Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 17 juin 2018

Prendre soin de lui


Un peu de panem...

et beaucoup
de circenses.

Avec un bel ouvrage...

Photo Michael Andrew in Boys of Saint Petersburg
Bruno Gmunder éd.

Bon dimanche !

Cadeau : connaissez-vous Dino Ciani ?

Mort à 33 ans dans un accident de voiture, le pianiste italien Dino Ciani (1941-1974) n'était qu'au début d'une carrière qui s'annonçait brillante.
Grâce au disque, on peut l'écouter dans un répertoire qui s'étend de Haydn et Mozart à Debussy (superbes Préludes).
Dans Schumann, c'est également exceptionnel :

Petit-déjeuner

Avec toi ?
Oh oui !

samedi 16 juin 2018

Si tu me trouves...


So foot


Avec des joueurs de cet acabit, je regarderais tous les jours !
Pour l'heure, je fais l'inventaire des films non vus et des livres que n'ai pas lus pour préparer ces quatre semaines (au maximum) de passion cocardière irraisonnée.


Pierre Clémenti : une vie violente



Porcherie, de Pier Paolo Pasolini
[Paris, 28 septembre 1942 : pendant l’occupation allemande, Rose Clémenti, concierge au 19, rue de Babylone, donne naissance à son deuxième enfant, Pierre, avant de quitter sa charge pour s’installer rue Saint-Placide. Seule face aux difficultés matérielles et au « qu’en dira-t-on ? », elle fait le ménage chez les bourgeois, livre des chapeaux, se lève à l’aube et rentre à la nuit tombée, disparaît mystérieusement à la fin de la guerre puis revient, ignorante du destin qui attend ce bébé qu’elle ne souhaitait pas et dont la vie restera à jamais marquée par « le secret de Rose ».
La singularité, la beauté, le talent d’un « enfant de misère » qui devint acteur et dont tous s’accordent à dire qu’il fut, ange ou démon, un être d’exception, naît certainement là. Car qui était Pierre Clémenti ?
Partie à la recherche de celui « qui jamais ne trahit ses rêves », l’auteur nous entraîne à travers Paris occupé, derrière les murs des bagnes pour enfants et dans les milieux underground des années 70. Des trottoirs de Saint-Germain-des-Prés, à la Factory d’Andy Warhol, des milieux artistiques et littéraires aux hôpitaux psychiatriques, on croise Jean Genet, Roger Blin, Maurice Béjart, Philippe Garel, Bernardo Bertolucci, François-Marie Banier, Dominique Isserman ainsi que Jean-Pierre Kalfon et tous ceux qui firent les belles heures d’une époque trop séduisante pour n’avoir pas été dangereuse. Ce récit très personnel est aussi celui d’une belle amitié entre le peintre et son modèle, décédé à 57 ans d’un cancer du foie.]

Ces lignes en argument du très bel ouvrage consacré par Jeanne Hoffstetter à ce comédien incandescent dont la vie fut un véritable roman.
Clementi reste à jamais dans les mémoires cinéphiles comme l'acteur d'une époque marquée par la rébellion d'une jeunesse assoiffée de justice et de liberté.
C'est bien de ça qu'il s'agit : Pierre Clémenti fut avant tout un homme libre.
Sans compromissions jamais.


Dans Belle de jour de Luis Buñuel avec, ci-dessous, Catherine Deneuve.


 Le Guépard de Luchino Visconti
On lira avec intérêt Pierre Clémenti, roman (!) de Jeanne Hoffstetter (Denoël éd.).
Filmographie : clic

Signes de vie

“ A painter paints pictures on canvas, but musicians paint their pictures on silence. ” Leopold Stokowski

vendredi 15 juin 2018

Simple appareil


Souvenir grec

Photo Silvano, mer Égée

Photo Silvano, mer Égée

Ceci est une belle chanson



Je l'écoute, et les traits de ton visage, dans ma mémoire jusqu'alors brouillés, me reviennent en très haute définition. Tu es assis à ma table, soudain, face à moi.
Comme au temps où nous nous aimions.

Oui ou non ?


jeudi 14 juin 2018

À la recherche du beau Ryan



Jeune premier très contourné de quelques navetons des années 90, Ryan Phillippe sut cependant nous entraîner à ingérer d'improbables scenarii, rien  que pour le plaisir de le voir évoluer, souvent en petite tenue : ah, Studio 54 (1998) ou le ci-dessus Souviens toi, l'été dernier (1997) !
A sauver de sa filmographie, le délicieux Gosford Park (2001) de Robert Altman, le bouillonnant Nowhere de Gregg Araki (1997), et, pour se gausser quelque peu, l'a(b)do-sex-movie adaptée (librement, c'est peu dire !) des Liaisons dangereuses, intitulée Sexe(pavé de bonnes)intentions (1999) de, euh, de qui déjà ?

Les films où l'on pouvait l'apprécier en joli blondinet sont loin, loin, loin, mais l'acteur poursuit une carrière sans intérêt entre films de série Z et téléfilms.
Ah, être avoir été...

En Valmont, si !

Entrevue

© Jean-François Flamey

mercredi 13 juin 2018

GC Déco : oh la jolie banquette bleue !


Désirs désordres


J'avais passé toutes ces heures à l'attendre, me relevant à maintes reprises pour guetter l'avenue, le manège des taxis en maraude, puis, peu avant l'aube, le ballet des camions-poubelles, et ces deux fêtards se soutenant mutuellement qui se disaient peut-être, pensai-je, des "je t'aime" d'une voix empâtée.
Jamais le phare de sa Vespa ne vint trouer la nuit.
J'attends encore et j'attendrai toujours.
S.

Rencontre au sommet

Donald et Kim, bienfaiteurs de l'humanité, se sont enfin aimés.
À quand le Nobel de la paix ?*

* Je plaisante à peine : vous allez voir que de nombreux abrutis vont le réclamer !