Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 17 novembre 2010

Le premier ange

Ce fut, le 18 novembre 2007, 
la première photo
de la rubrique
"Anges" publiée
sous le titre
"Réussite".
Elle a beaucoup "tourné" depuis.
Elle est signée Anthony Gayton :



A pile ou face

Sans nouvelles du blog de "Hawt" depuis le 3 novembre,
Gay Cultes, compatissant,
vous offre
cette image digne de la rubrique dominicale "bums"
de l'absent.


- Via XYmodelcult -

Aujourd'hui, Gay Cultes a 3 ans !




Le premier article publié chroniquait le film "Maurice".
Il fut suivi d'un billet sur l'acteur Tyrone Power, intitulé "Straight, hélas !", puis d'un article sur Helmut Berger qu'on ne pourrait désigner ainsi.
Des débuts très "cinéma", donc.
Un peu plus loin, on célébrait Franz Schubert dont la sexualité a fait l'objet de supputations qu'on ne parvient toujours pas à réfuter...
Depuis, il y a eu plus de 2000 billets et/ou photos.
Et vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mes divagations.
C'est très gentil.
SC

mardi 16 novembre 2010

C'est joueur, à cet âge-là !

Jérémie Rénier, acteur



A l'heure qu'il est, tous les blogs "gay" de France et de Navarre ont dû y aller de leur billet sur "Potiche", le film de François Ozon d'après la pièce de Barillet et Gredy.
Alors oui, "Potiche" est drôle où Ozon manie avec maestria, consciemment, les stéréotypes, donnant de la France de Giscard (la fin des 70's) une vision tendre et cruelle à la fois.
Oui, Deneuve y est impériale, entourée d'une distribution idéale (Karin Viard, Fabrice Luchini, Depardieu, épatants !), la photo "d'époque" miraculeusement retrouvée nous fait penser aux production estampillées "qualité française" d'alors, à ces films "du samedi soir" avec Annie Girardot ou Mireille Darc.
Alors oui, on conseillera d'aller le voir pour passer un moment de cinoche des plus gourmands.


Dans "Potiche", Jérémie Rénier, acteur belge de 29 ans repéré dans des productions plus "dures", chez les frères Dardenne ou, à conseiller d'ailleurs, dans l'excellent "Violence des échanges en milieu tempéré" ou le très gay "Un amour à taire" pour la télévision, crève l'écran en fils de famille clone de Claude François (même chevelure, mêmes attitudes, même élégance bcbg), en flirt perpétuel avec le deuxième degré, parfait.
Déjà employé, à l'orée de sa carrière, par Ozon pour "Les amants criminels" (1999), le jeune comédien mène depuis une carrière brillante et discrète.
"Potiche" devrait le mettre au premier plan.
C'est mérité.
 Jérémie sera Claude François dans le "biopic" "Cloclo" de Florent Emilio Siri (sortie début 2012).


Avec Judith Godrèche, Catherine Deneuve et Karin Viard

Tel qu'en lui-même...

