Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
mercredi 30 mars 2022
mardi 29 mars 2022
À mon avis, ces deux-là, hein ?!
lundi 28 mars 2022
"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Épisode 4 : Marcel
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| (...) partager les jeux des plus grands... |
Résumé
Hiver 1937
De l'Aveyron, nous sommes partis pour Neuf-Brisach, Alsace, où vit le jeune Roland Sieffert, fils d'un instituteur protestant. C'est dans cette ville qu'a débarqué une troupe de Parisiens venus tourner quelques scènes du film de Jean Renoir La grande illusion. Un acteur du film a découvert ce que le jeune garçon voudrait bien cacher, lui dont le cœur bat bas pour un étudiant plus âgé, Roland Quirin. Sieffert a compris que sa seule chance de survivre dans une société hostile était d'adopter une attitude conforme à celle de tout homme "respectable". Il s'est résolu dorénavant à faire semblant, à rejoindre l'uniformité.
© Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
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| (...) la construction (...) d'une cabane... |
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| (...) en canoë sur le cours d'eau. |
dimanche 27 mars 2022
Muffat n'était pas manchot
Peu connu du grand public, Georges (Georg) Muffat (1653-1704) est un compositeur allemand d'origine écossaise, né à Megève où ses parents, accros aux sports d'hiver, passaient leurs vacances de Noël, qui composa beaucoup pour l'orgue. On ressent dans ce Concerto grosso n°4 (ou sonate) l'influence d'Archangelo Corelli avec lequel il collabora. Il fréquenta aussi Heinrich Biber, Maître qu'on ne célébrera jamais assez. Gloire à Chiara Banchini et à l'Ensemble 415 de mettre à l'honneur des compositeurs baroques qui méritent de sortir de l'ombre. Remarquable travail : huit minutes de plénitude, ça ne se refuse pas.
Jeu cinéma de vendredi, la réponse était :
Au IVe siècle après J.-C., le magnifique Sebastiane est membre de la garde personnelle de l'Empereur Dioclétien. Quand il essaye d'intervenir pour arrêter une exécution, il est dégradé puis exilé dans une garnison éloignée dans un lieu désertique où les soldats, en manque de femmes, s’adonnent parfois à l’homosexualité...
samedi 26 mars 2022
Joe fois 4 = divine beauté du diable
Maintes fois célébré dans ces pages, Joe Dallesandro, qui débuta dans le porno gay, devint l'égérie d'Andy Warhol. Les cinéphiles se souviennent de ses prestations chez Morrisey et ce même Warhol. En France, le beau Joe tourna pour Gainsbourg dans Je t'aime, moi non plus. Ces quatre images proviennent du film de Morrisey Lonesome cowboys (1968).
vendredi 25 mars 2022
Jeu cinéma
Un indice : ici, les sous-titres sont vraiment indispensables.
Si vous avez trouvé sans tricher, bravissimo !
Vous avez jusqu'à dimanche à 7 h 30 pour commenter.
Nus revendicatifs
jeudi 24 mars 2022
Sérénité n'est pas douce torpeur
Sur le site de la radio également, hormis la musique en direct, des "podcast" très intéressants.
mercredi 23 mars 2022
L'inoubliable premier baiser
Lecture : ça donne envie.
« À 7 ans, j’ai été condamné à mort pour un crime que j’ignorais. Ce n’était pas une fantaisie d’enfant qui joue à imaginer le monde, c’était une bien réelle condamnation. »
B. C.
Boris Cyrulnik a échappé à la mort que lui promettait une idéologie meurtrière. Un enfant qu’on a voulu tuer et qui toute sa vie a cherché à comprendre pourquoi, pourquoi une telle idéologie a pu prospérer.
Pourquoi certains deviennent-ils des « mangeurs de vent », qui se conforment au discours ambiant, aux pensées réflexes, parfois jusqu’à l’aveuglement, au meurtre, au génocide ? Pourquoi d’autres parviennent-ils à s’en affranchir et à penser par eux-mêmes ?
Certains ont tellement besoin d’appartenir à un groupe, comme ils ont appartenu à leur mère, qu’ils recherchent, voire chérissent, le confort de l’embrigadement. Ils acceptent mensonges et manipulations, plongeant dans le malheur des sociétés entières.
La servitude volontaire engourdit la pensée. « Quand on hurle avec les loups, on finit par se sentir loup. » Penser par soi-même, c’est souvent s’isoler. Seuls ceux qui ont acquis assez de confiance en soi osent tenter l’aventure de l’autonomie. Au-delà de l’histoire, c’est notre présent que Boris Cyrulnik éclaire.
À travers sa tragique expérience de vie, hors des chemins battus, Boris Cyrulnik nous montre comment on peut conquérir la force de penser par soi-même, la volonté de repousser l’emprise, de trouver le chemin de la liberté intérieure.
(Résumé de l'éditeur)
En ces temps où des individus arborent des étoiles jaunes pour protester contre un "pass vaccinal" (obsolète à l'heure où je rédige), Cyrulnik donne matière à réflexion.
On le lira.
mardi 22 mars 2022
Le téléphone sourit
Takeshi Kaneshiro dans C H U N G K I N G E X P R E S S (1994 ) réal . Wong Kar Wai
Les amateurs de "films de Chinois qui volent" l'auront remarqué dans le
beau Secret des poignards volants de Zhang Yimou (2004).
