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| Hendrick ter Bruggen (1588-1629). Le Concert, 1627 |
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
lundi 21 mars 2016
dimanche 20 mars 2016
Pas sages
Éloge de la côte de veau
Il faudra acquérir une côte d'un veau fermier élevé sous sa maman ; s'il vient du Limousin (ça fait une trotte !), ce sera parfait.
Vous pourrez la déguster "nature", accompagnée de bonnes pommes de terre coupées en quartiers grossiers, mais pas vulgaires.
Dans un peu d'huile d'arachide, vous aurez fait fondre une bonne grosse noix de beurre ; vous y déposerez votre côte de veau quand le beurre, ce coquin, ce vaniteux, commencera à se faire mousser.
Vous saisirez (oh oui !) la viande à feu vif, 4 minutes de chaque côté (vous salerez au moment de retourner la bête, qui adore ça), puis 1 petite minute à feu doux.
Ensuite, vous réserverez un instant sur un coin du fourneau pour que les chairs s'assouplissent (ben oui).
Vous pouvez choisir la version normande : quand votre viande se repose doucement non loin du feu, vous faites revenir des champignons puis vous ajoutez de la crème liquide : quand votre crème est à consistance vous remettez un instant votre côte en l'arrosant de votre sauce, mais brièvement
Dans les deux cas, c'est tout bonnement succulent.
Bon appétit.
Vous pourrez la déguster "nature", accompagnée de bonnes pommes de terre coupées en quartiers grossiers, mais pas vulgaires.
Dans un peu d'huile d'arachide, vous aurez fait fondre une bonne grosse noix de beurre ; vous y déposerez votre côte de veau quand le beurre, ce coquin, ce vaniteux, commencera à se faire mousser.
Vous saisirez (oh oui !) la viande à feu vif, 4 minutes de chaque côté (vous salerez au moment de retourner la bête, qui adore ça), puis 1 petite minute à feu doux.
Ensuite, vous réserverez un instant sur un coin du fourneau pour que les chairs s'assouplissent (ben oui).
Vous pouvez choisir la version normande : quand votre viande se repose doucement non loin du feu, vous faites revenir des champignons puis vous ajoutez de la crème liquide : quand votre crème est à consistance vous remettez un instant votre côte en l'arrosant de votre sauce, mais brièvement
Dans les deux cas, c'est tout bonnement succulent.
Bon appétit.
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| À déguster avec le sourire, c'est un minimum. |
Hé, Vladimir !
V'là le printemps !
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| Photo Tristan Petel |
les spritz
sur le balcon.
Et nous
partagerons
nos émois.
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| Photo Kyle Thompson |
samedi 19 mars 2016
L'étreinte
Je ne savais pas, au départ, si mon chauffeur et compagnon de route accèderait à mon désir de lui, si c'était, comme le dit l'expression populaire, "du lard ou du cochon".
Cette nuit-là, dans cet hôtel de Grenoble où nous fîmes halte, le gardien de nuit, courroucé, vint frapper à la porte de la chambre : nous ne pouvions réprimer nos râles et nos cris de plaisir.
Aujourd'hui, après tant d'années, nous en rions encore.
Carbonara, suite et fin
La semaine dernière, nombreux sont les gourmands qui se sont rués, via le lien inséré dans mon billet, sur l'article de 2012 où je donnais la recette (photo)... en italien.
Je pensais innocemment que l'on pouvait traduire facilement.
Pour ne pas faire de malheureux, je vous donne ci-après, faisant preuve de mansuétude, la recette en français.
La recette authentique pour 4 personnes :
Ingrédients : - "guanciale"* au poivre (joue de porc) ou, à défaut, lardons nature (souvent trop salés, gaffe !), ou, un peu mieux, pancetta achetée épaisse et découpée en lardons
- 4 œufs extra-frais
- 150 g de "pecorino romano"*: cherchez-bien, c'est ce qui donne le goût authentique.
