Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
lundi 17 mars 2025
Éloge de la mauvaise musique
dimanche 16 mars 2025
Concours Farinelli : un jeune espoir en fulgurante révélation !
vient d'obtenir le Premier Prix du Concours International Farinelli.
Vite fait, bien fait pour ce soir
Ravioles au comté AOP sur lit de jambon San Daniele.
Un filet d'huile d'olive et on se régale !
Via Gilles Pludowski, qui se définit ainsi :
"Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain."
J'aime.
Nota
Pas besoin d'un commis de cuisine pour cette recette toute simple, ou alors, juste pour le fun.
samedi 15 mars 2025
S.M Eisenstein : grand cinéaste et pornographe amusé
vendredi 14 mars 2025
Alexander Malofeev à Paris : deux heures de bonheur !
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| Quelle soirée ! Photo C. F pour Silvano de GC |
C'est la première fois que le jeune élève qui m'accompagnait assistait à un récital. Je l'ai vu se recroqueviller sur son fauteuil, extatique, habité, passionné. Le programme choisi par le jeune pianiste russe fut un véritable panorama de ses possibilités, de sa palette sonore, de sa technique imparable — pas une note à côté -, de la maturité : le petit prodige qui jouait à onze ans le Concerto de Grieg est devenu un grand pianiste qui nous surprendra encore. Il y eu des subtilités, une intelligence hors du commun à enchaîner les brumes de Janacek, sans interruption, avec les Funérailles de Liszt qui parvinrent à déchaîner l'enthousiasme d'un public nombreux, recueilli comme rarement, en mélange des générations, puisque Malofeev est devenu une "star" du piano qui touche les grands-pères comme les adolescents. On découvrait une Sonate de Kabalevski où alternent tendresse et fulgurances en tempête vrombissante. On s'enflammait avec Scriabine, compositeur pas assez joué, l'un des plus grands, pourtant. Cinq bis, pas moins, Rachmaninov, Tchaïkovski, pirouette pianistique finale, humilité, petit sourire, fatigue visible, due à l'accumulation des dates à travers le monde.
Repas au restaurant attenant à la Salle Gaveau après le concert, dans lequel l'artiste, après la séance de dédicaces, vint s'installer avec son "staff" à quelques mètres de notre table. Nous nous arrêtâmes, au moment de partir, quelques secondes pour ne pas déranger, juste pour un dernier bravo et un merci. À ma grande surprise, une accompagnatrice , dont je compris qu'elle était une sorte d'agent du virtuose en France, m'interpelait par mon nom pour vanter la qualité de l'enseignement de l'école de musique dont, jusqu'à février, je fus le directeur pendant de longues années. Malofeev n'y comprit rien, qui ne parle pas le français, étonné, apparemment. Nous fûmes étonnés de sa pâleur. Ce qui fit dire à mon accompagnateur :" on dirait un albinos "en vrai" ! "
Quelle soirée !
Le corps en majesté, par Robin, photographe
"Ciao bambino" : le cinéma italien va mieux
Après les années de vaches maigres de l'ère Berlusconi et malgré le peu d'intérêt pour la culture manifesté par l'extrême droite populiste au pouvoir (comme partout où elle le détient), le cinéma italien se relève peu à peu, que l'on croyait agonisant. Il faut fouiller dans ce que produisent nos voisins transalpins : il y a fréquemment des pépites. Lesquelles ne sont pas toujours projetées en France, ou, hélas, en catimini, comme ce fut le cas pour Stranizza d'Amuri (Fireworks), il y a deux ans (visible uniquement en VOD sur Univers Ciné !).
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| Projection-débat avec l'équipe du film au Modernissimo de Bologne |
jeudi 13 mars 2025
Pasolini, Saint et martyr, par Bruce LaBruce
Saint Pasolini, né en 1922 et mort en 1975 à l'âge de 53 ans. Le génie, poète, philosophe, réalisateur de cinéma, écrivain et intellectuel est l'un des grands martyrs du 20ᵉ siècle dont la mort, un assassinat politique probable déguisé en [relation tarifée ayant mal tourné]*, reste à ce jour aussi sombre que l'assassinat de JFK. Son film énormément controversé, Salo, ou les 120 journées de Sodome (1975), une critique sauvage du fascisme et de la bourgeoisie, aux images sexuelles choquantes et violentes, est sorti trois semaines après sa mort. Au moment de sa mort, il travaillait sur un roman postmoderne appelé Petrolio, à propos d'un cadre pétrolier nommé Carlo qui connaît une profonde séparation de personnalité, d'un côté un marchand de pouvoir impitoyable, de l'autre côté vivant uniquement pour satisfaire ses plaisirs charnels. Il développe également la capacité de changer à volonté pour devenir une femme. Il avait aussi prévu d'en faire un film ! Il avait l'intention de transformer le roman en film. Je pense qu'on peut dire sans risque que Pasolini était un homosexuel qui aimait les femmes — une bonne règle pour les homosexuels de s'en souvenir — je l'ai gardé à l'esprit quand j'ai fait « Le Visiteur », ma réinvention de Teorema de Pasolini), pour preuve, ses relations d'amour platonique avec la grande Anna Magnani, qui a joué dans son film Mamma Roma (1962), et avec la grande chanteuse d'opéra Maria Callas, qui a joué dans son film Medea (1969). (Note : Dans Le Visiteur, la fille est jouée par l'artiste transmasculin Ray Filar)
Buce LaBruce
*J'ai retraduit.
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| De quels chefs-d'œuvre avons-nous été privés quand il a été sacrifié ! |
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| Avec sa grande amie Maria Callas |
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| Avec LA Magnani |
mercredi 12 mars 2025
Joey : toujours frais
Alexandre Malofeev est à Paris ce soir
Le jeune pianiste est à Paris (et non "sur" Paris) ce soir, Salle Gaveau, pour un récital au cours duquel il jouera ce "petit" programme :
Des extraits en "patchwork" de son concert de février à Mexico
captés par des spectateurs :
Parthenope : un nouveau Sorrentino ? Comment résister ?
Dans nos salles dès aujourd'hui, Parthenope, le nouveau film de Paolo Sorrentino, sorti en Italie en octobre dernier.
Un synopsis qui met le garum* à la bouche !
Jugez-en plutôt :
La vie de Parthenope de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine dépourvue d'héroïsme, mais éprise de liberté, de Naples et d'amour. Les amours vraies, indicibles ou sans lendemain qui vous condamnent à la douleur, mais qui vous font recommencer. Le parfait été à Capri d'une jeunesse insouciante malgré un horizon sans issue. Autour de Parthenope, les Napolitains. Scrutés, aimés, désillusionnés et pleins de vie, que l'on suit dans leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs moments de découragement. La vie peut être très longue, mémorable ou ordinaire. Le temps qui passe offre tout le répertoire des sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcelle, enchante, hurle, rit (comme Riccardo Cocciante dans la bande-annonce italienne ci-dessous. ndr) et peut nous faire mal.
Irai-je ? Oui.
La bande-annonce italienne avec la voix granuleuse de Riccardo Cocciante.
À rapprocher du "pissala", qui a donné son nom à la pissaladière.
mardi 11 mars 2025
Piano du matin : Ravel par Samson. Diabolique !
℗ 2022 Alexandre Bak - Classical Music Reference Recording
Stupéfiant.








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