Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 24 novembre 2012

Lawrence of Arabia


En vidéoprojection at home, hier soir, en bonne compagnie, le film (1962) de David Lean tel qu'on ne l'a jamais vu, restauré en haute définition, sorti en Blu-ray conjointement à la projection dans le cadre de la session organisée par la Cinémathèque Française.
Lawrence d'Arabie n'est pas seulement une fresque guerrière aux couleurs incendiaires. La psychologie des personnages y est prépondérante, même si, à l'époque, on ne put procéder que par allusions quant à la préférence sexuelle du personnage principal, historiquement avérée. On notera toutefois qu'aucune relation homme-femme (celles-ci sont absentes de ces trois heures de projection) ne vient émailler l'intrigue, comme l'auraient voulu les canons du cinéma de divertissement de l'époque. Notre perspicacité ne manquera pas de nous faire relever que la relation entre les personnages joués par Peter O'Toole et Omar Sharif est plus qu’ambiguë, et l'on peut se demander (pervers que nous sommes) jusqu'où peut mener la dévotion qui anime les deux adolescents attachés au service du grand homme...
Le cinéma "historique" trouve ici un vrai grand classique, magnifié par la photographie du chef-opérateur Jérémie Young qui sera associé également au "Docteur Jivago", autre belle fresque du même cinéaste.
Lawrence d'Arabie, tourné en 70mm, ne saurait être apprécié, dans sa splendeur, que sur grand écran.

Omar Sharif et Peter O'Toole
Dis, quand reviendras-tu ?
Un site intéressant pour comparer les différentes éditions, du DVD au Blu-ray : la différence est flagrante : clic

Ecole italienne

Valentin de Boulogne (1594-1632) | Jeune berger en buste jouant de la flûte

Cadeau : Telemann | Musica Antiqua Köln

Musée fantasque

René Magritte Museum, Bruxelles (Be.) - Photo Gaston Batistini

vendredi 23 novembre 2012

Ne nous laisse pas succomber...


Via amsterdam4dude


Joli tic


Fourrure


Ivanovitch



J'aime que le contributeur à You Tube ait illustré cette belle chanson (1968) de photographies de Laurent Terzieff, comédien inoubliable.
Où l'on voit que Julien Clerc, compositeur et interprète, fut un ange :


Quelque part...

Je ne sais pas où c'est, mais je suppose qu'il y a, à droite, un grand appartement, ou plutôt une maisonnée où l'on tient salon, le soir : nous y jouons ensemble, en mesure peut-être, ou, nous laissant emporter, en perdant le sens, une sonate mélancolique d'un musicien malheureux de n'avoir pu être ce qu'il était.

Un je ne sais quoi de diabolique


jeudi 22 novembre 2012

Et tout s'agite, loin de moi

Via Quasi Allegretto

Nous avons dix-huit ans

C'est mon antre, un lieu où nul autre membre de la famille ne peut entrer.
Ma chambre de jeune homme fait office de bureau, d'échoppe à rêves, de salon de musique.
K. est venu l'autre soir y partager avec moi des émotions : musique slave d'un autre temps en fond sonore d'une étreinte inattendue, inespérée, sauvage.
A côté, au salon, devant la télévision, "ils" ne se sont doutés de rien, attirés tels des phalènes par la lumière vive de l'écran où s'agitaient inutilement les silhouettes illusoires du "divertissement".
Nous sommes restés immobiles, en amalgame, sur le petit lit, puis nous sommes levés d'un bond, n'y tenant plus, pour aller nous aimer ailleurs, là-bas, au pied du phare, dans sa voiture, car, impécunieux, nous n'aurions pu acquitter le prix d'une chambre d'hôtel. Nous n'oublierons jamais la fulgurance de l'échange, le battement lancinant de nos cœurs, l'inconscience juvénile qui nous fit oublier que l'on eût pu nous surprendre, dépenaillés, dans notre abri dérisoire. Nous avons dix-huit ans.

Il mio rifugio*

* Mon refuge
Non, les jolies sandales ne m'appartiennent pas.

Lèche-vitrines


Il y aurait...

... un orphéon qui jouerait de la musique légère.