- 500 g de spaghetti (on conseille des De Cecco n°12*, assez gros) ; des "penne rigate", c'est bien aussi**.
- 1/4 de verre de vin blanc sec
- du poivre noir fraîchement moulu
Mise en œuvre :
Dans une grande poêle, faites revenir vos lardons et ajoutez le vin blanc pour qu'ils ne deviennent trop croquants (n'en déplaise à Cyril Lignac).
Dans une terrine ou un cul-de-poule, amalgamez 2 œufs entiers et 2 jaunes d’œuf (moi, j'en mets 3 !) avec 75 g de pecorino Faites cuire vos pâtes "al dente" (le temps indiqué sur le paquet est correct) dans une grande quantité d'eau bouillante salée modérément, mais quand même.
Égouttez vos pâtes (pas trop), et mettez-les dans la poêle encore tiède, feu éteint (sinon, vous allez faire une omelette !), poivrez (oui, encore !) et ajoutez les 75 g de pecorino qui attendaient, se demandant à quelle sauce ils seraient mangés, mélangez bien, puis au dernier moment, ajoutez votre mélange œufs- poivre-pecorino.
Servez immédiatement.
Bon appétit !
Silvano
* On trouve dorénavant du "pecorino romano" ("romano", c'est important !) un peu partout, notamment chez Mono...x. La marque De Cecco (pâtes) est très bien distribuée en France (vous savez que je boycotte Barilla : de toutes façons, leurs spaghetti sont trop fins).
Quant au "guanciale", on peut s'en procurer dans les bonnes épiceries italiennes.
N'oublions pas que ce sont les produits qui font la qualité de la recette.
** J'ai utilisé, jeudi soir, des rigatoni : les petits lardons du guanciale (rapporté de Rome) vont se nicher à l'intérieur des pâtes ; c'est amusant comme tout...
D'autres recettes gourmandes ici : clic !
Je pensais innocemment que l'on pouvait traduire facilement.
Pour ne pas faire de malheureux, je vous donne ci-après, faisant preuve de mansuétude, la recette en français.
| Je pensais innocemment que l'on pouvait traduire facilement. |
La recette authentique pour 4 personnes :
Ingrédients : - "guanciale"* au poivre (joue de porc) ou, à défaut, lardons nature (souvent trop salés, gaffe !), ou, un peu mieux, pancetta achetée épaisse et découpée en lardons
- 4 œufs extra-frais
- 150 g de "pecorino romano"*: cherchez-bien, c'est ce qui donne le goût authentique.
- 500 g de spaghetti (on conseille des De Cecco n°12*, assez gros) ; des "penne rigate", c'est bien aussi**.
- 1/4 de verre de vin blanc sec
- du poivre noir fraîchement moulu
Mise en œuvre :
Dans une grande poêle, faites revenir vos lardons et ajoutez le vin blanc pour qu'ils ne deviennent trop croquants (n'en déplaise à Cyril Lignac).
Dans une terrine ou un cul-de-poule, amalgamez 2 œufs entiers et 2 jaunes d’œuf (moi, j'en mets 3 !) avec 75 g de pecorino Faites cuire vos pâtes "al dente" (le temps indiqué sur le paquet est correct) dans une grande quantité d'eau bouillante salée modérément, mais quand même.
Égouttez vos pâtes (pas trop), et mettez-les dans la poêle encore tiède, feu éteint (sinon, vous allez faire une omelette !), poivrez (oui, encore !) et ajoutez les 75 g de pecorino qui attendaient, se demandant à quelle sauce ils seraient mangés, mélangez bien, puis au dernier moment, ajoutez votre mélange œufs- poivre-pecorino.
Servez immédiatement.
Bon appétit !
Silvano
* On trouve dorénavant du "pecorino romano" ("romano", c'est important !) un peu partout, notamment chez Mono...x. La marque De Cecco (pâtes) est très bien distribuée en France (vous savez que je boycotte Barilla : de toutes façons, leurs spaghetti sont trop fins).
