Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 10 août 2014

Grand style


Ça prend un l ou deux l ?

Deux acteurs trop tôt disparus, Marie Trintignant et un bien mignon Guillaume Depardieu dans un extrait croustillant - si je puis dire - du film de Pierre Salvadori Cible émouvante.
Je suis un peu salace ce dimanche, tancez-moi si vous voulez.




River Phoenix | "Running on empty" (À bout de course)

J'avais mis une image animée lundi dernier.
En voici un peu plus.
Je n'ai pas vu ce film ; surprenant : j'aimais beaucoup River Phoenix,
et Sidney Lumet derrière la caméra, ce n'est pas rien !
(DVD avec le titre français encore dans le commerce à prix raisonnable)





Et la bande-annonce : 


samedi 9 août 2014

Pas nu, mais diaboliquement érotique

Ça me fait penser à quelqu'un qui se reconnaîtra sûrement.
Dis, on la loue, cette voiture ?
(Pardon pour le message personnel)

Bien fait ! *


*Dans tous les sens du terme

Ange lisant

Photo d'André Kertész, Martinique 1972

Quand il y avait des bagnes d'enfants

CHASSE À L' ENFANT

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Qu'est-ce que c'est que ces hurlements

Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Pourchasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis
Qu'est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent!

Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau.

Jacques Prévert

Cadeau : ce que piano veut dire !


Cette Vallée d'Obermann sous les doigts de ce colosse (Arcadi Volodos) est tour à tour exaltée et sensible, demande que soit mise en relief la part de féminité indispensable à tout homme.
C'est du piano Majeur. J'ai entendu, il y a peu, des stupidités sur Franz Liszt, que l'on voulait absolument comparer à Chopin, quand ils sont aux antipodes ! Aimer le piano, c'est aimer à la fois Franz et Frédéric, deux de mes indispensables amis.
Allez, accordez-vous 13 minutes de pure émotion.
Et faites un placement ; procurez-vous ce très beau disque :


Dieu, que j'avais aimé ce roman...

comme
j'aime
Rome
pour
toujours.


vendredi 8 août 2014

Nu en milieu naturel



Vincent et le chat | Willy Ronis 1955
Voilà qui nous change des photos de chats et chatons "trop mignons" "postées" sur internet chaque jour jusqu'à l'écœurement total qui ne m'a pas épargné.

Paul Morand et Venise(s)

La Salute tant aimée

« C’est après la pluie qu'il faut voir Venise », répétait Whistler : c’est après la vie que je reviens m'y contempler. Venise jalonne mes jours comme les espars à tête goudronnée balisent sa lagune; ce n’est, parmi d'autres, qu'un point de perspective; Venise, ce n'est pas toute ma vie, mais quelques morceaux de ma vie, sans lien entre eux, les rides de l’eau s'effacent, les miennes, pas.
Paul  Morand (Venises - L'imaginaire Gallimard)

Personnage douteux, convaincu de collaboration avec l'occupant, réputé antisémite et homophobe (ce qui n'apparaît pas dans cet ouvrage, loin de là !), entré à l'Académie Française en 1968 après que le Général de Gaulle a levé son veto, Paul Morand signe un très grand livre, sans doute ce qui m'a été donné de lire de plus passionnant sur la cité des Doges.
Mais l'ouvrage ne se réduit pas à cela : c'est un formidable panorama sur les grandeurs et misères de la première moitié du 20ème siècle, toujours rapportées à la Sérénissime où l'auteur, comme aujourd'hui Philippe Sollers, vient et revient se reposer des tumultes de l'époque.
Seule réserve, tout finit mal : le "vieux con" apparaît dans les dernières pages :
ah, ce monde moderne ! Ah, ces hippies noirs de crasse qui souillent le paysage ! Ah, Venise accessible à tous !
Indispensable néanmoins.

Qu'il doit y faire bon vivre

Saint Etienne, Loire (Fr.)

Intérieur de bon goût

Encore une de ces villas italiennes, ça devient banal.

jeudi 7 août 2014

Flagrant délit


De Lucile Godin

Cadeau : Battiato et... Chaplin

Interprétée, il y a de cela plusieurs décennies, par la grande Mina, susurrée récemment par l'ineffable Carla Bruni (néanmoins auteur de très beaux textes pour Julien Clerc, soyons justes !), "Il cielo in una stanza" est tout ce que j'aime dans la chanson italienne dite "de variétés".
Chantée ici par l'excellent Franco Battiato, elle se marie fort bien à cet extrait du chef-d’œuvre du génial (pour une fois, le terme, galvaudé de nos médiocres jours, s'impose) Chaplin City Lights (Les lumières de la ville) :

Vicenza, ville d'art




Si vous avez l'occasion (et la chance) d'aller en Vénétie (séjour à Venise mis à part, car on doit lui consacrer du temps), partez à la découverte des villas de Palladio. Finissez par Vicenza (Vicence), mais n'oubliez pas Vérone, ville bien-sur-elle s'il en est.
Soyez fou, tiens : un tour du Lac de Garde, et votre bonheur sera complet !

Les 3 photos sont d'Enrico Baldisseri.

Cadeau : carillonnez, carillonnez !

On fait de belles découvertes en vagabondant sur la toile.
C'est apparemment du "fait maison" ; il y a même un lien pour accès à la partition.
Oui, c'est vraiment un cadeau !



