Un
jour, un jeune homme vint trouver ses parents et leur dit :
- Je suis
homosexuel, et je vais épouser le fils des voisins !
Le père se met dans
une rage folle, la mère essaye de le calmer, mais le vieux éructe :
- Pas
de ça chez nous, jamais, tu m'entends ?
Le fils a pris sa décision et
ne se laisse pas émouvoir, la mère fait tout pour tempérer le courroux
paternel, mais celui, rouge comme un poivron, y va de plus belle :
- Je
n'accepterai jamais, c'est compris? Moi vivant, jamais mon fils
n'épousera un Juif !
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
vendredi 23 octobre 2015
jeudi 22 octobre 2015
Mais, euh, que faites vous ici ?
Exorcisme et "thérapies de conversion", les bras m'en tombent !
Josh Sanders, citoyen américain, victime d’extrémistes religieux, raconte l'enfer vécu lors de ses "thérapies de conversion".
À part ça, nous sommes en 2015, et le monde va très bien, merci.
Source et détails : L'OBS
Marguerite Yourcenar : plus que jamais d'actualité
« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi
bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte,
souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le
régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation
de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."
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mercredi 21 octobre 2015
C'est fou comme à Florence...
on a besoin de solitude : les plus fidèles d'entre vous auront remarqué que ce n'est pas la première photo de garçon isolé à Firenze que j'insère ici.
C'est en hiver qu'il faut s'y rendre, assurément pour échapper quelque peu au flot continu de touristes "selfieurs".
Mais il faudra renoncer au short et au débardeur.
La vie est difficile.
Cadeau bonus du samedi 24 octobre :
Merci à Xersex, de ce renvoi à Puccini :
O mio babbino caro,
Mi piace è bello, bello;
Vo' andare in Porta Rossa
a comperar l'anello!
Sì, sì, ci voglio andare!
E se l'amassi indarno,
andrei sul Ponte Vecchio,
ma per buttarmi in Arno!
Mi struggo e mi tormento!
O Dio, vorrei morir!
Babbo, pietà, pietà!...
Babbo, pietà, pietà!
Bleu sur gris
Captivant : Picasso à la "Neue Pinakothek" de Munich, via Christian Beirle Gonzalez, Flickr
L’œuvre, Madame Soler, est au centre d'un conflit : elle aurait été vendue par ses propriétaires, la famille juive Mendelssohn-Bartholdy, sous la pression des nazis.
La famille a tenté d'en obtenir la restitution par la Pinacothèque de Munich (voir ici).
Or, depuis la publication de cet article par La Libre Belgique, le Tribunal de New-York a rejeté la demande des héritiers.
C'est la mise en valeur dans la Pinacothèque bavaroise qui m'avait particulièrement intéressé.
La recherche de source m'aura mené plus loin que prévu.
Ma curiosité...
mardi 20 octobre 2015
Pin up
"Madeleine", émotions
Enfant, j'étais comme amoureux de "Sarita". Cette chanson est gravée en moi à jamais. On l'entend, dans une version instrumentale remaniée par Chaplin lui-même, dans un film immortel, Les lumières de la ville / City Lights (1931) :
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lundi 19 octobre 2015
Homme de maison
![]() |
| Gerard Urbano par Walter Jenkell |
- Cette année, pour les vacances, nous irons dans un endroit où tu n'es jamais allé.
- Ah bon ! Où donc ?
- Dans ma cuisine.
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