Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
jeudi 10 septembre 2020
Venise encore : un jardin dans la lagune
On peut faire de jolies photographies du haut du campanile de San Giorgio Maggiore, l'île qui fait face au Palais des Doges, et, de là, rejoindre la Giudecca qui fait face aux Zattere.
Il faut explorer cette île pour s'éloigner des boutiques de luxe qui se serrent autour de San Marco : avec le sestiere Castello, c'est une Venise populaire qui s'offre au visiteur désireux de s'écarter des chemins balisés, battus et rebattus.
Quand, comme moi, on vient pour la énième fois, il y a toujours à découvrir : la Sérénissime et ses abords ont beaucoup à offrir pour peu qu'on soit curieux.
mercredi 9 septembre 2020
L'ange 10121
Pauvre ange qui se voit estampillé d'un numéro matricule !
Le registre des anges de ce journal est pourtant moins sinistre que celui d'un commissariat de police ou d'un greffe quelconque ce me semble.
Un jour il y eut le Tintoret
![]() |
| La crucifixion de Jacopo Robusti dit Le Tintoret |
J'ai eu le besoin irrépressible de retourner à la Scuola Grande di San Rocco.
Je rate toujours les photos dans les lieux de foi et de culture où sont les chefs-d'oeuvre.
L'émotion, sans doute.
Symbolique
Le dépérissement de ce piano, d'excellente facture allemande à l'origine, reflète à mon sens l'état d'une civilisation à bout de souffle qui glisse vertigineusement sur la pente de l'abêtissement.
Vivrai-je assez longtemps pour assister à une nouvelle Renaissance ?
Il est hélas permis d'en douter.
Supermarché vénitien
mardi 8 septembre 2020
Le chemin des contrebandiers 2020 (extrait 1)
La première bolée de cidre
![]() |
| Et Paul vit qu'il était beau. |
Au
cours de l’une de ses errances entre chien et loup le long du chemin des
contrebandiers, Paul avisa un garçon juché sur un rocher qui fixait obstinément la
ligne d’horizon.
Ce
n’était pas un lieu de drague : les gens « comme ça » se rencontraient
dans le jardin de la gare ou dans un recoin de la courtine où l’on trouvait encore à cette époque, des toilettes publiques.
L’endroit
était sauvage où la mer venait laminer des rochers acérés.
Il
fallait une certaine adresse pour sauter de l’une à l’autre de ces pierres
tranchantes sans se fracasser en contrebas.
L’idée
du drame toujours possible l’oppressait tout en lui étant délicieusement
agréable.
À
cette heure, il était rare qu’on trouve en ce lieu âme qui vive.
Les
deux garçons s’observèrent un long moment avant de s’adresser la parole.
Chacun
voyait l’autre comme un intrus en son territoire.
L’inconnu
fumait ; Paul, banalement, lui demanda une cigarette que l’autre lui
tendit avec mauvaise grâce, pour décréter peu après, d’un rictus, que le nouveau
venu ne « savait pas fumer ».
Le
ton était ironique, sec, à la limite du mépris.
On
en vint à un échange de banalités auquel Paul sut mettre un terme par un
habile « t’es pas d’ici, je t’ai jamais vu en ville ? », déterminé
à instaurer un dialogue moins convenu.
Il
s’appelait Yannick, « Yann », dit-il enfin sur un ton plus
amène ; et oui, il était d’ici mais faisait des études à Nice où il
passait toute la semaine ; il y logeait - il en semblait très fier - dans
une chambre d’étudiant que ses parents louaient à son intention.
Et Paul
vit qu’il était beau.
Et
comprit illico qu’il lui faudrait beaucoup de patience pour le conquérir.
La nuit tombait qui les ramena vers la ville, devisant en chemin comme deux vieux
amis.
Ils
se trouvèrent assez de points communs, de centres d’intérêt, pour envisager de
poursuivre la relation et se donnèrent rendez-vous pour le lendemain dans un
café du port.
Paul
n’allait jamais dans ces rades où l’on ne croisait qu’Anglais ivre-morts ou
vieux loups de mer abrutis d’alcools anisés.
Il
sentit, se rendant au « Calumet », que son cœur battait la chamade
sous la chemise bien repassée, la neuve qu’il mettait pour la première fois.
Il
le vit venir de loin, brun aux yeux clairs à la peau de marin tannée sous les embruns
déjà, vêtu d’un jean noir et d’un tee-shirt blanc qui contrastait heureusement avec ses
cheveux noir d’encre.
Paul
fut à peine surpris de voir que le jeune homme portait une guitare en
bandoulière.
Yann
l’accueillit avec le plus beau sourire de la galaxie.
