Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 15 août 2021

Gray, c'est fou !






 Ce monsieur, natif du New Jersey, se nomme Gray Eberley, 24 ans.
Il envoya un jour sa photo à Bruce Weber, lequel, on le sait, est un maître ès garçons parfaits.
Sa carrière de modèle pouvait démarrer sous les meilleurs auspices.
En cadeau, ci-après, un entretien qui permet de faire plus ample connaissance avec ce jeune homme qui ne manque pas de charme(s) :

 

Gâtés, mes lecteurs aoûtiens, non ?

Bon dimanche !

Il m'épate, il m'épate, il m'épate !

Alexander Malofeev avait 16 ans lors de l'enregistrement de cette Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, lors d'un concert donné à Turin en 2018, avec l'Orchestre national de la Rai sous la baguette de Myung-Whun Chung. Depuis, le jeune pianiste russe poursuit une carrière internationale, récoltant ovation sur ovation dans les plus prestigieuses salles de concert, grâce à un talent hors du commun.

On écoutera aussi son interprétation du Concerto N°3 de Prokofiev, stupéfiante, ici à Pékin en 2019 : clic

Comble de l'hérésie !


Salauds, espèces de gobis, falabraques, babatchous, ensuqués, cagantchous, rascleux, balourdins ! Monoprix complice !
Les habitants de Nice et de la région me comprendront.

samedi 14 août 2021

Demain dimanche, maintes nuances de Gray

Gray Eberley

" Le 15 août, je suis dans Gay Cultes, et j'aime ça ! "

L'ange et la putain


On peut activer la vostf.

Le Robin de "Batman" sort du placard

Il est vrai que, depuis longtemps, on s'en doutait : Robin est bi !
Sur l’une des planches du n° 6  de la série Batman : Urban Legends, on voit le jeune homme frapper à la porte d’un garçon, un certain Bernard que Robin a sauvé dans un épisode précédent. “Je suis vraiment content que tu sois rentré chez toi aujourd’hui, lui confie ce dernier. Je suis soulagé. J’ai beaucoup repensé à ce qu’il s’est passé ce soir-là [les deux amis étaient partis dîner quand Bernard s’est fait enlever, NDLR]. Je n’ai pas très bien compris ce que ça voulait dire pour moi.”
Bernard le coupe : “Tim Drake, est-ce que tu veux sortir avec moi un de ces quatre ?” Robin est content. “Oui, oui. Je crois que j’en ai envie”, lui répond-il.


Source : Huffington Post

vendredi 13 août 2021

Seul sur la route

Quel est le secret du garçon magnifique ?


Ce (très) court-métrage sans paroles de 2014 est un film de Robert Hawk.
Le garçon (magnifique) est Jake Robbins.
On peut imaginer maints scénarios sur les faits qui ont précédé ces images, le film étant estampillé "gay short"...

jeudi 12 août 2021

Gasp !




" Fouloulou ! "
 

Son parfum

... un amour qui jamais ne se fit.

Un ami proche, âgé de 33 ans, fut atteint récemment par le coronavirus. Au nombre des maux qu'il eut à subir, il perdit, comme beaucoup, la perte du goût et de l'odorat. De temps à autre, sporadiquement, et le plus souvent le matin au réveil, la déficience de ces deux sens est en résurgence. On ne sait dans combien de temps il en retrouvera l'usage complet.

L'olfactif est une partie très précieuse de la mémoire.
Ainsi, l'autre après-midi, je suivis malgré moi le sillage d'un parfum qui réveillait un souvenir enfoui.
C'était Vétiver de Carven qui me ramenait à mes dix-sept ans, dont les effluves imprégnaient l'épiderme du plus beau garçon du monde auquel je vouais un amour qui jamais ne se fit. J'étais bien trop malhabile à l'époque pour lui confier le désir que j'avais de lui. Mes sentiments et l'attirance physique que j'éprouvais étaient peut-être partagés et peut-être, aussi, ce qui me mettait en feu. Je ne le saurai jamais. 
L'autre jour, les senteurs de vétiver ont fait resurgir R. au point qu'au tournant de ma rue je m'attendais à le retrouver tel qu'il fut à l'âge des premières amours : sa blondeur alsacienne, la peau d'un visage en pleine santé, son corps de taille moyenne, bien proportionné, sa motocyclette japonaise qui nous menait sur les routes de l'arrière-pays niçois, ses larmes  qui jaillissaient de la vitesse combinée aux vents printaniers dont j'eusse voulu m'abreuver ; et moi intimement soudé à lui sur la machine, les bras arrimés autour de sa taille.
Et ce parfum, le sien, qui me fait chavirer aujourd'hui encore.

Moi, bi ? Vous voulez rire !

mercredi 11 août 2021

Nino

Nino à Casoli (Abruzzes), 1983 par Will McBride

À lire ou à relire ; à voir ou à revoir

 Synopsis.
 Roland, qui mène à Berlin une vie de débauché, décide à la suite d’une conversation avec son père, de partir pour une petite ville universitaire de province. À peine arrivé, il éprouve une véritable fascination pour son professeur. Celle-ci lui donne une joie intense qu’elle reste cachée, mais, inexorablement, la relation évolue jusqu’au scandale...
La confusion des sentiments naît de la rencontre de ces deux êtres, qui en dépassant la frontière de l’amitié, vont se retrouver sur un terrain inconnu entre l’enfer et le paradis.


