Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 16 mai 2021

Classieux Timothée

 Bon
dimanche !

Papa Haydn pour l'éternité


Je me souviens qu'écoutant France Musique au débotté avec E., nous usions d'un raccourci quelque peu facile pour reconnaître un compositeur : si l'on hésitait entre Mozart et le jeune Beethoven, je disais sentencieusement " C'est sans doute Haydn."
C'était injustice à l'égard de l'immense compositeur dont le style est bien particulier.
En témoigne ce bel Adagio, joué par le pianiste français Alain Planès qui n'a pas à rougir de la comparaison avec les célèbres interprétations d'Alfred Brendel.
Planès a enregistré les Sonates de Haydn en 3 volumes pour Harmonia Mundi : l'un des fleurons de ma discothèque.

samedi 15 mai 2021

Anges de plage

Photo de Christian Coigny

Photo d'Herbert List à Ostia (1959)

Réalisme

Roger Reutimann, sculpteur né en 1961 (CH) | Anatomie (2012)

Quand Eddy de Pretto chante (vraiment)... Sheila

Créée dans les années 60 par Cher, aux USA, reprise par Nancy Sinatra, Bang Bang parvint en France dans une version calamiteuse de l'idole "yéyé" Sheila, incapable (trouvez et écoutez, c'est presque assez court !) de faire passer la moindre émotion.
Eddy de Pretto a su trouver les pépites cachées d'un texte que l'on pourrait juger ridicule dans l'adaptation française de l'inoubliable interprète des Gondoles à Venise !
Il est vrai que le talent du garçon est tel qu'il pourrait sublimer la prose la plus ridicule.
On n'ira pas jusqu'à espérer une version de Chaud cacao (œuvre de la défunte Annie Cordy) par cet artiste magnifique.
Pour l'heure, voici de quoi méduser Laurent Ruquier (c'est un extrait de son émission) et estoquer la vedette de la soirée :

Allez, pour nous faire plaisir, ce "vrai direct" de la chanson Freaks.
De quoi faire pâlir, encore, ces pseudo artistes qui usèrent à foison du playback et ceux, aujourd'hui, qui ne pourraient se passer de l'auto-tune (1).


(1) Procédé qui permet de modifier la voix, lui donnant un côté robotique des plus crispants. Ce gadget numérique dont on use et abuse actuellement permet aussi de changer la tonalité vocale. Ce qui aurait bien arrangé Sheila en son temps.

jeudi 13 mai 2021

Ce que

Freddie Pearson

l'on aimerait être.
Ou avoir.

"Cousins"


Ce film portugaygais de 2019 est plutôt mauvais.
Les actrices sont toutes exaspérantes (misogynie exacerbée des auteurs ?).
Les garçons jouent un peu mieux et sont plutôt bien balancés. 
Mais, confidentiellement, ce film classé "Tous publics" par Amazon, si prude d'habitude, contient une scène d'amour physique qui compte parmi les plus chaudes qu'il m'ait été donné de voir sur un écran !
Je conseillerai de le voir en VOD plutôt que d'encombrer votre vidéothèque avec le DVD.
Et de gaspiller vos deniers.
Mais cette scène...

Chaud devant, chaud partout ! Paolo Sousa et Thiago Cazado

mercredi 12 mai 2021

Garçon en fleurs et belles(s) plante(s)

Je pars à la campagne.
À quoi voyez-vous ça ?

Christophe Charbonnel, biblique !

 





Christophe Charbonnel est
un grand artiste dont j'ai déjà
montré quelques travaux ici même.
Ici, ses David et Goliath.

Son site, où l'on peut le voir au travail est ici.
Sa page Instagram officielle est .

mardi 11 mai 2021

Si ce n'est pas de l'amour...

La Scala retrouvée : bravissimo !

 


Milan a un temps d'avance sur Paris.
La prestigieuse Scala a rouvert ses portes hier soir,
dans les conditions sanitaires adaptées :
Afin de respecter les normes de distanciation entre les musiciens, le parterre a été recouvert d'un plancher où a pris place l'orchestre, le public est cantonné aux balcons, l'entracte supprimé et les bars fermés : finis, pour le moment, les habituels tintements des flûtes à champagne et petits fours.


"Jeune homme à genoux"

Egon Schiele (1908)

lundi 10 mai 2021

Sans retouches

Anniversaire du 10 mai 1981 : qu'on le veuille ou non...


