Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 10 mai 2014

vendredi 9 mai 2014

Et mes fesses, comment tu les trouves, mes fesses ?

Enfin,
un "selfie"*
hautement
justifié !

*Pour les non-anglophones, terme agaçant signifiant "auto portrait".

Sous le shako, le page (2)


Affinités électives

J'aime
les
garçons
qui
aiment
Audrey
Hepburn.

Interdiction de ricaner

Villa Pallavicino - Stresa, Lac Majeur (It.) Photo Silvano avant le drame
À l'été 2012, m'arriva en ce lieu une piquante mésaventure : je n'imaginai pas qu'on pouvait fermer pareil jardin d’Éden à cinq heures et demie d'une après-midi baignée de lumière. Non, je m'étais mis en tête -va savoir pourquoi ?- que je pouvais arpenter les allées, musarder à défaut de batifoler, m'arrêter pour observer tranquillement zèbres et autres lamas, prendre mon temps. J'avais inconsciemment décrété qu'on ne pouvait me mettre dehors avant six heures et demie. Je fus tout de même intrigué, vers six heures, du silence qui s'était abattu sur l'immense propriété, troublé seulement par quelque hululement et autre hennissement. Les bars étaient fermés, l'inévitable "petit train touristique" soigneusement garé sur la butte, et je n'avais croisé âme qui vive depuis longtemps. De plus, doté d'un sens de l'orientation légendaire, j'eus quelque difficulté à retrouver la sortie, empiétant au passage sur un domaine privé, salué par d'effrayants aboiements de molosses que j'imaginai déjà lancés à ma poursuite. Quand, enfin, après de nombreux détours, j'avisai le grand portail, ce fut pour m'apercevoir qu'une lourde chaîne cadenassée l'ornait fort joliment. Dans un premier temps, n'écoutant que mon absence totale de courage, je me lamentai   sur mon sort, anticipant une nuit à la belle étoile en compagnie de bêtes sauvages, de crapauds, de serpents, et, pire, de moustiques assoiffés ! Je me résolus à escalader le mur d'enceinte donnant sur une route à forte circulation. Je me mis alors à faire de grands signes à des voitures dont les conducteurs, vu la hauteur, ne pouvaient me voir. Je réalisai ma stupidité, fouillait mon sac à la recherche d'un quelconque papier pouvant receler le numéro de téléphone de mon hôtel ; sans succès. Je me mis alors en devoir de rejoindre la terre ferme par tous moyens. J'y parvins enfin, avec l'adresse de qui n'a pratiqué d'activité physique depuis des lustres, récoltant au passage moult écorchures en glissant voluptueusement le long du mur de pierres de taille.
Fourbu, je m'arrêtai à la première plage-bar lounge pour y demander un désinfectant pour mes blessures avant que la gangrène ne me gagne. M'apitoyant sur moi-même comme je le méritais, je m'offris une grappa, puis une deuxième, pour me remettre de mes émotions. À la lecture de ce blog prétendument romantique, vous ne pouviez savoir pas, cher lecteur, à quel point je vivais dangereusement, n'est-ce-pas ?

Cadeau : un Puccini méconnu


Puccini écrivit cet air (sur un texte de G.Adami) pour un collecte de fonds de la Croix Rouge italienne, et le réutilisa un peu plus tard en guise de fin alternative à son opéra "La Rondine" créé en 1917. Il est chanté ici par Placido Domingo. Et c'est beau.

Un petit coup de pouce ?



Non que j'en sois réduit à dévorer le capiton de mes sièges, mais je veux vous dire combien j'apprécie vos dons par Paypal (voir colonne de droite) : quel qu'en soit le montant, ils sont un encouragement et me signifient votre reconnaissance du temps passé à rédiger Gay Cultes, à collecter des images, à m'investir. D'autres ont fait le choix de la publicité ; j'y suis réfractaire. J'avais lancé cette souscription en janvier et j'en ai eu un écho immédiat. Je remercie mes mécènes qui se reconnaitront, auxquels j'ai adressé un message d'amitié.
Depuis, les arrivages se sont espacés, d'où ce nouvel appel.  Même symbolique, j'apprécie grandement le geste.
Silvano

By Google :  Not that I am reduced to devour the quilting of my seat, but I want to tell you how much I appreciate your donations via Paypal (see right column) regardless of the amount, they are an encouragement to me and mean your recognition of time spent writing Gay Worship, collecting images, to get involved. Others have chosen to advertising; I am refractory. I launched the subscription in January and I got an immediate response. I thank my sponsors who recognize themselves, which I have sent a message of friendship.
since arrivals were spaced where the new call. Same token, I greatly appreciate the gesture.
Silvano


Point trop n'en faut, tout de même !

mardi 6 mai 2014

À bonne école


Note du 7 mai : il s'agit du court-métrage "Point de fuite" d'Olivier Smolders, que l'on peut voir ici : CLIC
Merci à Cyril, lecteur attentif !