Filmographie Jérémie Rénier : clic

lundi 15 novembre 2010

Etre ou ne pas être

Parcourant, hier, par le truchement d'un lien d'ami virtuel, un blog de "pédéblogueur", j'ai lu avec intérêt un billet qui évoquait ces blogs "gay" truffés d'images suggestives.
Ici, où l'on glisse quelquefois (pas assez ?) quelque billet "de fond" sur la musique, le cinéma, la littérature et les arts en général sous le dénominateur commun "homosexualité" (mais pas toujours), on ne pouvait que se sentir concerné.
Les images "d'anges" qui jalonnent Gay Cultes ne sont pas pour autant "prétextes"; et vice-versa pour les articles et autres chroniques : elles reflètent un goût pour la beauté des jeunes hommes qui semble partagé par beaucoup.
Le blogueur soussigné se fait plaisir, certes, en diffusant ces représentations de son "idéal", mais elles ne sont qu'illustrations pour un blog "généraliste" qui veut, sans y parvenir toujours, aborder largement notre culture commune.
A 2 jours du troisième anniversaire de Gay Cultes, il est logique de réfléchir sur sa teneur; les "statistiques" que j'analyse régulièrement sont assez révélatrices.
Chaque jour, vous êtes entre 900 et 1000 à parcourir ces pages, ce qui me laisse pantois chaque fois que je décrypte ces analyses.
Gay Cultes, sur le nombre, compte un tiers de lecteurs réguliers qui l'ont placé dans leurs "favoris"; un autre tiers vient par le biais des liens complaisamment insérés par d'autres blogueurs, le reste venant des moteurs de recherche dont les "mots clés" ont de quoi laisser songeur (questionnements sur l'homosexualité supposée de telle ou telle personnalité : j'attends les mot clés "Sarkozy gay ?" ou "Schwarzeneger homo ?" avec jubilation anticipée !
Ainsi, si je m'extasie sur les qualités physiques d'un joueur de foot (je me soucie du foot en tant que tel comme d'un guigne), j'aurai droit immanquablement à des visites d'internautes soucieux de savoir si la personne célébrée dans le billet "en est".

Il y a fort à parier que la disparition des "anges" de ces pages ferait chuter considérablement le nombre de visites.
Pour tout dire, cela ne m'affecterait pas.
Les "anges" sont ici en "dénominateur commun" : j'aime et je partage; c'est joli.
Si leur présence dans Gay Cultes permet à mes visiteurs d'être accrochés par quelque article de fond sur des sujets "culturels" (j'évite toutefois autant que possible d'être élitiste, abscons, prétentieux, sentencieux), elle s'avère hautement utile.
Enfin, pour revenir à ce billet qui m'a interpellé, j'y lisais que son auteur ne se jugeait "pas assez gay".
Je me retrouvai pleinement dans l'expression, ne fréquentant pas le "milieu", n'ayant en fin de compte que fort peu d'amis "gays" (les doigts d'une main suffisent), mon homosexualité n'étant guère "visible", au point que je "loupe" parfois une relation qui eût pu s'avérer torride parce que l'interlocuteur se dit que je ne peux "en être", au point que désormais, c'est tout juste si je n'envisage pas d'arborer un badge pour me faire repérer des mes congénères !
Célibataire (non, ce n'est pas un avis à la population !), j'avoue savourer un repos bien gagné après de multiples frasques (et oui, les chroniques "Louis, garçon facile" sont très autobiographiques !).
Je suis finalement un bel (enfin, façon de dire) exemple de notre diversité et j'essaie d'imaginer ce que vous, lecteurs fidèles ou de passage, vivez quotidiennement : folles, garçons virils bien dans leur peau, garçons "sensibles", jeunes gens mal à l'aise dans leur environnement (je reçois des mails significatifs), hétéros curieux (sympathisants, quoi), qui que vous soyez, vous êtes des individus qui, bien que "fédérés" par l'amour des gens de même sexe, réfutent, de par leur éclectisme, la notion de "communauté", ce ghetto bien pratique dans lequel on voudrait nous enfermer.


Je pense, à ce vieil homme rencontré à Rome, qui me disait n'avoir jamais pu vivre sa sexualité, pris dans le carcan d'un pays empreint d'un pesant rigorisme religieux.
Les images d'anges disséminées dans ces pages depuis bientôt trois ans lui permettent de rêver; elles sont ainsi amplement justifiées.
Je pense aussi, pour finir, à ceux qui, dans l'ombre, parcourent ces pages, et qui refusent de s'assumer; j'ai conscience d'enfoncer une porte ouverte : on les retrouve dans la vaste "communauté" (!) des homophobes ordinaires.
Je leur dédie cette image sans "ange" : 

- Auteur inconnu : si vous avez l'info...-

S. Gay Cultes