En ce 10 mai, jour du quarantième anniversaire de l'accession de la gauche au pouvoir, force est de constater que les années Mitterrand/Lang furent celles d'un foisonnement culturel jamais égalé jusqu'à nos jours.
Aucune initiative culturelle d'envergure n'a été prise par les présidents qui se sont succédé depuis et aujourd'hui la crise sanitaire laisse le secteur culturel exsangue.
Les images qui illustrent mon propos ont été prises lors du défilé du bicentenaire de la Révolution Française et proviennent des archives de Jean-Paul Goude, ici.


Avertissement : tout commentaire partisan (hors politique culturelle) sera écarté.

Perspectives du lundi

" Ah, enfin, cours en "présentiel", cette semaine ! "

dimanche 9 mai 2021

Au spectacle


Si ma mémoire est bonne - en général, elle l'est - cette photo de jeune homme juché sur un abribus a été prise lors d'une Marche des Fiertés LGBT (que les anglo-saxons appellent "Gay Pride"), il y a quelques années. Je l'avais déjà insérée dans ce journal. Si son auteur se manifeste, je ne manquerai pas de le créditer.

Bon
dimanche !

" Vous, je ne sais pas,


mais moi,
cette étude 
de Chopin opus 25 (1)
dite "Vent d'hiver" (2),
me laisse exsangue. "



(1) C'est le grand Maurizio Pollini qui joue,
et non cet imposteur d'Ivan Kardakov (ci-dessus), modèle moscovite de son état.
(2) Ne pas confondre avec Vive le vent, vive le vent d'hiver, un peu plus facile à interpréter.

Un samedi, tard dans la nuit

mercredi 5 mai 2021

Sportifs en pleine forme


Eddy de Pretto : "Parfaitement"

J'ai déjà consacré un billet à l'album d'Eddy de Pretto À tous les bâtards (cliquer).
Cette chanson me touche particulièrement : je pense au regard de mon père, à celui de mon frère aîné sur ma carrière artistique :


Il n'y aura jamais d'espace pour enfant dans mon planning Tu ne verras jamais de place dans ma berline pour vie d'famille Dans la poche pas eu de bac, ni même d'études à n'plus finir Je n'aurai pas le bon taff, celui qui, pourtant, m'f'rait plaisir Il n'y aura pas ces dimanches où l'on étale beauté rustine Il n'y aura pas ces vacances comme vendus dans les magazines Il n'y aura pas de ciel bleu ni de belles fleurs à faire sortir Les gens tout beaux qui se targuent entre eux de savoir comment bien réussir Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais comme t'es (pas parfait)
Car j'ai rien fait comme tu m'as dit Mais tu vois je souris aussi Parfaitement, je n'serai jamais assez Par rapport à toutes tes envies Mais tu vois, c'est aussi joli Je n'ai jamais vu de taches sur les visages grand sourire De ces gens cousus too tight, je n'vis où rien ne transpire Faut bien que je me démarque, je ne veux pas d'une vie de cire J'préfère prendre toutes les marques, d'une vie que personne me dicte J'ai raté ma vie putain, j'suis pas comme tu m'as dit putain J'ai pas fait de crédit putain, pire : ni même acheté de chiens Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais comme t'es (pas parfait) Car j'ai rien fait comme tu m'as dit Mais tu vois je souris aussi Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais assez (pas assez) Par rapport à toutes tes envies Mais tu vois, c'est aussi joli J'ai jamais fait comme tu m'as dit J'ai juste cherché la belle vie J'ai juste cherché la folle vie, oh J'ai jamais fait comme tu m'as dit J'ai juste cherché ma grande vie Où l'on reste pas du tout assis Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais comme t'es (pas parfait) Car j'ai rien fait comme tu m'as dit Mais tu vois je souris aussi Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais assez (pas assez) Par rapport à toutes tes envies Mais tu vois, c'est aussi joli Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais comme t'es (pas parfait) Car j'ai rien fait comme tu m'as dit Mais tu vois je souris aussi Parfaitement (parfaitement), je n'serai jamais assez (pas assez) Par rapport à toutes tes envies Mais tu vois, c'est aussi joli Parfaitement, viens voir ici comme mon différent ciel n'est pas toujours complètement gris. Parfaitement, viens voir ici comment on est tout plein à se dire les plus heureux aussi.

