Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 21 août 2013

Oublier

Ah, se ressourcer, loin des agressions verbales, des sarcasmes, de l'intolérance, de l'indifférence.

Apache

Le  garçon manipulateur des Apaches s'appelle François-Joseph Culioli. Ce jeune acteur ne manquera pas d'attirer l'attention de tout spectateur sensible.
"Les Apaches" (actuellement en salles) plaira à ceux qui apprécient, pêle-mêle, Larry Clark, Pasolini, voire les grands westerns classiques. Rien de "gay" dans ce film qui met à bas tous les clichés sur la Corse-île-de-beauté des dépliants touristiques. C'est un fait-divers sanglant que Thierry De Peretti, lui-même insulaire, porte à l'écran avec l'aide de son co-scénariste, Benjamin Baroche dans une œuvre âpre, captivante, qui vous poursuit longtemps après la projection. Pas de "stars" à l'affiche, mais de jeunes acteurs du cru, impliqués, vrais, attachants. La Corse de Tino Rossi est ici montrée dans sa réalité quotidienne, celle de ses habitants. On n'y aime guère le "gaulois", ce continental qui vient "teufer" au bord des piscines. En cela, le film, sur la fin, est quelque peu réducteur : je connais des "gaulois" sincèrement épris de l'île, et la respectant.

mardi 20 août 2013


Nota : je ne pourrai publier vos commentaires que dimanche prochain 25 août.

Chat botté




Nota : je ne pourrai publier vos commentaires que dimanche prochain 25 août. 
Vous patienterez ?

Une journée salvatrice


Je croyais haïr les 15 août.
Il resplendit à nouveau sous un ciel d'un bleu exceptionnel.
Cette année, une humeur en forme de soulagement m'a permis d'aborder ce jour dit "férié" avec un regard différent. Le quartier est désert que baigne un belle lumière matinale. 
Je soigne les fleurs du balcon qui ont gravement pâti de mon absence. Mes réserves de tendresse accumulée m'ont permis de sauver ce magnifique laurier blanc que j'avais trouvé exsangue à mon retour. Il resplendit à nouveau ce matin sous un ciel d'un bleu exceptionnel, presque italien. Pour la première fois depuis le début de l'été, je peux savourer un café sur le balcon, livre en mains (Camus), sans que rien ne vienne troubler ma lecture ; pas de cris, d'avertisseurs stressés, de perceuse, d'aspirateurs chez les voisins. Je ne mets pas de musique. J'ai rendez-vous pour un déjeuner tardif au Carreau du Temple, à l'orée du Marais ; pas le Marais où pullulent mes congénères, non, le vrai, l'historique, celui où, il y a bien longtemps, je fis mes premiers pas dans la capitale, jugée d'emblée hostile, que j'ai mis tant d'années à apprivoiser. L'ami est ponctuel, qui m'offre un foulard de soie rapporté d'Inde à mon intention ; gratitude éperdue : j'aime les cadeaux hors des fêtes obligatoires, rares, précieux, gages d'amitié véritable. Terrasse, couple charmant en voisinage, restaurant "italien" très parisien, mais d'excellent niveau, pinot griggio en carafe : ici, on n'arnaque pas. Je n'avais pas dégusté d'arancini depuis mon séjour à Catania, en Sicile, il y a quelques mois déjà. Là-bas, avec générosité, ils accompagnaient un simple apéritif d'une soirée de printemps, non loin du monument dédié à Bellini où sont gravées les premières mesure de Casta Diva.
C'est croquant, puis fondant, doux...
 Je savoure : c'est croquant puis fondant, doux, relevé toutefois d'une sauce légèrement pimentée qui fait apprécier pleinement l'acqua frizzante et le vin blanc suave. Confidences échangées doucement sur cette placette ombragée, conseils attentionnés du convive : "maîtrise-toi, calme tes colères comme tu dois réfréner tes bienveillances, pense à toi plus souvent...". Tout est dit en peu de mots, dans une parenthèse, sans qu'il soit nécessaire de s'y attarder davantage.
Promenade digestive, ensuite, dans ce joli quartier hors du temps. On musarde, faisant une halte dans un square, bassin, canards, jeunes gens ; une femme soliloque sur son banc, vindicative. En termes d'une grossièreté devenue, hélas, langage courant, elle bave sa haine de la société, seul point d'ombre de cette lumineuse après-midi. 

Nous rejoignons la Place de la République vers cinq heures. Je suis heureusement surpris des nouveaux aménagements de cette immense agora que les citoyens se sont appropriée, dans le meilleur sens du terme : enfants jouant sur le parterre d'eau sous de bienveillants brumisateurs, danseurs de tango, jeunes planchistes dont l'un n'est autre que le fils d'un "ami" d'antan, heureux de me voir là, beau jeune homme au sourire tendre, barbe naissante sur un visage d'enfant. Congratulations, échange de coordonnées, sourire fondant à nouveau, bises sincères, baume. Belle journée qui mériterait presque que je me répande en actions de grâce.

Moi, j'aurais fait le tour - Photo David Timide

Photo Michal Cizek

Luchino Visconti trouve son Tadzio...

1970
Après des mois de recherche
Luchino Visconti
trouve enfin
le garçon qui
incarnera Tadzio
dans Mort à Venise :



Etienne Faure le retrouve 20 ans après : 

 

Agit-prop

Lefteris Pitarakis/AP 
Non, le boycott (des jeux) n'est pas la solution. Y être et s'affirmer, c'est mieux : clic

samedi 17 août 2013

!



Rien n'est irrémédiable.



A la recherche de l'ange inconnu

Wilhelm Kumm (1861-), Der Helot, 1891 -
Hamburger Kunsthalle
Note du dimanche 18 août : merci au vigilant "Tequila Sunrise" d'avoir identifié l’œuvre ci-dessus.
Peu d'informations sur ce sculpteur de la période art-déco, au style très académique (mais ici, le modèle semble transcender les qualités de l'artiste !) dont on ne peut donner avec certitude la date du décès, c'est dire.
En cadeau, cette vue rapprochée, vue, comme la précédente, sur le blog Sniff and Puff (rendons à César...) :


S'aimer

le mieux
possible,
le plus
longtemps
possible.