Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 13 avril 2021

GC Pratique : tabouret de piano ? À proscrire !

Finn Wirbuleit par Alvaro Arteche

Après avoir sué sur le montage des 12 études d'exécution transcendante de Franz Liszt et ressenti un terrible mal de dos, ce jeune homme s'apprête à jeter son tabouret à vis, beaucoup trop petit de surcroît.
Bien lui en prend !
Rien n'est plus déconseillé aux pianistes que l'usage d'un tel siège : on lui préfèrera sans hésiter une banquette, les plus pratiques étant celles à dispositif hydraulique pour le réglage de la hauteur, utilisées aujourd'hui pour la plupart des concerts et récitals. Ces dernières sont pourvues d'une large assise permettant de recevoir jusqu'aux postérieurs les plus callipyges.
J'hésite pour ma part à changer ma banquette actuelle pour une chaise spécialement conçue pour le piano, telle qu'en posséda Glenn Gould. Même défoncée, le pianiste l'utilisa pendant des années, l'inconvénient majeur de ces chaises étant leur prix : compter au minimum 500 euros !
Un compromis intéressant, mais tout aussi onéreux, me semble la banquette à hauteur réglable par ascenseur hydraulique avec dossier pour petits dos fragiles (photo 3).
Notre jeune et joli jeune homme pourrait alors s'attaquer sans dommages à son intégrale lisztienne, voire y ajouter la Sonate en si mineur pour faire bonne mesure.

1- Banquette hydraulique "classique".


3- Un compromis
2- Chaise "à la Glenn Gould".

lundi 12 avril 2021

Trop stylé, Max*


Max Schneider (né en 1992), photographié ici avant l'inévitable barbe, est chanteur, danseur, mannequin et acteur, rien de moins.

* Je parle "jeune", quand je veux.

Rome, bien avant l'épreuve

Il est pratique de se donner rendez-vous sur la Piazza del Popolo au pied de la Scalinata del Pincio (escalier du Pincio) avant de monter jusqu'à la Villa Borghese, lieu privilégié de nos flâneries mais aussi de nos délires sur les Rosalies, t'en souviens-tu ?
La photo, prise par un touriste, date de juin 2006.

Nos délires sur les Rosalies

Ce sont mes premières "vacances" de printemps sans séjour italien.
L'Ami prodigieux est parti rejoindre les siens pour cette trop longue période.
Paris m'ennuie. Alors, pour fuir, j'écris.

Procrastination

Vive le télétravail qui permet des lundis matin plus tranquilles.   

dimanche 11 avril 2021

Craquant, fondant

 Bon
dimanche !

Magique Lucas

Nota : par je ne sais quels aléas, ce billet-musique du dimanche programmé à l'heure habituelle n'apparut pas ce matin.
J'ai pu le récupérer finalement et lui redonner toute sa place : les amateurs apprécieront.
J'espère que les lecteurs qui lisent ce journal dès l'aube et en furent privés, reviendront le voir. 


Lucas Debargue, pianiste français d'exception, excelle dans Scarlatti, mais aussi dans Liszt : on appréciera (humblement, si l'on taquine le clavier) sa très belle interprétation de la Sonate en si mineur de ce dernier, sonate toujours formidablement "moderne", grâce à laquelle il obtint le Prix Cortot en 2016 ; c'est là : clic
Pour le Scarlatti ci-dessus, outre le jeu éminemment respectueux du style du compositeur italien, on appréciera l'environnement en phase avec mon billet précédent. Mais surtout la sonorité du piano, vraisemblablement (la prise de vue ne permettant pas de le déceler) un Pleyel des années 1920-1930, lumineuse, très "française". Dans l'indispensable coffret qui contient l'intégrale des enregistrements du vénéré Samson François, les utilisations de l'instrument de la fabrique parisienne aujourd'hui disparue, sont remarquables pour peu que l'on soit doté d'une oreille de mélomane : la différence avec les sempiternels Steinway, excellents néanmoins, est probante.
J'eus l'occasion de passer un après-midi à m'émerveiller de la qualité technique et sonore d'un 1/4 de queue Pleyel de 1927 qui avait traversé la Méditerranée en son temps, d'Oran à Paris, et fut restauré admirablement il y a quelques années. J'ai failli acquérir cet instrument, mais le décès de la vieille dame qui le possédait mit fin à toute transaction, la famille ayant décidé de le récupérer, car, me dit-on alors, c'était un "très beau meuble".
J'en suis à jamais inconsolable.  

