Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 4 octobre 2019

Populaire


Dans le dernier numéro du "Journal du dimanche", un sondage a pour résultat que plus de deux sondés sur trois estiment que M.Chirac fut le meilleur président de la Ve république à égalité avec le général De Gaulle.

J.Chirac et Ch.Pasqua (SAC)





Après le massacre d'Ouvea

B.Pons 
Dans l'Express, hebdo pas vraiment "de gauche".
MAIS...
"il pouvait avaler une baguette farcie de rillettes" (A.Juppé).

jeudi 3 octobre 2019

Un concept

Jakub Wolski par Krzysztof Wyzynski,
Rrrrr...
finir ce qui a
été si bien commencé, non ?

Premiers émois


Dans la pléthore de courts-métrages "gay" que l'on peut visionner, j'ai trouvé ce film argentin particulièrement pudique, juste, émouvant.

De lui...

Jon Alencar
je
suis
même
prêt à
supporter
Jeux Interdits.

mercredi 2 octobre 2019

Huit heures moins vingt


Piazza del Popolo

Pier Paolo Pasolini attablé* chez Rosati.

La "pasticceria Rosati" et le Canova où se retrouvait l'élite - à l'époque, élite n'était pas un gros mot - artistique romaine sont toujours là, où l'on taxe le touriste qui vient se joindre en compère aux pigeons roucoulant sur la place.
Masochiste à mes heures, il m'arrive toutefois de m'y attabler en contemplation béate d'autres envols. Ceux des anges pour lesquels, toujours, la Place est un point de rendez-vous.

*L'internaute qui a partagé cette photo l'a recadrée.
Si j'ai bonne mémoire, c'est vers Alberto Moravia que Pasolini dirige son regard.

Yesterday


or
tomorrow.

mardi 1 octobre 2019

Adieu Madame


La photo de sept heures quarante


Je déposerais bien
une rose rouge sur
l'oreiller presque blanc,
juste à côté de ce visage
trop angélique pour être
vrai.

Sublime tango


C'est un bref extrait de Happy Together (Wong Kar-wai 1997), film nécessaire.

Merci Guillaume Musso !

*
J'ai lu 88 pages (c'est imprimé en gros caractères) de La vie secrète des écrivains de Guillaume Musso. Je voulais comprendre pourquoi cet auteur vendait des centaines de milliers de romans ; autant, presque, voire plus , que son confrère Marc Levy.
Premières pages écrites dans un style pseudo-journalistique d'aujourd'hui (une dénonciation ?) à la lecture desquelles surgit l'envie de saisir le premier crayon à papier disponible pour corriger les barbarismes et autres fautes de français, et après ce que l'on peut qualifier de prologue, une histoire en mode "thriller" qui fait penser à l'un de ces téléfilms de facture standard diffusés par les chaînes dites généralistes en début de soirée.
Au passage, par le truchement de son personnage principal, le faiseur de romans vilipende les "intellos" et autres adeptes du "style", ce machin qui n'a aucune importance, édicte-t-il !
"Du coup", comme tout le monde dit, ou presque, j'ai envie de me pencher à nouveau sur mon clavier pour tenter d'écrire quelques belles phrases en français : ça me vengera !

* La couverture, déjà...   


"Mais certes pas celui-là, alors, mes chéris !"