Pierre Malet et Michel Piccoli

Le roman de Stefan Zweig est l'un des fleurons de la littérature du XXè siècle.
On l'aura dévoré sans doute à l'âge où l'on se pose les questions essentielles, tous ces "qui suis-je ?" et autres "où vais-je ?" qui ont afflué dans nos cerveaux adolescents.
On ne fait que vérifier en fait ce que l'on pressentait depuis longtemps.
On se précipita alors sur la chaîne de télévision (La 7, ancêtre d’Arte) qui osait proposer à 20h30 l'adaptation qu'Etienne Périer, bon réalisateur rompu à tous les genres (de certains "Maigret" à une "Rumeur" de bonne mémoire) en fit ; c'était en 1981, en un temps où la télévision pouvait faire son devoir d'édification des foules par la transgression.
Le résultat fut convaincant : le très grand Michel Piccoli et le jeune Pierre Malet (toujours en service d'à présent vieux routard de la télé) incarnaient à merveille le personnage de ce professeur et de cet étudiant en proie à la séduction réciproque en une relation homosexuelle qui, sur le fil, restera somme toute platonique.



Studio Canal eut un jour la bonne idée d'offrir ce téléfilm sur un support DVD dont on n'exigera pas une qualité sans faille.
Mais le document est d'importance, car exemplaire de la "bonne" adaptation d'une œuvre littéraire et qu'il révèle combien l'époque actuelle est devenue frileuse en tous domaines.
On retrouve donc avec plaisir ce transfert sous une bannière "rainbow" qui relègue, par définition, l'objet-DVD au fin fond des officines commerciales (l'enfer ?) alors même que de nombreuses personnes de toutes inclinations seraient susceptibles d'acquérir ce film adapté d'une œuvre importante.

"Rainbow Classics" : cqfd.

Bande-annonce :


Bonus :
Pierre Malet est le frère jumeau de Laurent Malet que l'on vit notamment dans Querelle, de Fassbinder.
Les deux frères eurent, dans leur jeunesse, la cote auprès des minettes... et des gays.
Au point de faire la une des magazines pour ados : 

Pierre Malet, "garçon d'or 1978", rien que ça !

Les jumeaux Malet

mardi 10 août 2021

Les garçons de Paradis

Chambre d’hôtel dans le Sud  - Yves Paradis  1986 

Percutant


Le danseur Oscar Nilsson, filmé en 2009 par Hedi Slimane, improvise sur les rythmes de la batterie.
Nilsson était à l'époque membre "Royal Danish Ballet".

De bon sens

lundi 9 août 2021

Seuls les rêves sont réels

Extrait de l'annuaire du Rockford College (Illinois) de 1970

Années folles

 





Les "années folles" portaient bien leur nom, si l'on en juge par ces photographies prises par Brassaï, pendant les années 30, au Bal de la Montagne-Sainte-Geneviève.


Divulgâché



Dommage que le titre dévoile la jolie chute de cette vidéo extraite de cette belle série péruvienne.
(Pourquoi n'as-tu pas continué ?)

dimanche 8 août 2021

Mousse


Bon dimanche !

Bellezza !


En Vénétie, j'ai beaucoup écouté cette Ouverture pour deux violons, viole et deux hautbois de Giuseppe Antonio Brescianello [1690-1758]. Un ravissement, n'est-il- pas ?

La nuit dernière,

nous nous amusâmes comme des petits fous !

samedi 7 août 2021

Tête-à-tête estival

Tombée de la nuit


On peut activer les sous-titres français de ce beau court-métrage.

Treviso/Trévise

Je n'ai pas encore évoqué le séjour à Trévise, ville moyenne qui s'abrite derrière d'antiques remparts qu'on dirait érigés par Vauban.
Même si Venise nous apparaît moins surpeuplée en cette période d'incertitudes, il est bon de s'en éloigner pour jouir de la tranquillité offerte par sa voisine, un avantage non négligeable résidant dans les tarifs pratiqués (on peut pratiquement diviser par deux ceux de sa prestigieuse voisine) qui permettent de s'offrir quelques folies.
On retrouve, bien sûr, une circulation automobile raisonnée toutefois : les piétons et les cyclistes bénéficient de voies dédiées et d'une vaste zone piétonne propices à ces déambulations, le nez au vent, que j'affectionne.
La ville vaut que l'on y fasse un détour, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Parcourir pédestrement la Via Vittorio Veneto réserve cependant de jolies surprises, comme cette villa Rosa et son parc, malheureusement inaccessibles au commun des mortels :

La Villa Rosa 

La porte San Tomaso d'entrée dans la cité

vendredi 6 août 2021

Passé enfui



 

Et pendant ce temps, Tom fait du tricot

STEPHEN MCCARTHY / SPORTSFILE / GETTY IMAGES




Entre deux longueurs de bassin,
le plongeur britannique Tom Daley se livre à sa passion du tricot, activité découverte lors du premier confinement.
On ne sait pas si les ouvrages sont destinés à son mari.