Un déjeuner de bon goût

 Si les mets sont du même niveau que le cadre,
je m'y inviterai volontiers.
Ne manque que l'adresse.

samedi 10 avril 2021

Simple et naturel

Ce que je pense de la situation sanitaire

Austin Butler, nouvel Elvis


Austin Butler, 30 ans, est Elvis Presley dans le film biographique (et sans doute un peu déjanté) de Baz Luhrmann Elvis, dont les Américains ont repoussé la sortie à 2022.
C'est Tom Hanks qui sera le fameux Colonel Parker, qui fut le terrible agent du chanteur.
La carrière du sieur Butler est déjà bien remplie, au cours de laquelle lui fut confié un rôle assez important dans Il était une fois à... Hollywood de Quentin Tarantino.
Aujourd'hui brun et toujours séduisant, Austin fut à 18 ans un choupinou des plus craquants : 

On remarquera le pelvis du futur Elvis... et le reste.

Il était un grand navire

George Silk Le grand voilier 1956

jeudi 8 avril 2021

Un garçon milanais/Un ragazzo milanese

Photo de Samuel Cimma

Une femme avec toi


C'est mon côté midinette : j'ai
un faible pour la chanson italienne dite "de variété".
Ici, Mia Martini (1947-1995), sœur de Loredana Bertè,
autre voix transalpine, interprète la version originale de la
chanson popularisée en France par Nicole Croisille.
Je me souviens de crises de rire quand on jouait le 45t d'Une femme avec toi
à la vitesse d'un 33 tours : vous imaginez "je suis enfin devenue femme" chanté
par un baryton-basse ?!

Vénus d'Urbino ?!

À Urbino, Le Titien a inspiré le photographe Samuel Cimma.

mercredi 7 avril 2021

Ce fou(loulou) de Nicholas


 Nicholas Hamilton photographié ci-dessus par Yana Yatsuk
Nicholas est un acteur australien vu notamment (par certains) dans Captain fantastic.
Un ange diablement désirable, non ?


Peter et Robert par Ford

Je montrais ici pas plus tard qu'hier vers sept heures et trente-six minutes du matin, une photo désormais fameuse de Charles Henri Ford sortant d'une pisso vespasienne.
Le même Ford, photographe lui-même, fixa pour la postérité sur papier argentique ses amis londoniens Peter Watson (mécène, collectionneur d'art... et de garçons) et Robert Heber-Percy, que voici.
Ma source (vagabonde) indique seulement "années 30".

Yannis Tsarouchis (1910-1989) ( Γιάννης Τσαρούχης)

Marin et nu allongé



Amants d'avant

2 marins de la marine marchande (USA)

Bibliothèque à queue

J'ose espérer
que ce piano était hors d'usage.
Quoi qu'il en soit, bel effet !

mardi 6 avril 2021

Charles-Henri Ford, un américain à Paris

L'écrivain, éditeur et photographe américain Charles-Henri Ford (1908-2002), qu'on ne saurait confondre avec le constructeur d'automobiles du même nom, a emménagé à Paris en 1929. Il avait déjà acquis une notoriété avec sa revue blues : A Magazine of New Rhythms qui a fourni une tribune à des poètes tels qu’Ezra Pound et William Carlos Williams. À Paris, l'impétueux Ford a rejoint le cercle des sommités littéraires et artistiques qui gravitait autour de Gertrude Stein. Là, il a coécrit The Young and Evil ; pour son traitement sans fard de l'homosexualité, Stein l'a défini plus tard comme «le roman qui a devancé la "Beat Generation"... d'une génération ». Ce portrait de rue de Ford dans une vespasienne par Cartier-Bresson est le fruit d'une collaboration malicieuse entre le photographe et son sujet. Une autre copie de cette image se trouve dans la collection du musée d'art moderne de San Francisco.

lundi 5 avril 2021

Connor Jessup, sorti du placard


Le bel et bon acteur canadien Connor Jessup, apprécié notamment dans l'excellent film de Stephen Dunn Closet Monster (Un monstre dans le placard au Québec où l'on sait parler français) sorti en 2015 est réellement "sorti du placard" (expression française plus amusante que le "coming-out" anglo-saxon), révélant en 2020 son histoire d'amour avec l'acteur Miles Heizer, connu pour son rôle dans la série US 13 Reasons Why (Treize raisons au Québec, où, décidément...). 



L'avenant Connor se dit passionnément amoureux de son compagnon :


Tous mes vœux de bonheur !

Tu tires, ou tu pointes ?

Les Dieux au jeu | William Blake Richmond (1842-1921, GB) "Faites qu'il ne fasse Fanny ! "

C'est lundi, mon chéri


SKAM France
Mais restons au lit, c'est jour férié, chic !

dimanche 4 avril 2021

C'que t'es mimi, mon lapin !


 Il s'agit de Barak Shamir, aujourd'hui tatoué et barbu :
comme c'est original !
(Cela dit, peu importe : il est homme à femmes.)
Bon dimanche !
À tous les Pascal et aux autres.

Pâtes aux œufs

Cette publicité autrichienne de 1935
semble suggérer que les pâtes aux œufs
donnent un teint éclatant de santé.
On remarque que l'affiche a obtenu
le visa  du district "propagande" de Salzbourg.
Il est vrai qu'un régime "pasta" est à coup sûr moins nocif que
celui, politique, qui sévissait dans ces contrées à l'époque.

