραίο πρόσωπο.

Μνήμη μου, φύλαξέ τα συ ως ήσαν.
Και, μνήμη, ό,τι μπορείς από τον έρωτά μου αυτόν,
ό,τι μπορείς φέρε με πίσω απόψι.

GRIS

En examinant la nuance grise d'une opale,
je me suis rappelé deux beaux yeux gris
que j'ai rencontrés ; cela fait près de vingt ans…

Nous nous sommes aimés pendant un mois.
Puis il est allé à Smyrne, je crois,
pour travailler, et nous ne nous sommes plus revus.

Ils ont dû se ternir — s'il vit encore — ces yeux gris ;
le beau visage se sera fané.

Toi, ma mémoire, conserve-les tels qu'ls étaient.
Et ce que tu pourras, mémoire, de cet amour
tout ce que tu pourras, rends-le-moi ce soir.

Traduction : Dominique Grandmont, in En attendant les barbares et autres poèmes, Gallimard, 2003.

Œil pour œil...

 

dimanche 9 mars 2025

J'ai bullé toute la journée

Beaucoup trop tôt pour eux

 

Photo Miqui Brightside
Photo Michael Descendre
Bon dimanche !

Anniversaire de Maurice Ravel : frissons


Maurice Ravel : 150ᵉ anniversaire le 7 mars dernier.
Et ces pages sublimes, qui, toujours, me bouleversent.
Cette interprétation Zimerman/Boulez est d'anthologie.
Par Martha Argerich, ce n'est pas mal non plus.

Ouzo : à l'apéritif ou pendant le repas


C'est mon péché mignon :
l'ouzo, boisson nationale anisée grecque.
On peut la déguster (avec modération)
de plusieurs façons :
1/3 ouzo + 2/3 d'eau fraiche avec un glaçon
(remuer tendrement avec une petite cuiller)
ou
un petit verre d'ouzo pur
en alternant avec de l'eau fraîche.
C'est parfait aussi avec des entrées.
Grecques, bien sûr !
Santé !

samedi 8 mars 2025

Fouloulou, quelle séance !

Amaury, beau prénom, mais pas seulement

Amaury Mouquet, photo de Stefania Paparelli

Marc André à Vienne

Autoportrait en tenue de scène dans sa loge. 

 Le contrebassiste Marc André, dont je vantais les mérites il y a peu, s'est produit tout récemment dans le cadre prestigieux du Wiener Staatsoper. Beaucoup de solistes, tous instruments confondus, ont renoncé à ces tenues "classiques". Moi, j'aime beaucoup.

En Provence


vendredi 7 mars 2025

Benjamin Pavard, cible des homophobes !


Le footballeur Benjamin Pavard, de l'équipe de France, a été la cible de commentaires haineux pour avoir posé en "Marcel" sur la photo ci-dessus : ce vêtement serait l'apanage des pédés, comme ils disent : on n'en finit plus de marcher sur la tête ! Jusqu'à preuve du contraire, le beau (quel défaut !) Benjamin n'est pas gay.
Les nouveaux chants des supporteurs, notamment à Marseille, sont truffés d'insultes homophobes.
C'est pas gagné.

Selon la page Instagram paint.media :

Le défenseur de l’équipe de France Benjamin Pavard a publié ce dimanche une photo de lui posant en marcel blanc, ce qui lui a valu des milliers de commentaires, pour la plupart à caractère homophobe. Parmi eux, un certain nombre de coéquipiers, comme Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Marcus Thuram.
À lire les commentaires, le marcel que porte Pavard le rendrait “trop gay”, “une vraie femme”, et nombreux sont ceux qui se sont moqué du défenseur, allant même jusqu’à dire que celui-ci faisait enfin son coming out.
Le collectif Rouge Direct (page), qui lutte contre l’homophobie dans le foot a publié un communiqué en déclarant que les messages de ces footballeurs ont permis de “massivement amplifier cette vague de dénigrements et d’humiliations à caractère principalement homophobe” et ont interpellé la Fédération Française de Football de cette affaire.

Troublant trouple

 

mercredi 5 mars 2025

Cadeau

Émoustillant,
n'est-il pas ?
 

Mark Eydelshteyn (Anora)

 

Dans Anora de Sean Baker

C'est le film de Sean Baker, Palme d'Or à Cannes et grand vainqueur des Oscars 2025 avec 5 statuettes, qui a révélé ce jeune acteur russe. Sa partenaire, Mikey Madison a été sacrée meilleure actrice.
J'ai dit tout le bien que je pense d'Anora et, plus encore, de The Brutalist, avec un Adrian Brody sidérant qui est reparti avec l'Oscar du meilleur acteur. Fait exceptionnel, c'est la deuxième récompense pour l'acteur du Pianiste de Roman Polanski qui lui avait valu la même sanction.