Note à 10 h 30
L'activité n'est pas gratuite : Tom vend ses ouvrages au bénéfice d'une association mobilisée dans la lutte contre le cancer du cerveau. 




Fesses bling-bling

Un certain Jared dans une chambre d'hôtel à Dubaï,
point de rencontre(s) de la nouvelle "jet-society" instagrameuse.

jeudi 5 août 2021

" Je fais la gueule, car

Jared Celma

c'est tellement désagréable d'être obligé de voyager en "first", mes chéris ! "

«Du coup», «genre», «j’avoue» et autres tics de langage

Dans un récent billet du Figaro, lequel n'est pas de mes lectures favorites, Maguelonne de Gestas (une baronne ?) dénonce les tics de langage qui polluent nos phrases. Elle oublie "je pars à Lille" (ou pire : "je suis, je pars, je vais sur Lille"), "au final", "en vélo" et autres barbarismes que j'ai maintes fois dénoncés ici. Quant aux journalistes du Figaro, bien leur prendrait d'éviter les anglicismes dont leurs articles sont truffés, tel, en ces temps de pandémie, ce "cluster" qui fait florès également chez les concurrents.

On peut lire l'article en question par ici : clic

mercredi 4 août 2021

Alangui

Photo M. Kulish

Venise retrouvée

Pendant la crise sanitaire, Venise a repris des couleurs. Débarrassée un temps des hordes de touristes, la Sérénissime a retrouvé ce qui fit sa splendeur : une lumière incomparable, des eaux presque transparentes où la faune aquatique a pu s'épanouir à nouveau.
Cet excellent numéro de la série Échappées belles, déjà diffusé en janvier dernier, est à voir en "replay" sur le site de France Télévisions.
Je le recommande vivement.
Ce que ce document ne dit pas, c'est que le passage dans la cité des navires de croisière mastodontes est désormais interdit.
De quoi réjouir tous ceux qui en subissent les conséquences depuis de nombreuses années.
Je sais que je ressasse, mais c'est un événement qui vaut bien un toast ! Au Campari Spritz, comme il se doit, les Vénitiens authentiques rejetant désormais l'Aperol de couleur orange. Cette marque de la maison Barbieri s'est considérablement développée de par le monde. Sur le Campo San Stefano va ouvrir prochainement une terrasse Aperol". Les autochtones font de la résistance en adoptant le breuvage rouge de la marque concurrente.

Un spritz au Campari.
Il est fort rare, en Italie, qu'on serve une boisson de ce type sans l'accompagner de délicatesses : générosité locale. En France, on vous accordera trois cacahuètes, ou, comble de mansuétude, quelques chips.

mardi 3 août 2021

Organdi

L'organdi est un tissu originaire du Turkménistan, de la ville de Kounia-Ourguentch autrefois appelée Ourganda, ville de commerce entre Arabes et Chinois.

Une ballade pour vos balades


En forêt, dans les écouteurs, un peu de Chopin par un grand du piano ne peut pas faire de mal.
Bien au contraire.

lundi 2 août 2021

Après une telle soirée...

Avant la censure


C'est un extrait du film de Lloyd Bacon Wonder Bar ,sorti en 1934 juste avant l'entrée en vigueur du tristement célèbre "code Hays" (pas d’homosexualité, de blasphèmes ou de décolletés à l'écran) décrété en 1930, mais appliqué en 34. Durant cette période de 4 ans, dite "période precode", Hollywood s'en donna à cœur joie, comme ci-dessus.

dimanche 1 août 2021

Chauffe, Marcel !

Marcello, Marcello !


D'Alessandro Marcello (1673-1747), on connaît surtout l'Adagio du Concerto en ré mineur, adapté pour le clavier par son confrère J.S. Bach.
Celui-ci, qui accompagnera peut-être votre dimanche matin est le deuxième d'une somme de six concertos regroupés sous le titre La Cetra.
Ce cher Alessandro, outre ses talents de compositeur, était également écrivain, mathématicien et philosophe.
On savait mieux, à cette époque, combien la vie est courte et qu'il faut la bien remplir.

La paille et la poutre

De ce côté-ci des Alpes, les Italiens sont réputés indisciplinés.
À Paris, on peut constater le règne du " moi moi moi je fais comme je veux" : serveurs sans masque, attroupements, sans même évoquer les manifs encouragées par les gourous fachos de toute espèce.
L'Italie a payé un lourd tribut au Coronavirus. Ses ressortissants en ont tiré la leçon, redoublant de précautions dans la vie quotidienne. Si, à Venise, le port du masque n'est pas obligatoire à l'extérieur, l'intransigeance règne, notamment dans les "vaporetti" où il n'est pas rare de voir un passager admonester le touriste négligent : "mascherina ! mascherina !".
En outre, un joli masque, c'est tellement chic :

Les masques estampillés "Sérénissime" : de bon aloi.

Tu penses à moi, là ?