Il
buvait - c’était insolite ici - une bolée de cidre ; voyant le regard
surpris du nouvel arrivant, il expliqua :
« Je
suis breton, j’aime le cidre, les galettes de blé noir, les filles blondes et
la mer. »
Paul
commanda une bolée pour lui être agréable et trouva le breuvage délicieux.
Son
compagnon lui plut qui s’exaltait, volubile, pour se réfugier par instant dans
un mutisme de nature à désarçonner interlocuteur moins curieux.
Bien
au contraire, Paul mettait à profit ces silences subits pour mieux s’enivrer de
cette beauté qu’aucun artifice ne venait dénaturer ; juste assez longue,
la chevelure était soyeuse, d’une finesse rare ; une mèche en ruisselait
sur l’œil bleu, sur laquelle le garçon soufflait quand elle le gênait trop.
Le
corps était de muscles secs, d’un garçon qui devait nager, courir, que Paul
s’imaginait jouant avec un chien sur une pelouse ; et il s’en trouva
stupide, ne pouvant réprimer un rire libérateur.
« Qu’est-ce
qui te fait marrer ? » dit Yann, que l’éclat avait sorti de ses
pensées.
« Oh
rien, c’est con, je t’imaginais jouant avec un chien dans un jardin, je ne sais
pas pourquoi. »
À son tour, Yann s’esclaffa et, portant deux doigts à la bouche, émit un
sifflement strident.
Aussitôt
apparut, sortant d’on ne sait où, un chien de race indéfinissable, au pelage
noir et blanc assorti à son jeune maître.
«
Je te présente Bill, mon meilleur copain. »
L’animal
se livra à une frénétique démonstration d’affection et, sur un ordre abrupt, se
coucha à leurs pieds, soudain apaisé.
Les
deux nouveaux amis passèrent ensemble de longues heures, se découvrant sans
trop en dire, parcourant la jetée, Yann détaillant chaque bateau, fier de
montrer ses connaissances en la matière.
Il
jouait de la guitare –il « grattait » disait-il humblement, pour
« s’éclater » -, et se dit admiratif quand Paul lui parla de ses études
musicales.
Contrairement
à son habitude, Paul ne révéla pas tout de go sa différence ; il se voulut
allusif pour tester la capacité de tolérance de son nouveau camarade.
Il
fallait que Yann lui donne un signe d’intelligence, ce qui ne tarda pas à se
produire ;
à
Paul qui lui disait qu’il le faisait penser au Delon jeune de « Plein
soleil », le jeune homme répondit :
«
De ta part, j’imagine que c’est un sacré compliment » qui révélait qu’il
avait reçu le personnage cinq sur cinq.
(à suivre)
(c) Louis Arjaillès
Nota : je me suis attelé à une refonte de textes rédigés dans les années dix de ce siècle. J'en livrerai ici quelques extraits que les plus intéressés d'entre mes lecteurs voudront bien commenter.
Tourniqué et nique ton keum
Dans la salle 2 (nommée à juste titre Sexe de l'exposition Untitled 2020 de la "Punta della dogana" de Venise, ce Turnstyle en bois de chêne de Kasia Fudakowski que l'on peut toucher et traverser somme on le ferait d'un portillon de métro.
Je ne m'en suis pas privé :
c'est rigolo et très bien fait.
Tout près des dessins au crayon de David Hockney difficiles à photographier :
Ce sont deux hommes qui s'en font l'amour.
lundi 7 septembre 2020
Venise m'euphorise
Comme prévu, la Sérénissime, à cause de la pandémie (grâce à elle ?) m' est apparue telle que je ne l'avais jamais vue.
Et ce n'était que la quinzième fois que je l'aimais.
Comme dans notre pays, où les Français ont choisi, dans leur majorité, de passer leurs vacances, Venise a attiré une foule d'Italiens ravis de découvrir la cité des Doges rendue à elle même, sans ces touristes d'un jour irrespectueux de sa beauté : pas de bains de pieds dans la lagune, pas de beaufs ingurgitant leur pizza "al volo" assis sur les marches de San Marco ou sur celles des multiples "pontile", pas de grands bateaux de croisière déversant leurs foules d'un jour armées de perches-à-selfies, transformant cette ville éminemment baroque en parc d'attractions au parcours balisé.
On entend donc essentiellement la langue-musique de Dante ; s'y égarent parfois, minoritaires, celles de Goethe ou de Molière.
Dans le vaporetto, qui, il y a peu, éveillait le souvenir du métro parisien aux heures de pointe, on entend râler, en toute logique, un couple de jeunes français se plaignant que les "bâtiments" (!) ne sont pas assez éclairés (on est au crépuscule) pendant que je jouis de la quiétude qui règne enfin sur le Grand Canal dont les eaux ont quasiment retrouvé leur pureté originelle.
