Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 24 octobre 2012

Un observatoire idéal

J'avais oublié que, moi aussi, qui me plais à m'entourer de beaux garçons "à filles", pouvais être aussi frivole. Un jeune ami, "garçon à garçons", me fit revenir, l'autre après-midi à ma réalité, quand nos pas nous guidèrent (inconsciemment ?) vers ce café proche du centre Pompidou, où nous avons passé près de deux heures à observer les passants, dont un nombre conséquent de garçons sensible. En "pétasses" achevées, nous supputâmes, nous extasiâmes (un peu), critiquâmes (beaucoup). Délicieux moment ! Le café viennois servi par un bellâtre peu viril était infect et le milk-shake de la même eau (c'est le cas de le dire). Mon jeune ami me fit remarquer que certains passants ou voisins de table étaient peut-être des lecteurs de Gay Cultes !
Je peux me targuer, moi, Silvano, d'être allé à la rencontre de mes lecteurs, ou, plutôt, d'une partie d'entre eux, car, même si nous avons constaté une nette "uniformisation", j'ai toujours à l'esprit, rassurez-vous, que Paris n'est pas la France, laquelle n'est pas le monde. Ayant une sainte horreur de tout "communautarisme", je sais combien notre confrérie (c'est plus joli que "communauté") est diverse.
Heureusement.

Un vaste échantillon de l'espèce humaine : beau spectacle !


J'aimerais savoir où se trouve cette librairie.
"A La Rochelle", me souffle Pierre, commentateur vigilant.

Cadeau : Schumann | A. Laloum, piano



C'est une "petite pièce" très célèbre, une écriture simple, de difficulté moyenne, certes, mais ici, sous les doigts d'un des plus beaux talents de la nouvelle génération du piano français, elle trouve tout son relief. Oublions nos références, écoutons, profitons de ces quelques secondes de grâce, remercions les musiciens pour leurs cadeaux inestimables. Rêvons.

mardi 23 octobre 2012

L'appel du large


Des moments inoubliables


Photo "bloguée" et "rebloguée" : pourquoi m'en priverais-je ?

Le Danieli


Quand j'arrive à Venise, l'un de mes plaisirs consiste à déguster un espresso dans les salons de cette vénérable maison.
Bien sûr, le prix des chambres, et, a fortiori, des suites, y est prohibitif, et l'on choisira plus raisonnable pour peu que l'on puisse petit-déjeuner à l'air libre. Certains établissements vénitiens disposent d'un jardin ou d'un patio propres à satisfaire mes désirs : j'en sais un, près du Campo SS Apostoli, dont je ne donnerais l'adresse pour rien au monde. Je ne peux y séjourner qu'avec beaucoup de chance, en réservant très longtemps à l'avance, tant son jardin attire les visiteurs du monde entier.
Je laisse donc le Danieli aux millionnaires, mais ne manque jamais d'aller respirer ses parfums de vieux cuir et de boiseries soigneusement cirées, vestiges des temps anciens où la Sérénissime ne subissait pas l'affront de ces mastodontes de croisières qui voguent désormais sur la lagune meurtrie.

Si, comme moi, vous êtes tombé en amour de Venise, voyez donc ce blog, pas gay mais toujours de fort bonne humeur, dont un fidèle lecteur m'a glissé le lien dans un commentaire : clic

Chien culte

Faut-il être gay pour avoir cette marque de chiens ?
Ça m'amuse beaucoup, ça !

Florence, bientôt


Santa Maria Novella recèle les trésors des débuts de la Renaissance - Photo Silvano Mangana

J'ai tellement de choses à dire*/**


*à chanter, aussi.
** Ça devrait amuser quelqu'un qui me connait bien...

lundi 22 octobre 2012

Il est des jours

l'on 
finirait
par


regretter
la 
plage...

Jeune homme moderne


Gentilhomme

Portrait ancien revisité par  Nikola Eftimov | Flickr via beggars would ride


Marlon Brando, une personnalité complexe (GC Archives)

Jules César - J.Mankiewicz 1954


Sex-symbol en majesté du cinéma d'après-guerre, Brando (1924-2004) (selon Wikipedia, donc à lire avec modération) n'aurait pas fait mystère de sa bisexualité, dont il parle sans ambages dans une interview accordée en 1976 à Gary Carey.
Selon la même source, il aurait eu des relations charnelles avec Montgomery Clift, James Dean et Cary Grant.
Peter Manso fait référence à cette sexualité double dans sa "Biographie non autorisée" parue aux "Presses de la cité".
Il semble qu'avec le temps le voile se déchire sur les amours tumultueuses de cette forte personnalité qui marqua l'histoire du cinéma d'interprétations inoubliables : dans sa filmographie, du "Tramway" d'Elia Kazan au personnage halluciné(nant) qu'il incarne dans "Apocalypse Now" de F.Coppola, on reste bouche bée, en ce qui nous concerne, devant son Marc-Antoine dans l'exceptionnel "Jules César" de Mankiewicz (1954) et, bien sûr, son Don Vito Corleone dans Le Parrain de Francis Coppola.
Glanées, ça et là, quelques photos révélatrices d'un magnétisme qui explique pourquoi il fut et demeure l'une des plus lumineuses étoiles (star) du firmament hollywoodien :







Aux côtés de James Dean.
On ne sait pas qui est le jeune homme qui s'appuie sur l'épaule de Jimmy...
... mais en y regardant de plus près...