Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 21 juillet 2015

Sicile : à boire et à manger (2)

L'un des modèles, lequel, lui-même...
Le garçon sensible lambda garde de sa culture gay les images de garçons siciliens dénudés, iconographie de référence signée Gloeden et autres Von Plüschow. Las, ces œuvres datent du début du siècle dernier et les temps ont bien changé, ma bonne dame.
Il me fut impossible de m'attarder sur le physique des "ragazzi" croisés au cours de mes pérégrinations au pied de l'Etna : il est une mode rédhibitoire qui émousse toute contemplation de la gent masculine de l'île, celle de ces coupes de cheveux en imitation de nos modernes dieux du stade, dite également "coupe kéké", en atteinte dramatique au sens de l'esthétique le plus primaire.
Ainsi, on peut affirmer sans en douter que le jeune homme n'arborant pas cette coupe ridicule est forcément un touriste, français ou allemand (mais on me dit que cet ornement capillaire fait également des ravages dans nos provinces ou nos banlieues).
Les tatouages, plus ou moins réussis, ont, là plus qu'ailleurs, grignoté peu à peu des épidermes qui furent sans doute auparavant de couleur cuivrée et de texture veloutée.
C'est, bien sûr, une déception de constater combien les jeunes gens mettent d'ardeur à gâter leur apparence par ces artifices prétendus "tendance".
C'est aussi navrant que les immondes graffitis déféqués sur églises et "palazzi" dont je parlais hier.
Demain, je serai - heureusement ! - plus positif et vous parlerai splendeurs architecturales.

Kéké "catanese"
Autres temps... (W. Von Plüschow vers 1900)

 

Célestin danse


Célestin Boutin (vu en Tadzio dimanche dernier ici-même)
Sélections Prix de Lausanne 2012, épreuve danse contemporaine.
Un talent à suivre.

Une très vieille chanson française s'intitulait On a l'béguin pour Célestin...

lundi 20 juillet 2015

Nus de saison

"Je veux une pelle et un râteau."

À voile

Embarque-moi !


Joindre l'utile au sacré

Crépuscule "catanese" - Photo Silvano Mangana

Sicile, à boire et à manger (1)

Silvano ou presque (photo de lui-même)
Ces quelques jours en Sicile ont fait de moi une loque humaine, tant la chaleur y fut écrasante, comme vous le constaterez sur la photo prise dans les jardins qui jouxtent la pescheria (marché aux poissons) de Catane. Je dus mettre en œuvre des trésors de stratégie pour accomplir mes pérégrinations : éviter les heures les plus chaudes - s'il en était ! -, marcher le plus possible à l'ombre - quand il y en avait ! -, faire des haltes dans les ruelles balayées par une brise bien venue, retourner chez Lea, mon hôtesse, pour y arroser d'eau froide mon corps incendié, rafraîchir mon palais de moult "granite" (limone, fragola = citron, fraise) pour éviter l'asphyxie, me poser sur un banc dans une église - il en est des centaines comme dans l'autre Italie...
Sur un "palazzo" du 17è siècle
Ayant établi mon quartier général à Catane, j'y pus constater combien l'expression "terre de contrastes" propre aux dépliants touristiques s'y trouve justifiée : la via Etnea, large avenue du centre-ville, et les lieux historiques (Duomo, Teatro Massimo Bellini) bénéficient de toutes les attentions de la voirie ; mais dès que l'on s'en écarte de quelques pas seulement, le manque de moyens vous assaille immanquablement : pas un édifice, palais baroque, église médiévale, qui ne soit couvert de tags, pas une rue, un trottoir, qui ne soient jonchés des reliefs de notre "civilisation" : mégots par centaines, papiers, gobelets de plastique et autres déchets peu ragoutants. La rouille et mauvaises herbes - les bonnes sont mortes de chaleur - flétrissent les façades d'édifices qui ont connu autrefois une période fastueuse. C'en est pathétique, "ça vous brise le cœur" me dit Luca dans la voiture qui me mène à l'aéroport Fontanarossa. Français mécontents (un pléonasme !), nous n'avons pas conscience, avec nos sites bien entretenus, de Bordeaux à Paris, de Nice à Rennes, de la chance que nous avons ; ici, dans cette terre âpre, seuls les principaux monuments bénéficient de quelques soins, quand, chez nous, sont devenus obligatoires les ravalements de façades ; ici, en Sicile, les moyens financiers pour le faire sont inexistants !
Il est pourtant des merveilles préservées, comme le Palazzo Biscari, qui vaut à lui seul un prochain billet : la famille a su garder les lieux en excellent état, les ouvrant pour des "eventi" de toutes sortes, mariages, cocktails, tournages de films, de clips (Violet Hill de Coldplay, entre autres), organisant des visites quotidiennes pour un montant laissé à l'appréciation des participants.
Siracusa, Piazza del Duomo - Photo Silvano
Syracuse est visiblement mieux lotie que sa voisine, où palazzi et églises sont soigneusement entretenus ; il est vrai que la la ville chantée par Yves Montand et Henri Salvador, a été classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, et sans doute faut-il y voir relation de cause à effet. Fondée par les Grecs, la ville, édifiée sur l'île d'Ortygie a de tout temps été considérée comme la plus belle cité méditerranéenne. Des Grecs aux Alliés qui en firent un point stratégique après leur débarquement lors de la deuxième guerre mondiale, Syracuse (Siracusa, en italien) est en outre l'un des haut-lieux de l'Histoire du monde.