Quant au "guanciale", on peut s'en procurer dans les bonnes épiceries italiennes.
N'oublions pas que ce sont les produits qui font la qualité de la recette.
** J'ai utilisé, jeudi soir, des rigatoni : les petits lardons du guanciale (rapporté de Rome) vont se nicher à l'intérieur des pâtes ; c'est amusant comme tout...
D'autres recettes gourmandes ici : clic !
Invite
vendredi 18 mars 2016
Atopique
Atopos Unlocked //Occupy Atopos #DavidMarinos
Photos : Panos Kokkinias, 2014, © Atopos cvc
Atopos, en grec ancien, est synonyme d'étrange, inhabituel, excentrique, inclassable.
C'est le nom d'une association grecque sans but lucratif qui met en scène le corps humain en divers lieux, des musées notamment, sous forme d'installations et performances, organisant également des résidences d'artistes.
L'un de leurs évènements a pour titre Mon petit chou.
Quoi ?
T'as le bonjour d'Arthur
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jeudi 17 mars 2016
"La France apaisée"
" D'autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d'amour, je pense notamment à la polygamie. "
Marion Maréchal (nous voilà !)-Le Pen, glosant sur le mariage pour tous lors d'un déplacement à Milan pour y rencontrer son copain Salvini (Ligue du Nord).
Pendant ce temps, tantine observe un silence médiatique et fait des photos avec des petits chats.
Marion Maréchal (nous voilà !)-Le Pen, glosant sur le mariage pour tous lors d'un déplacement à Milan pour y rencontrer son copain Salvini (Ligue du Nord).
Pendant ce temps, tantine observe un silence médiatique et fait des photos avec des petits chats.
Anges de marbre à Saint Pierre
On ne remerciera jamais assez Antonio Canova* d'avoir fait entrer à Saint Pierre de Rome ces deux anges du tombeau des Stuart qui ont dû émouvoir plus d'un garçon sensible.
Même Stendahl, si sensible qu'il fut, si gay qu'il ne fut pas, s'en émut dans ces Promenades dans Rome** qui prêtent aujourd'hui, dans plus d'une page, à sourire :
"Au-dessous de ces bustes, (...), un grand bas-relief représente la porte d'un tombeau, et aux deux côtés deux anges dont, en vérité, il m'est impossible de décrire la beauté. Vis-à-vis est un banc de bois sur lequel en 1817, et en 1828, j'ai passé les heures les plus douces de mon séjour à Rome. — C'est surtout à l'approche de la nuit que la beauté de ces anges paraît céleste. — En arrivant à Rome, c'est auprès du tombeau des Stuarts qu'il faut venir essayer si l'on tient du hasard un cœur fait pour sentir la sculpture. La beauté tendre et naïve de ces jeunes habitants du ciel apparaît au voyageur longtemps avant qu'il puisse comprendre celle de l'Apollon du Belvédère et la sublimité des marbres d'Elgin."
*Sculpteur "néo-classique" (1757-1822) qui a laissé partout son empreinte (pas toujours heureuse à mon goût) dans Rome. De plus, c'était un fervent admirateur de Napoléon.
**C'est à la fois un guide touristique pour nantis - à l'époque les compagnies de diligences "low coast" n'avaient pas été inventées - et un carnet mondain... néanmoins indispensable pour comprendre ce que ressentaient les adeptes du "grand tour" au XIXè siècle. On expédie vite fait les pages les plus ennuyeuses pour s'attacher à découvrir la Rome de l'époque, où le hideux monument de la Piazza Venezia n'avait pas encore été érigé, où l'on pouvait voir le Forum et la colline du Capitole dans leur intégrité, dans l'intégralité de leur configuration d'origine.
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mercredi 16 mars 2016
Interprétation
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