lundi 30 septembre 2019

Sebastian

Matt Lambert l'a photographié

Automneries 2019, numéro deux

Tout près de chez moi, mais en 1938
C'est le bonheur de la semaine écoulée : un voisin m'a offert une caisse de disques vinyles en parfait état, dont nombre de Deutsche Gramophon période Von Karajan ; à ma grande stupéfaction, les disques sont dans un état neuf, comme sortant d'un bon vieux disquaire qualifié comme il en existait autrefois. L. - béni soit son Saint Nom - a trouvé un jour les disques dans la cour de l'immeuble, laissés là, en toute vraisemblance par un résidant en urgence de déménagement ; il les a récupérés puis descendus à la cave, d'où la plus agréable odeur de moisi jamais ressentie dans mon salon depuis que j'y ai posé ma vie.
L. n'a pas de platine, et j'ai bien compris que l'écoute de Boris Godounov parasitée par les hurlements ad libitum de sa marmaille n'étaient pas dans ses priorités.
Alors, la collection Archiv, pour les fans, hein... !
Dans cette malle aux trésors se trouvent les Symphonies de Beethoven par HvK (un intime :  je ne l'appelle plus que comme ça !) que je possédais déjà mais pas dans cet état impeccable qui ne nécessite même pas l'usage de mon chiffon antistatique usuel.
S'y trouvent également les concertos du même Ludwig par Kempff et Leitner que je ne possédais qu'en CD, et des coffrets d'opéras, dont des éditions associées La Scala/DG qui doivent être rares de nos jours.
J'en passe et des tout aussi exceptionnels (Les Etudes de Chopin par Pollini !) qu'un revendeur de ma connaissance m'envierait à en défaillir.
Bref, il y a des moments de vie plus heureux que d'autres, constaté-je en enfonçant allègrement une porte béante. Mais actuellement je "fais mes nuits", en gros bébé, sans interruption, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres.
Et bien ça compte énormément et me permet de passer des journées autrement constructives qu'aux temps où je me traînais misérablement en veste d'intérieur jusqu'à onze heures du matin.
Un heureux hasard amplement planifié, prémédité, veut en effet que je ne commence jamais à exercer mon activité professionnelle avant l'après-midi, à l'exception notable du samedi où je dois être sur le pied-de-guerre sur les coups de onze heures du matin, vous rendez-vous compte ?
Je m'élance alors lentement vers mon lieu d'exercice, et peut-être aurai-je la chance, la prochaine fois, comme ce fut le cas samedi dernier, de croiser ce très bel ange dont le sourire et le bonjour respectueux me font chavirer, d'autant que je me demande s'il ne se poste pas ici chaque fois juste pour ce bref échange de bienveillances ; je lui ai enfin parlé enfin samedi dernier, et voletèrent au-dessus de nous de ces gentillesses qui vous purifient l'atmosphère : vingt-quatre secondes de bonheur absolu pour enchanter une journée d'automne entre figues et raisins.
... de ces gentillesses qui vous purifient l'atmosphère...

Il faudra que j'écrive un jour à propos de l'émission de France 5 Silence, ça pousse ! Si vous l'avez déjà regardée, vous savez pourquoi.
Si vous avez un jardin à entretenir ou un balcon "vert" comme moi, ça vous fait plusieurs raisons de la suivre.
Ça n'a rien à voir (quoique, en réfléchissant...) Arte a donné vendredi dernier un document amusant sur le "Glam Rock" dont le plus éminent représentant fut le Bowie de Ziggy Stardust. Prirent la vague avec le talent que l'on sait des groupes comme Queen, Roxy Music ou The Sparks.
Il y a toujours quelque chose à voir sur la chaîne franco-allemande, même si, actuellement, semble s'essouffler la programmation des films du dimanche soir.
Un enfant dans la foule (G.Blain 1976)
Par ailleurs, sur le tube, j'ai vu, sidéré, le film de Gérard Blain Un enfant dans la foule que l'on peut acquérir sur Amazon pour la modique somme de 199,50 € (!). Sidéré, parce qu'il serait strictement impossible de produire un film aussi "pédérastique" de nos jours : pas du tout ma tasse de cappuccino (j'en connais...), mais révélateur de l'état d'esprit d'une époque (1976) sur un sujet devenu sulfureux.
Je reviendrai sur Gérard Blain qui fut le Beau Serge de Claude Chabrol, bel acteur-réalisateur travaillé, semble-t-il par son adolescence, et dont le film Les "Amis" (les guillemets disent tout) mérite une chronique.
Je termine ces sautes d'humeur automnales par une photo... printanière :

Joseph Frigo & Manning Walsh, Room with a View par Hector Clark

dimanche 29 septembre 2019

Bon dimanche !



Ça, c'est de l'Allegro, bro !



Lucas Debargue, ce jour-là, jouait la Sonate L 495 (z'étaient pas fainéants, à l'époque, hein !) de
Domenico Scarlatti.
Soit dit en passant, le site France Musique est une mine d'or.
Leur slogan "Ce monde a besoin de musique", si l'on y intègre "plus que jamais", est tout à fait juste.

La nuit des rois


Ce sont Jakub et Vitalii,
ces deux jeunes qui mettent
leur amour en scène sur les réseaux.
C'est leur problème, ou ça le deviendra peut-être un jour.
En attendant, jolie photo.

samedi 28 septembre 2019

À vélo à London

King’s Road. London 1965 par  Ian Berry

De la joie pour le ouiquinde, un vrai cadeau !



Je pense avoir publié des vidéos de Jabob Collier par le passé.
Celle-ci, fabriquée en 2013, est une pure merveille où cet ange surdoué reprenait un "standard" de l'immense Stevie Wonder.
Quand YouTube, qui fait de parangons de bêtise des stars, permet l'éclosion de vrais talents, notre méfiance pour l'époque s'en trouve relativisée.

Sur la ligne


Nos "anciens" se souviennent sans doute de l'époque ou, sur recommandation du magazine Gay Pied, les adeptes parisiens de notre religion avaient toutes chances de se rencontrer en empruntant systématiquement la deuxième voiture des trains du Métropolitain.
C'était bien avant Tinder et autres réseaux de rencontre de haute technicité actuels, par lesquels, d'un clic, paraît-il, on a l'opportunité de trouver l'homme de sa vie.