Yul Brynner, Star d'Hollywood à poil (mais pas sur le caillou)

Yul Brynner dans Le roi et moi, énorme succès

Les photos ci-dessous datent de l'époque où l'acteur d'origine russe Yul Brynner s'installa aux USA, en provenance de Paris où il fréquenta notamment Jean Cocteau pour lequel il joua l'huissier, par la suite, dans Le testament d'Orphée.
Des Dix commandements de Ceci B. De Mille où il est Ramsès II aux Sept mercenaires de John Sturges, sa carrière fut jalonnée d'immenses succès. On disait de lui qu'il était l'équivalent masculin, pour le sex-appeal, de Marilyn Monroe !
    On ne manquera pas d'être intrigué : pourquoi ces photos de nu pour George Platt Lynes, photographe spécialisé dans l’homoérotisme ?
L'acteur au crâne rasé (qui n'était pas chauve) tourna son premier film sept ans après cette séance de poses.
Il se maria quatre fois et eut cinq enfants, mais aucun avec Marlene Dietrich avec laquelle il eut une liaison.


Photos de George Platt Lynes (1942, avec cheveux)


Tourneboulé

Fred Astaire : la scène d'anthologie de Mariage royal (1951)

Autre version :

Michael Harwood : Larry, Ceiling Dancer, 1998

mardi 4 mars 2025

Entre deux portes

J'ai eu beau chercher,
je n'ai pas trouvé le nom
de l'auteur de cette belle photo,
déjà publiée il y a longtemps
Si quelqu'un sait...

Chic, c'est mardi gras !

Petit ami

C'est un court-métrage d'Anthony Schatteman,
le réalisateur de Young Hearts.
On est très loin, en l'occurrence, des amours adolescentes :
le thème en est la différence d'âge.
Il n'en demeure pas moins que la réalisation de ce premier film
laisse augurer de beaux lendemains.
À regarder sous restrictions, directement sur YouTube.


Henry Scott Tuke téléporté

 

Via The Queer Architect

lundi 3 mars 2025

Je me mire *

Photo Cole Fawcett

*comme une baleine (oui, bon, c'est lundi, hein ?!).

Non, mais !


 Tout n'est pas nul
dans l'I.A

Mauve

"Get real" : être et ne pas être

 Synopsis
Steven est un garçon comme les autres, il partage sa vie entre ses passions, la musique, la photo, le sport et les copains, en particulier, Linda, sa meilleure amie. Mais Steven est amoureux. Et cet amour est inavouable. Jusqu'au jour où son rêve devient réalité, et son amour une belle histoire. Mais s'il est aimé, son amoureux, un autre garçon, refuse de s'afficher avec lui. Alors, entre la vérité et le mensonge, entre le courage et la honte, Steven devra choisir entre faire comme les autres ou ne ressembler à personne.

Ce film britannique de 1998, intitulé étrangement, en France, Comme un garçon, abordait des thèmes toujours d'actualité, hélas : découverte de l'identité, homophobie, hypocrisie ("je le fais, mais si tu en parles, gare à toi !"), haine de soi et amour toxique.
De l'autre côté de la Manche, Get Real est un film "culte" dans la communauté gay.
Impossible de le trouver chez nous en VOSTFR.

Les extraits ci-dessous résument correctement l'intrigue, avec, en illustration sonore, une jolie chanson du groupe Cigarettes After Sex (si !) intitulée Touch.

Trump, par Robert De Niro

« J'ai passé beaucoup de temps à étudier les mauvais hommes. J'ai examiné leurs caractéristiques, leurs manières, la banalité absolue de leur cruauté. Pourtant, il y a quelque chose de différent chez Donald Trump.