mardi 4 mai 2021

Je me souviens de lui

Photo X, glanée

Je me souviens de lui, qui m'a appelé un soir : je suis marié, j'ai deux beaux enfants, je t'ai aimé, j'y pense souvent, tu as été le seul mec, tu sais ?
Je me souviens de cette voiture, il roulait toujours trop vite, et j'avais délicieusement peur. La musique soul à fond qui soûlait : baisse, s'il te plaît, baisse !
Je me souviens de nos haltes à la Valmasque, des étreintes vite-fait dans ces bosquets à quelques encâblures de l'autoroute, et du soir où nous fûmes pris dans les phares d'une bagnole et lui, pantalon aux chevilles, hurlant aux intrus "qu'est-ce qu'y a, cassez-vous !" ; il n'avait pas l'air de plaisanter, ils firent demi-tour fissa ! Je revois la plage à St Tropez, déserte en mars, j'avais froid ; il se baignait nu et disait elle est bonne, viens te baquer, et je ne vins pas.
Je me souviens de ses irruptions chez moi - faut que je prenne une douche, trop bossé, trop chaud aujourd'hui !
Il rigolait de me voir sur le seuil de la salle-de-bains avec l'appareil-photos, - t'en perds pas une, hein !
Je me rassasiais de lui.
Quand je pense à lui, je me délecte encore de la saveur de sa peau.

  

Accomplir chaque jour une bonne action

Affiche italienne de la période fasciste.
"Bonne action", en l'occurrence, ne pouvait
donner matière à l'interprétation qui vient de germer
dans vos esprits pervers.
Quant à la signification du mot "aspirante", "aspirant" ayant deux significations en français...

lundi 3 mai 2021

Interceptions

J'ai des chaussures semblables aux siennes.
H. le Berbère a dit : tu t'habilles comme un jeune.
Comme, oui.

*

Mon petit S. n'arrête pas de m'embrasser depuis son test PCR de retour.
Je voudrais qu'il en fasse un tous les trois jours.

*

Le deuxième "saison" d'Au nom du père (Arte) ne dément pas l'impression laissée par la première.
Adam Price, scénariste de Borgen, démontre une nouvelle fois son très grand talent ; ses actrices et acteurs sont incroyables, le climat général est diablement (!) prenant.
Accro.

*


Dans l'ambiance délétère de la période, certains jouent à se faire (délicieusement ?) peur, annonçant qu'ils ne feront pas de choix, l'an prochain, en cas de duel simili-droite / extrême droite.
Certains parlent d'infantilisation de la population.
Il me semble pourtant indispensable de rappeler que le feu, ça brûle.

*
Lisant la plupart des commentaires, je me sens de moins en moins en phase avec les lecteurs de ce blog. 
Peut-être que seuls, ceux que l'on nomme "inactifs" prennent le temps d'écrire.
Il faut me faut changer certaines choses : j'y réfléchis.

*

Jeunesse triomphante :

Ph. Larry Clark

Finalement, les tatouages...

on s'y fait.

dimanche 2 mai 2021

Sourire printanier






Bon
dimanche !

Christa Ludwig : mort d'une immense artiste


La grande mezzo-soprano Christa Ludwig a quitté ce monde le 24 avril dernier à l'âge de 93 ans.
La planète-musique est en deuil.
D'un répertoire pléthorique, j'ai choisi ces deux œuvres bien différentes qui permettent de célébrer l'étendue de son talent et ses immenses possibilités vocales : ce Morgen de Richard Strauss (au piano, Charles Spencer) et, ci-après, un extrait du Candide de Leonard Bernstein, avec le Maestro lui-même à la baguette. 



SNCF

Les nouveaux "Ouigo"
sont vraiment hyper sympa.

samedi 1 mai 2021

Mugay

Gleb





Gleb Karpenko, que vous vîtes mercredi
dernier dans une petite tenue de nature à échauffer
les esprits et les sens, sait aussi choisir sa garde-robe avec goût.
Avec un (vrai) masque vénitien, on l'accompagnera sans déplaisir dans ses promenades urbaines.




Dans l'intimité, on aimera aussi

Grande tasse



Muguet, certes, mais il me souvient
que le 1er mai est le jour de la fête du travail.
Une paille ?!