Le soir, les places, les venelles, la "plage" qui jouxte le "Rialto mercato", où l'on déguste l'ultime "grappa" avant de rentrer au couvent (l'hôtel fut en des temps reculés un monastère), laissent entendre le silence que trouble à peine le clapotis des eaux du canal ou, parfois, le toussotement d'un vaporetto fatigué d'avoir subi tous les assauts.
Quant aux vrais Vénitiens - il en reste quelques uns ! - on sait, l'expérience aidant, où les trouver, en population lassée des diverses invasions barbares d'hier et d'aujourd'hui ; on apprécie leur discrétion et l'orgueil qui se manifeste par leur refus de consommer, désormais, cet "Aperol Spritz" vendu à prix d'or sur les terrasses parisiennes : leurs spritz à eux sont maintenant rouges de Campari, signe de résistance au marketing de la maison Barbieri devenue, grâce à son breuvage orangé, firme internationale florissante.
Autour des "cicheti" - ah, parmi ceux-ci, cette sorte de brandade de morue sur toasts ! - ils se retrouvent dans d'obscurs "bacari" connus d'eux-seuls, quand le visiteur lambda se laisse gruger par des "aperitivi" sans générosité sur l'artère principale du Cannaregio, celle où le touriste harcèle l'autochtone de "San Marco, please ?". Excédés, mais non sans humour, des petits malins ont tracé à la craie des indications fantaisistes destinées à égarer le passant qui tourne et vire sans jamais aboutir à la fameuse place aux pigeons (dans les deux sens du terme).
Je pense, ayant relu Taine à la faveur de ce séjour, à l'émerveillement qui le saisit lors de sa découverte de la Sérénissime lors de l'avant-dernier siècle (comme le temps passe), et, comme lui et tant d'autres visiteurs sachant la regarder, en savourer toute splendeur, j'ai, à chaque fois, le cœur serré quand il me faut la quitter.
![]() |
| Je vous le promets : ce sera mon seul coucher de soleil. Mais, reconnaissez que ce n'est pas laid. |
En guise de carnet de voyage, j'ai choisi de publier, ci-dessous, des photos (avec ou sans légende) qui, à mes yeux, racontent ce bref séjour.
Je ne vous apprendrai sans doute rien, internautes chevronnés, en rappelant qu'il suffit de cliquer sur les photos pour les afficher en très très grand :
Je ne vous apprendrai sans doute rien, internautes chevronnés, en rappelant qu'il suffit de cliquer sur les photos pour les afficher en très très grand :
dimanche 6 septembre 2020
Ce "jeune" trio, composé de Lucas Debargue, Andrei Ioniță et Clara Jumi-Kang fait honneur à ce magnifique trio de Tchaikovski, dont la version de référence reste, sans doute, celle de Kogan/Rostropovich /Gilels dont j'ai le bonheur de posséder le disque vinyle, l'un de mes disques de chevet... ou de réveil.
J'ai une véritable admiration pour le travail de Lucas Debargue, l'un des grands pianistes français actuels, à la personnalité attachante, dont les Scarlatti rivalisent sans peine avec ses plus grands prédécesseurs.
45 minutes de plaisir.
Ça vous enchante un dimanche.
samedi 5 septembre 2020
Respect de soi
Il faut se rendre à l'évidence :
mieux vaut une chemise que
les tee-shirts informes dont
s'affublent, hélas, tant de nos
concitoyens.
J'avoue que je porte moins
bien ce vêtement indispensable
que le monsieur ci-dessus.
Saint François tout nu
Pour François et le Chemin du soleil (Fratello sole, sorella luna) en1972, qui relate la vie et l'oeuvre de St François d'Assise, Franco Zeffirelli ne pouvait résister au plaisir de dénuder son acteur principal Graham Faulkner.
Si le film obtint l'Oscar des meilleurs décors (la preuve, ci-dessus), il ne laissera pas une trace notable dans l'histoire du cinéma.
Zeffirelli signa une Mégère apprivoisée qui vaut surtout par l'affrontement sur l'écran (comme à la ville) entre Liz Taylor et Richard Burton, et un Roméo et Juliette qui vaut surtout - ce que mon point de vue - par la bande originale de Nino Rota et... la beauté de ses personnages masculins, Leonard Whiting en tête.
vendredi 4 septembre 2020
Plongeur
![]() |
| George Daniell (1938) |
ce genre de spectacle apparaît peu probable aujourd'hui.
La musique classique, c'est pas pour les jeunes.
Vraiment ?
Frédéric Chopin : Rondo Vivace (troisième mouvement) du Concerto N°1.