Quand je le regarde, je ne vois pas un homme mauvais. Vraiment.
Je vois le mal incarné.
Au fil des ans, j'ai rencontré des gangsters ici et là. Ce type essaie d'en être un, mais il n'y arrive pas. Il y a une chose que l'on appelle " l'honneur parmi les voleurs ".
Oui, même les criminels ont généralement le sens du bien et du mal. Qu'ils fassent ou non ce qu'il faut, c'est une autre histoire, mais ils ont un code moral, même s'il est tordu.
Ce n'est pas le cas de Donald Trump. C'est un prétendu dur à cuire sans morale ni éthique. Il n'a aucun sens du bien ou du mal. Il n'a de considération que pour lui-même, pas pour les gens qu'il est censé diriger et protéger, pas pour les gens avec qui il fait des affaires, pas pour les gens qui le suivent aveuglément et loyalement, pas même pour les gens qui se considèrent comme ses " amis ".
Il les méprise tous.
Nous, New-Yorkais, avons appris à le connaître pendant les années où il a empoisonné l'atmosphère et jonché notre ville de monuments à l'effigie de son ego. Nous savions de première main qu'il s'agissait de quelqu'un qui ne devrait jamais être considéré comme un dirigeant.
Nous avons essayé d'avertir le monde en 2016.
Les répercussions de sa présidence mouvementée ont divisé l'Amérique et secoué la ville de New York au-delà de toute imagination. Rappelez-vous comment nous avons été secoués par une crise au début de l'année 2020, alors qu'un virus balayait le monde. Nous avons vécu le comportement grandiloquent de Donald Trump tous les jours sur la scène nationale, et nous avons souffert en voyant nos voisins s'entasser dans des housses mortuaires.
L'homme qui était censé protéger ce pays l'a mis en péril, à cause de son insouciance et de son impulsivité. C'était comme si un père violent dirigeait la famille par la peur et la violence. Telle est la conséquence du fait que l'avertissement de New York a été ignoré. La prochaine fois, nous savons que ce sera pire.
Qu'on ne s'y trompe pas : Donald Trump, deux fois mis en accusation, quatre fois inculpé, reste un imbécile. Mais nous ne pouvons pas laisser nos concitoyens américains l'ignorer comme tel. Le mal prospère à l'ombre des moqueries dédaigneuses, c'est pourquoi nous devons prendre très au sérieux le danger que représente Donald Trump.
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un nouvel avertissement. Depuis ce lieu où Abraham Lincoln s'est exprimé — ici même, dans le cœur battant de New York — au reste de l'Amérique :
C'est notre dernière chance.
La démocratie ne survivra pas au retour d'un aspirant dictateur.
Et elle ne vaincra pas le mal si nous sommes divisés.
Alors que faire ? Je sais que je prêche un convaincu. Ce que nous faisons aujourd'hui est précieux, mais nous devons faire d'aujourd'hui ce que nous ferons demain, c'est-à-dire sortir de ces murs.
Nous devons tendre la main à la moitié de notre pays qui a ignoré les dangers de Trump et qui, pour une raison ou une autre, soutient son retour à la Maison Blanche. Ils ne sont pas stupides, et nous ne devons pas les condamner pour avoir fait un choix stupide. Notre avenir ne dépend pas seulement de nous. Il dépend d'eux.
Tendons la main aux partisans de Trump avec respect.
Ne parlons pas de " démocratie ". La " démocratie " est peut-être notre Saint-Graal, mais pour d'autres, ce n'est qu'un mot, un concept, et en embrassant Trump, ils lui ont déjà tourné le dos.
Parlons du bien et du mal. Parlons d'humanité.
Parlons de bonté. De sécurité pour notre monde. De sécurité pour nos familles. De décence.
Accueillons-les à nouveau.
Nous ne les obtiendrons pas tous, mais nous pouvons en obtenir suffisamment pour mettre fin au cauchemar de Trump et remplir la mission de ce " Sommet Stop Trump ". »

dimanche 2 mars 2025

Vue sur mer


Déjà debout ?

Nikita Korzo photographié par Arthur Iskandarov

Bon dimanche !

Rachma ? Sublime !

Sergei Rachmaninov, Cello sonata in G minor, Op. 19, I. Lento - Allegro Paul-Marie Kuzma (violoncelle) Ionah Maiatsky (piano)

Ces deux excellents artistes viennent de sortir l'album Ermitage (Scala éd.) avec, notamment, cette incroyable sonate de Rachmaninov, mais aussi Poulenc :

Devine qui vient déjeuner aujourd'hui !

Photo de Gerardo Vizmanos
 

samedi 1 mars 2025

Noces de sang

Par Salim Assi
Le dessin est un peu naïf,
mais il exprime bien la
situation.

Doux tourment

Claudio Monteverdi
Si dolce è il tormento
Karim Sulayman, ténor

Le tourment de mon cœur
est si doux
que je vis comblé
pour une cruelle beauté

Dans le ciel de beauté
la cruauté peut bien augmenter
et la pitié manquer,
tel un écueil,
ma fidélité se maintiendra
dans l'océan d'orgueil

Le fallacieux espoir
peut bien me revenir
ni joie ni paix
ne descendront sur moi

Et la cruelle que j'adore
peut bien me refuser
un juste réconfort,
ma fidélité vivra
entre douleur infinie
et espoir trahi.

Je ne trouve de repos
ni dans le feu, ni dans le gel ;
je connaîtrai le repos
au port du ciel

Si une flèche acerbe
m'a frappé au cœur
d'un coup mortel
je changerai mon sort
et soignerai mon cœur
avec le trait de la mort.

Encore au lit, à c't'heure-ci ? *


 * Souvenir familial.

Très beau clip

Ah, cette Hidalgo, hein !?

Paris,
c'est
de
pire
en pire !