Takeshi Kaneshiro est né en 1973 à Taipei (Taïwan)
Notable
Alors qu'elle n'apparaissait jusqu'alors qu'en fin de liste, la Russie est en troisième position des pays où ce blog est le plus consulté (les "pages vues"), après la France et les États-Unis.
Soif d'évasion ?
Le journal d'Andy Wharol chez Netflix : remarquable !
La somme de documents, souvent inédits,
les témoignages, le procédé numérique qui
fait entendre la voix de l'artiste commentant
le journal publié après sa mort...
Passionnant !
Court-métrage
J'ai vécu une situation comparable.
Une suite est sortie (ou non ?) en 2019.
Je ne sais pas ce qu'elle vaut :
lundi 21 mars 2022
"Mon amant de Saint-Jean" | Chapitre II | Épisode 3 : Un homme comme les autres
| (...) cette mélancolie qui l'assaille... |
Hiver 1937
L'action se déroule à présent à Neuf-Brisach (Alsace) où Jean Renoir, ses acteurs et l'équipe technique tournent les derniers plans de La grande illusion, ce qui suscite un grand émoi dans la cité fortifiée. Le jeune Roland Sieffert, sensible inconsciemment aux attraits d'une autre Roland, étudiant plus âgé de la petite ville, est abordé par Guillaume, un comédien d'une trentaine d'années qui fait partie de la distribution, lequel le soumet à des questions sur son existence qui le troublent.
« Tu as une amoureuse, bien sûr ? » Comment a-t-il su
appuyer là où le bât blesse ? La question de l’acteur n’était certes pas innocente.
Le jeune Sieffert est peu averti, encore, des choses de la vie. Il n’a pas vu
le regard avide que le comédien a laissé errer sur lui tout au long de la
conversation, pas compris que la manière dont l’homme l’avait abordé n’avait
rien de fortuit, qu’il l'avait repéré. D’amoureuse, Roland n’en a pas, dont l’objet
des premiers désirs, mal définis encore, est l’autre Roland, le vaillant, le
fier, le beau, l’incroyable Quirin-l’étudiant, qui, lorsqu’il lui adresse la
parole, sème le trouble dans son jeune cœur.
Il lui faut lutter contre cette inavouable inclination. Il faudra s’intégrer à
la masse, être comme Bruno qui salive en évoquant les nichons de la nouvelle
vendeuse de la mercerie Gruss, comme Fairbanks, quand il enlace sur l’écran du
Colisée Mary Pickford ; comme eux tous, oui ! Ne plus jamais rencontrer l’artiste,
éviter un nouvel interrogatoire dont il perçoit confusément l’orientation, la
malignité. Il s’y était refusé jusqu’alors, mais il rejoindra Walter et la
bande, quand, cachés des regards à la nuit tombée sous le porche de la ferronnerie
close, ils détaillent, lampe-torche en main, le catalogue de dessous féminins
subtilisé à la sœur aînée en se massant l’entrejambe avec gourmandise. Il
vaincra sa répulsion, il va se dissoudre dans le moule, il répondra, enfin
aimable, aux soupirs énamourés de Mathilde, la fille du pasteur, qui le
dévisage avec insistance quand il prend place avec les hommes au temple, le
dimanche, de ce regard pesant qui le recroqueville sur son banc. Il s’efforcera d’aimer
une femme et se mariera, plus tard, quand il aura un métier. Il sera tout le
monde. Il fuira l’autre Roland, n’aura plus, la nuit, ces innommables pensées
de lui qui souillent les draps, qui créent la honte à l’idée que sa mère les
lavera, même si, armé d’une éponge, il s’échine, peine perdue, à en dissimuler
les traces. Il s’oubliera dans les livres, sera un étudiant modèle, s’astreindra
à ces exercices physiques qu’il a jusqu’alors dédaignés. Il fera semblant de
rire des facéties graveleuses de ses camarades ; il rira plus fort, tiens !
Il luttera sans cesse contre cette mélancolie qui l’assaille aujourd’hui ;
il l’enfouira aux tréfonds de son être. Il ne pleurera plus jamais comme une
fille quand Joseph, l’organiste, joue un Choral de Bach, ne humera plus jamais
les fleurs qui s’épanouissent au printemps dans le jardin du presbytère. On l’appellera
en temps voulu au service militaire, il obéira aux ordres, il se coulera dans
le moule qui produit les mêmes virilités. Il sera un homme comme les autres.
(À suivre)
© Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
dimanche 20 mars 2022
Jean Rondeau "Goldberg Tour"
Cette semaine il était en Suisse.
Impatient de l'entendre !
Modèle, quel métier !
ANDREW GARFIELD pose pour Le garçon aux fruits du Caravage dans The power of art de Simon Schama (2006).
Garfield est nommé pour l'Oscar 2022 du meilleur acteur pour son interprétation dans la formidable biographie musicale Tick, tick... boom ! de Lin-Manuel Miranda (Netflix).
samedi 19 mars 2022
Prix en hausse !
Publicité (1984)
Un joli souvenir pour les "anciens" qui suivent ce journal. Une découverte pour les plus jeunes.
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