Concours d'orchestres symphoniques des écoles de musique nationales polonaises
Mateusz Duda - piano
Zygmunt Nitkiewicz - chef d'orchestre
Orchestre Symphonique de l'École de Musique Marcin Jozef Zebrowski à Czestochowa
Salle de concert de la Philharmonie de Czestochowa
Frédéric Chopin : Rondo Vivace (troisième mouvement) du Concerto N°1.
Concours d'orchestres symphoniques des écoles de musique nationales polonaises
Mateusz Duda - piano
Zygmunt Nitkiewicz - chef d'orchestre
Orchestre Symphonique de l'École de Musique Marcin Jozef Zebrowski à Czestochowa
Salle de concert de la Philharmonie de Czestochowa
jeudi 3 septembre 2020
Être gay en Angleterre ne fut pas toujours simple
En 1811, le seigneur évêque de Clogher, Percy Jocelyn, fut accusé d'avoir «commis des actes contre nature avec un autre homme» par un homme du nom de James Byrne. L'évêque intenta une action en justice contre les accusations qui, selon lui, étaient fausses : déjà, à l'époque, contre une "dénonciation calomnieuse".
Compte tenu du manque de preuves à l'appui des accusations et compte tenu de l'appartenance de l'évêque à la Society for the Suppression of Vice - une organisation responsable de nombreux raids sur des maisons de molly (lieux de réunion gay) - le tribunal a condamné Byrne à trois flagellations et deux ans de prison. Byrne a failli mourir des deux premières flagellations ; il a donc rétracté son accusation, et la troisième flagellation a été annulée.
Les accusations de Byrne, cependant, n’avaient pas été oubliées en 1822, lorsque l’évêque Percy Jocelyn fut pris en flagrant délit de sodomie avec un soldat nommé John Moverly. Le scandale qui a suivi, compte tenu de l’hypocrisie de l’évêque et de son statut social élevé, était si énorme que la supériorité morale de chaque membre du clergé en Angleterre a été remise en question. Le scandale s'est répercuté dans toute la société. Le suicide de Lord Castlereagh, moins d’un mois après, aurait été dû au fait qu’il était victime de chantage pour «préférer les hommes». Quant à l'évêque, il eut la chance d'avoir les moyens de s'échapper d'Angleterre vers la France.
La France avait dépénalisé la sodomie en 1791, et lorsque Napoléon créa un nouveau code pénal en 1810, il se garda d'y inclure toute loi interdisant la sodomie. En conséquence, Paris est devenu une sorte de «point chaud» pour les personnes homosexuelles et transgenres. Toutefois, aucune loi n'existait pour les protéger, et le comportement n'était certainement pas accepté, mais Mgr Percy Jocelyn était toujours en mesure de s'installer à Paris sous son propre nom et fut accueilli dans la société française. En effet, tout l'Empire français représentait une expérience différente et plus libre pour les homosexuels que partout ailleurs dans le monde.
D'après Gail Eastwood
Compte tenu du manque de preuves à l'appui des accusations et compte tenu de l'appartenance de l'évêque à la Society for the Suppression of Vice - une organisation responsable de nombreux raids sur des maisons de molly (lieux de réunion gay) - le tribunal a condamné Byrne à trois flagellations et deux ans de prison. Byrne a failli mourir des deux premières flagellations ; il a donc rétracté son accusation, et la troisième flagellation a été annulée.
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| L'évêque et le soldat dans une gazette de l'époque |
La France avait dépénalisé la sodomie en 1791, et lorsque Napoléon créa un nouveau code pénal en 1810, il se garda d'y inclure toute loi interdisant la sodomie. En conséquence, Paris est devenu une sorte de «point chaud» pour les personnes homosexuelles et transgenres. Toutefois, aucune loi n'existait pour les protéger, et le comportement n'était certainement pas accepté, mais Mgr Percy Jocelyn était toujours en mesure de s'installer à Paris sous son propre nom et fut accueilli dans la société française. En effet, tout l'Empire français représentait une expérience différente et plus libre pour les homosexuels que partout ailleurs dans le monde.
D'après Gail Eastwood
mercredi 2 septembre 2020
Torino... no
Intérieur vénitien
mardi 1 septembre 2020
Call me...
Je serai un peu loin de Crema.
Les chances de rencontrer un Elio
à Venise sont un peu minces.
Mais sait-on jamais ?
Aujourd'hui
Parcourir une Sérénissime
tranquille, débarrassée
des foules grouillantes
des années précédentes :
le séjour prévu en juillet
avait été reporté.
J'ai hâte !
Nota
J'hésite à emporter mon Panama :
ma fine moustache et mes
cheveux teints peuvent prêter
à confusion.
Henri Cartier-Bresson
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