Et Ninetto Davoli joue Plaute/Pasolini... sans moi

M'en remettrai-je ?

Quand le retour à Paris est programmé pour le 17 juillet, on repart avec "la rabbia" : une occasion perdue (à jamais ?) de voir Ninetto sur scène dans cette adaptation en dialecte romain de Miles gloriosus (une comédie de Plaute) écrite en 1963 par Pasolini à la demande de Vittorio Gassman. Le projet ne vit jamais le jour, jusqu'à cette année où Ninetto monte sur les planches pour rendre hommage à celui qui transforma sa vie.
Abattez-moi, je souffre trop !

Edoardo Siravo et Ninetto Davoli

dimanche 19 juillet 2015

Jeune homme nu* sommeillant


*Après une semaine d'absence, faut bien que je relance la fréquentation.

Vincere ! *

J'aime l'énergie de cet ange conquérant.
Et
je vous souhaite
un
excellent dimanche !

* Vincere, c'est aussi le titre d'un excellent film de Marco Bellochio (2009) dont certaines scènes ont été tournées au Palazzo Biscari de Catania. 
J'y reviendrai, car j'y ai pris quelques photos lors d'une visite mémorable.

Cadeau : chante avec Anna !

Photo Silvano
Gravées dans la pierre, sous la statue du compositeur, les premières mesures de la célèbre Casta Diva, l'aria la plus célèbre de la Norma de Vincenzo Bellini, prestigieux fils de Catania.
Pour changer de l'interprétation cent dix-huit mille fois entendue de Maria Callas, voici celle d'Anna Netrebko :  pas mal non plus !
De plus, grâce au texte incrusté, vous pouvez chanter avec elle : ça c'est un cadeau !


Modalacon

Photo Silvano (à  Syracuse)
Faut-il vraiment que je vous dise ce que j'en pense ?

Cadeau : Raphaël Pichon, directeur inspiré



Mécréant assumé, je suis paradoxalement féru de musique sacrée. Ces Messes brèves de Bach de l'ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, sont l'un de mes disques de chevet.
De même que ce Requiem de Michael Haydn composé en 1771 qui annonce celui de Mozart, composé onze ans plus tard, et que j'en suis venu à préférer à celui de génie de Salzbourg, sans doute trop entendu.
Une pure merveille :




Heurtoir

Photo Silvano
Un parmi tant d'autres, dans la Via Vittorio Emanuele, Catania.

samedi 18 juillet 2015

Tadzio 2015

Photo John Snelling/Getty Images
Le jeune danseur Célestin Boutin (aucune parenté avec cette chère Christine, mais ce serait drôle !) lors d'une représentation de Mort à Venise, l'opéra de Benjamin Britten) au Garsington Opera de Wormsley (Royaume Uni) le 18 juin 2015. 

Salve !

Guy Robinson par Bruce Weber.


Caldo !