Jakob Johann Froberger (baptême 1616 - décès 1667) est un compositeur baroque et organiste allemand qui eut une influence certaine sur ses illustres descendants, Bach, Handel, Mozart...

mercredi 6 août 2014

Funny fesses





Effrangé






Frères de sang

Indispensable


Cet ange est dangereux !

Je t'avais dit de m'attendre en terrasse.
Quand j'arrivai, un mystérieux cataclysme avait semé la désolation dans cette artère très fréquentée de la capitale : une voiture s'était encastrée dans un panneau de signalisation, un vieil homme était tombé de sa hauteur, gisant les quatre fers en l'air en hurlant "Venez, divin messie !", un client du café s'était évanoui, le visage enfoncé dans la bana-split qu'il s'apprêtait à déguster.
Je t'ai pris par la main : "Viens, on va manquer le début de la messe !".
Au coin de la rue, je me retournai : doucement, la vie normale reprenait son cours.


Pour faire de beaux rêves, un cadeau.

Il me vient des tombereaux de bonheur, comme ça, dans un laps de temps très restreint.
Je n'ai pas envie d'aller dormir.
Certes, c'est un "tube", mais ici, après cette version de Barbirolli dirigeant le Philarmonique de Vienne, avec une belle iconographie de surcroit, vous devriez (je devrais !) passer une douce nuit :




mardi 5 août 2014

Pas gay ? Pagaie !


Eaux vives

Aujourd'hui, ce sera...

Untitled by Yosigo

"Anges de plage".

Le petit baigneur


Plaisirs nautiques


Bel italien


Bien avant Paris-Plage...

Si j'en crois la légende, la photo a été prise lors de l'été 1943, sous l'occupation, donc.
On notera que l'on pouvait encore se baigner dans la Seine.
Je me souviens que, fraîchement arrivé de province*, j'entendis des parisiens appeler cet endroit "Tata beach" !
Faut-il expliquer pourquoi ?

* Non, lecteur perfide, ce n'était pas en 1943 !

lundi 4 août 2014

Nu et sauvage*


*Pas terrible, ce titre, vous dites-vous à juste raison : las, les billets dont le titre commence par "nu" sont les plus vus, comme c'est amusant !

"Il faut s'aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l'écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux, et ailleurs."
Victor Hugo

Garçon lisant

Le regretté River Phoenix dans Running on empty (À bout de course) de Sidney Lumet (1988)

Mes livres pour l'été :

Lion ardent Christian Combaz
Venises (!) Paul Morand (malgré tout*)
Le monde d'hier Stefan Zweig
Eva dort Francesca Melandri
Gainsbourg Gilles Verlant

* Grand écrivain, mais collabo notoire, dépeint par certains de ses contemporains comme antisémite et homophobe, ce qui n'apparaît pas dans les premières pages (dévorées) de ce passionnant ouvrage en cours de lecture.

dimanche 3 août 2014

Je reçois en toute simplicité


Dimanche gourmand

Dégustée chez mes amis du ristorante Armando al Pantheon (à Rome), cette entrée à servir tiède : une simple tranche d'aubergine sur laquelle on a déposé un peu de ricotta fraîche à laquelle on mélange de fins éclats de noix et noisettes pour lui donner un peu de croquant ; on pose sur la ricotta une tranche de pancetta enroulée autour d'un petit morceau d'abricot frais ; le tout est piqué d'une feuille de sauge pour le mariage des saveurs.
Simple à réaliser, pour peu qu'on lui apporte amour et délicatesse.
C'est fin à se pâmer, ça fait aimer la vie.

Cadeau : "Après avoir joué du Chopin, j'ai l'impression d'avoir pleuré sur des péchés que je n'ai jamais commis, et d'avoir pleuré sur des tragédies qui ne sont pas les miennes." Oscar Wilde


On pourra s'étonner du tempo ultra lent adopté par Ivo Pogorelich pour ce Prélude célébrissime. Justement, c'est un vrai bonheur d'en avoir une autre vision : ici, chaque note est "jouée", la palette sonore exploitée avec un sens de la nuance exceptionnel, l’œuvre retrouve son essence. On ne saura jamais vraiment comment Chopin jouait son œuvre, même si certains de ses émules ont donné quelques indications. Pogorelich cherche. Infatigablement, et sans se préoccuper des maîtres de chapelle qui croient régner sur la musique dite classique.
Je déplore depuis toujours que l'on ait cru bon (ah, merveilleux et infâme Cortot !) d'affubler les pièces de Chopin de sous-titres : Valse "de l'adieu", "Tristesse", ou, comme ici, "Prélude de la goutte d'eau". C'est inepte. Si le compositeur ne l'a pas fait, c'est qu'il jugeait préférable de laisser vagabonder l'imagination de l'auditeur à sa guise.


À cadeau, cadeau et demi : Chopin, Van Gogh, Kurosawa

On retrouve le Prélude de Chopin ci-dessus, choisi par Kurosawa pour illustrer (c'est le cas de le dire) cette séquence de son admirable "Rêves" (1990).
C'est Martin Scorsese qui incarne Van Gogh, rien de moins.
Si vous ne connaissez pas, je vous envie : vous allez faire une belle découverte.


vendredi 1 août 2014

Je ne suis pas difficile, vous savez ?!

Je voudrais un garçon comme lui, ou presque.

Première rencontre


Rabotez, rabotez !


L'excellent Gustave Caillebotte est très tendance chez les garçons sensibles.
Ici, le tableau se fait chair et os grâce à la compagnie Garance.
En voir plus : cliquez donc !



Pour un petit-déjeuner en paix, ça me convient tout à fait.