Chasse aux œufs

Pardon pour la trivialité, mais, chaque année, en ce jour de Pâques, je pense à ce souvenir d'enfance : ce jour-là, on rencontrait immanquablement quelque garçon pour dire "c'est Pâques, on se touche les œufs !".
Et de joindre le geste à la parole.
L'instinct ?

Oeuf géant à Zagreb, Croatie - 2009 (REUTERS/Nikola Solic) (REUTERS)

Quand un Franz en inspire un autre


Berezowski (piano) dirigé par Masur : belle interprétation de cette Wanderer Fantaisie pour piano de Franz Schubert orchestrée par Franz Liszt, ample, brillante mais jamais clinquante.
Allez, vous avez bien vingt minutes avant d'aller à la chasse aux œufs !?

samedi 3 avril 2021

jeudi 1 avril 2021

Enfin, "Couche-toi et mâche !", la suite de "Tombe Victor !" Extrait 1 : Guimauve et chocolat

Paul Soubeyran, frappé de stupeur, - et l'on sait que la stupeur qui frappe peut faire très mal - les yeux rivés sur l'écran du Rex, eut la révélation de sa jeune existence : toutes ces nuits passées dans les bras des garçons relevaient d'un invraisemblable malentendu avec lui-même. Monica, la Malèna du film de Giuseppe Tornatore irradiait
(...) la révélation de sa jeune existence.
 la toile blanche, la crevait à en rendre quasiment aveugle le jeune homme victime jusqu'alors de coupables penchants. Sitôt sorti du cinéma, anéanti, il ignora l'étal de "La bonbonnière" où il avait coutume d'acheter des oursons chocolat-guimauve après chaque séance. Il se rappelait s'en être goinfré, comme en compensation, après la projection de Maciste chez les zoulous où le sculptural Steve Reeves avait provoqué des pulsions qu'il jugeait à présent monstrueuses, un priapisme dont il ne parvint à se départir qu'après nombre de "pignoles", comme on nommait dans la région le péché d'Onan.
Il n'en était pas ainsi aujourd'hui : Monica Bellucci avait déclenché en lui une érection qu'il ne voulut éteindre, n'en croyant ni ses yeux ni le reste.
Il se surprit soudain à poser son regard sur l'accorte Thérèse, la vendeuse d'oursins et de "poutine" (alevins d'anchois) de la Place Bertrand Delanoë. Mu par l'on ne sait quelle force irrépressible, il mit l'index et le majeur dans sa bouche aux lèvres purpurines pour émettre un sifflement strident qui eut pour effet de tétaniser tout ce que l'environnement comptait d'êtres humains, à l'exception notable de quatre de ces petits cakes, ces manants qui avaient pour habitude de venir à toute heure en sa demeure pour y quérir quelque fellation libératrice, voire mieux, une petite sodo vite fait bien fait.
Les voyous se fendirent (la poire) d'un éclat de rire tonitruant - l'un deux, par ailleurs, se prénommait Toni et avait une réputation de truand, mais je digresse... - qui rebondit de venelles en ruelles jusqu'à la Porte du Port.
Pétrifié, Paul rasa les murs jusqu'à la rue Pascal Sevran où il avait loué un studio ; ce qui prouve qu'il ne fut pas changé en pierre comme le laisserait supposer à tort l'adjectif qui introduit (le salaud !) cette phrase.
Au bas du vieil immeuble du 12ᵉ XIIᵉ siècle (vive les chiffres romains !) l'attendait Bébert*, un petit caïd du quartier ; la main posée sur la braguette de son jean, celui-ci le regardait venir d'un air gourmand en espérant venir à son tour rapidement.
Paul, encore sous le coup de son émotion cinématographique, les yeux toujours embués  du souvenir de la belle Monica, ne savait quelle attitude adopter.
Il se décida enfin :
- Salut Bébert*. Bon, je te  préviens : que ce soit la dernière fois !
Étrangement, il bandait toujours.

(À suivre, enfin, on verra) 

* Les prénoms ont été changés.
(Son vrai prénom est Robert, mais chut !)


1936

Ce ne fut qu'un songe d'enfants : trois ans plus tard vint le cataclysme.
L'année des premiers congés payés, l'année où furent nombreux ceux qui découvrirent la mer.
Le bonheur avant l'orage.
Cette jolie chanson devait s'intégrer à un rêve d'Etienne Roda-Gil : une comédie musicale dédiée à cette année historique.
Las, le projet ne put voir le jour.
N'en restent que ces couplets interprétés par le jeune Julien Clerc en 1979 :

Ok pour un kara-hoquet ?


Ach, che konzeille la deutsche fersion .
Silvan

Plus gaies, je ne vois pas