Je suis rentré : les 30° parisiens m'ont paru bien doux après mes pérégrinations siciliennes sous un soleil de plomb.
Je suis devenu un adepte forcené des "granite".
Sans brioche.
Je vous raconterai.


Coiffeur pour homme

Cachez ces seins : une main a biffé les tétons de ces messieurs (malice ou pudibonderie ?). Catania (Sicile) - Silvano Mangana

Wonder Bar de Lloyd Bacon, comédie musicale de 1934 avec Dick Powell

mardi 14 juillet 2015

Chaud 14 juillet

Je la mets (sur le blog veux-je dire : je suis frileux !) tous les ans : ça m'amuse follement !

Foin des pétards, des défilés militaires et des flonflons : je suis en Sicile !

lundi 13 juillet 2015

Des anges pour toute la semaine


Court séjour en Sicile : je ne sais si je disposerai d'une connexion permettant de poster un carnet de voyage en temps réel.
Venez voir quand même.
Suggestion : abonnez-vous, et vous serez prévenu des nouveaux billets.
En attendant, je vous confie ces anges ; prenez-en soin.
Silvano

Tout est calme


S'évader


dimanche 12 juillet 2015

Fichtre !


Oh oui, fais-moi la moue !



Cadeau : à 4, c'est encore mieux !



Argerich, Levine, Kissin, Pletneven (rien que ça !) en symbiose pour ce concerto écrit à l'origine pour 4 clavecins, "arrangement" par Bach d'une œuvre du prolixe Vivaldi.
J'aime bien le "tempo giusto" du 1er mouvement, à mi-chemin de l'ennuyeuse version du Lheonardt-Consort (sacrilèèèèèège !) ici : clic, et de celle, bien trop rapide à mon goût, bien que joliment énervée, de Café Zimmermann, là : clic
Quoi qu'il en soit, pour un réveil lumineux en ce dimanche matin, c'est parfait.

Lago di Como (lac de Come)


En cuisine depuis l'aube


samedi 11 juillet 2015

Plaisir de lire


Mais pourquoi...

se
tatouent
-
ils
tous
?

Hyacinthe revisité


LES DIEUX PRÉFÈRENT LES HOMMES from Arthur Vauthier on Vimeo.
Merci à Pierre S., fidèle visiteur.

J'ai rénové mon "living" ; en plus sobre


Omar Sharif est parti

Je me souviens qu'un matin, comme j'allais boire un café sur la petite place provençale, en bas de chez moi, sur la petite terrasse toute simple à l'ombre des platanes, j'eus la stupéfaction de tomber nez à nez avec Anthony Quinn et Omar Sharif, tranquillement assis devant leur "breakfast". J'ai salué ces deux stars planétaires d'un "oooooh" émerveillé, auquel ils répondirent par un large sourire. Beau souvenir d'adolescence.
Omar Sharif, le bel égyptien aux yeux de braise, s'en est allé, hier, à l'âge de 83 ans.
Hommage.

Lawrence d'Arabie (David Lean 1962)

Docteur Jivago (David Lean 1965)

vendredi 10 juillet 2015

"Ass" des "ass"

Il n'y a qu'une chaise : on ne peut donc dire que le sujet soit hésitant.*

* Si tu as compris cette phrase un peu tirée par les poils cheveux, fais-moi signe. Pour le titre, je te fais confiance.

Art nu

Konstantin Andreevich Somov (aussi Somow) 1869 - 1939) St. Petersbourg - Russie

Météore

Pierre Blaise (1955-1975)
Avec une partie du cachet que lui valut le rôle-titre dans Lacombe Lucien, film de Louis Malle (1974 - photos) qui connut un grand succès, Pierre Blaise, jeune acteur de 20 ans, s'offrit une voiture dans laquelle il trouva la mort après une soirée bien arrosée dans un bal de village.




Cherchez la femme

Mes lecteurs ne sont pas sexistes : j'ai aimé une photo "de fille", que j'ai subrepticement glissée dans mes billets d'hier.
Personne n'a manifesté la moindre réprobation (et heureusement).
Ou mes visiteurs sont-ils si pressés qu'ils n'ont pas relevé ?

Vilaines !