Nouveau western

Photo Fiery Dragon - Pinterest

De "Chacun sa nuit" à "American Translation"

"Chacun sa nuit" de J.M Barr et P. Arnold - 2006
Captures d'écran envoyées par Jiel


J'ai commandé deux films de Jean-Marc Barr : "Chacun sa nuit", et cet "American translation" dont je rendrai compte prochainement.
Je redoute toutefois les ambiances glauques chères à cet acteur-réalisateur.

American Translation 2010

Note à 9h35
J'ai commis une bévue qu'un lecteur, Jacques-Henri (merci à lui !), m'a immédiatement signalée : j'y mélangeais allègrement films et acteurs. Les titres des films n'étaient pas tous mentionnés dans les photos qu'on m'a gentiment envoyées ; n'ayant vu aucun des deux films (je les attends), j'ai posté bêtement. Pan sur les doigts, et c'est bien fait !

Chaplin

De Louis Aragon, cet hommage à Chaplin dans l'Humanité du 26 décembre 1977 :
 
"Je ne sais pas s'il y a jamais eu d'homme qui ait eu des yeux comme les siens pour nous faire voir à la fois les pires âmes et les plus doux regards. Il y a tant à dire, et finalement il y a tant qu'on ne peut que taire. Les mots sont pauvres pour exprimer ce que mieux que tous les yeux ont pu voir... Chaplin, Matisse, Eluard, Picasso... gens inoubliables dont, longtemps après nous, continueront à rêver ceux-là dont les yeux s'ouvriront aux merveilles du monde, à qui, peut être mieux que par l'étude et la science, un vieux film oublié viendra encore donner aux enfants de plus tard, dans quelque salle de quartier, le frémissement du rire aussi bien que l'irrépressible montée des larmes".


... le frémissement du rire aussi bien que l'irrépressible montée des larmes.

L'âme de Visconti à Ischia

 

La Colombaia, à Ischia, fut la luxueuse villa de Luchino Visconti. Elle est le siège, aujourd'hui, de sa fondation. Elle abrite un musée, un café littéraire, et accueille concerts et rétrospectives. La fondation assure la maintenance des lieux, suite à une longue bataille juridique entreprise après la mort du grand cinéaste et metteur en scène.
Site de la Fondation : clic

Le café littéraire

Chaque année au mois d'août, on projette les films du Maestro à l'amphithéâtre Visconti. Navettes gratuites, aperitivo généreux tel qu'il se pratique en Italie (buffet à volonté) dans ce cadre idyllique. De quoi m'inciter à retourner à Naples dès que possible...

Cadeau : Joshua Bell joue Sarasate


Pablo Martín Melitón de Sarasate y Navascués -mais vous pouvez l'appeler Pablo de Sarasate- est un compositeur espagnol né à Pampelune en 1844, mort à Biarritz en 1908. Une rue de Paris porte son nom, qu'évoque Charles Aznavour dans sa chanson "Comme ils disent". Sarasate fut un brillant violoniste, que Joshua Bell fait revivre ici avec maestria.

samedi 3 mai 2014

Port de roi



Vivre à deux


Cadeau : Leonard Bernstein sans les mains !


"Nous voici donc au Musikverein en 1983. La Symphonie en sol n° 88 de Haydn par les Wiener Philharmoniker est en soi une petite merveille (en intégralité ici).
Rien dans les mains, tout dans les yeux !
Mais il y a plus. Sans attendre les rappels, maître Bernstein lève la baguette et reprend, en bis, l'Allegro con spirito final. Puis il baisse les bras, les croise, et décide de diriger le mouvement sans un geste. Rien dans les mains, tout dans les yeux, pour le plus grand plaisir du réalisateur Humphrey Burton. Sacré Lenny !"
(Diapason Mag)

Embrasement


Et vint le temps des floraisons


jeudi 1 mai 2014

Sylvain (encore)

Photo Bill Henson

Faune porte-bonheur

On n'en sera pas surpris : un Silvano aime forcément les sylvains.
Imaginons que par une belle matinée de printemps, cheminant en forêt pour y cueillir le traditionnel muguet, surgisse ce genre de créature : tiens, j'en fait le vœu !

Dérèglement des sens



Un aveu : cette scène de "Violence et Passion" (Gruppo di famiglia in un interno) où le "professore" Burt Lancaster surprend son trio de locataires en situation scabreuse m'émoustille encore, des années après la première vision dans une salle niçoise "d'art et essai". 
La chanson, très "variété italienne", d'Iva Zanicchi, est ancrée dans ma mémoire à jamais.

Beau comme un astre


Admirable, mais est-ce vraiment une tenue pour participer au défilé du 1er mai ?

Éphémère


J'en sais qui aimeront.
Pour les autres, appréciez l'effort entrepris pour trouver un gay muguet !