Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 17 novembre 2022

Gay Cultes a 15 ans !

Comme le temps passe : Gay Cultes a 15 ans aujourd'hui ! Le samedi 17 novembre 2007 paraissait le premier billet consacré au film Maurice, de James Ivory.
Il était précédé de ces lignes de bienvenue : "Un blog de plus dans l'univers de la "gaynettitude", déjà très encombré, pourquoi ? Essentiellement pour échanger autour de la culture gay, pour partager notre savoir et amoindrir nos ignorances. N'hésitez pas à commenter, à rectifier si besoin est : vous êtes les bienvenu(e)s !"
Depuis cette date, nombre de "blogs amis" ont cessé leurs publications. J'ai persévéré contre vents et marées. Votre fidélité (l'un de mes commentateurs me suit depuis le début.) m'oblige. C'est grâce aux encouragements de mes lectrices et lecteurs que j'ai pu mener à son terme mon premier roman, "Tombe, Victor !", que j'ai tout d'abord publié en feuilleton, comme je le fais actuellement, chaque lundi, pour Mon amant de Saint-Jean, dont j'espère qu'il se concrétisera de la même façon. 

Aquarelle de J.C Herbeth inspirée par Tombe, Victor !

Jouer avec la lumière



Quoi de neuf ? Bach !


Cantate BWV 175 "Er Rufet Seinen Schafen Mit Namen": II. Aria · Christophe Coin · Ensemble Baroque de Limoges · Concerto Vocale de Leipzig · Gotthold Schwarz · Andreas Scholl ·
Il y a une très belle version de cette cantate, dans son intégralité (Knabenchor Hannover - Heinz Hennig
Collegium Vocale Gent - Philippe Herreweghe - Leonhardt-Consort - Gustav Leonhardt ici : clic

mercredi 16 novembre 2022

Tu me fais une omelette paysanne, dis ?

 

Lorenzo, de "Prisma" à "EO"

 



Le "bellissimo" Lorenzo Zurzolo, acteur italien de 22 ans, aime les rôles difficiles : dans la série Prisma (Prime Video), il interprète deux jumeaux, dont l'un s'efforce de trouver son identité. Dans deux films pour ados, très dispensables, il joue un (bel) aveugle. Le début de carrière semble prometteur : on retrouve Lorenzo dans un film de haut niveau, EO, de Jerzy Skolimowski où il est Vito. Entretemps, Lorenzo a fait des apparitions remarquées dans la série italienne Baby (Netflix).

L'un des jumeaux de Prisma

Le beau "ragazzo" du lycée (Baby)

Kolig, jamais "out"


L'Autrichien Anton Kolig (1886-1950) fut le peintre du nu masculin.
Malgré les rumeurs autour de sa bisexualité, il semblerait que l'artiste n'ait jamais assumé ou assouvi ses penchants. Selon Wikipédia, on ne lui connaît pas de relation homosexuelle : il y eut pourtant pléthore de beaux modèles en son atelier de Stuttgart, comme le démontre la photo ci-dessus. Il n'aurait exprimé ses inclinations qu'à travers son œuvre. Sans avoir mauvais esprit, on peut en douter.



Page Wikipédia ici : clic

lundi 14 novembre 2022

Beaux reflets

Photo  Patryck Lebrun

 

Mon amant de Saint-Jean | Épisode 53 : Un autre monde

Des garçons qui s'embrassent...

 Colmar, novembre 1937

   Des garçons qui s’embrassent, des garçons qui se caressent, des garçons nus qui s’unissent jusqu’à l'accomplissement, il y en a des centaines, des milliers, sans doute, dans un monde qui n'est pas le sien. À la pension Bauer, où Roland Sieffert vit cinq jours sur sept depuis son entrée au lycée de garçons, réside aussi, au premier étage, où sont les « grands », l'admirable Quirin, son pays de Neuf-Brisach. Il le voit chaque jour lors des repas pris en commun dans la grande salle à manger où l’odeur de la soupe du soir se mêle à celle de l’encaustique. Son aîné l’a pris sous son aile dès son arrivée à Colmar. Et c’est une souffrance quotidienne. Ne pas l’observer longuement, laisser fuir le regard, l’air de rien, ne pas manifester d’autre intérêt que celui de la conversation : généralités d’ordre scolaire, souvenirs communs de la ville fortifiée, du tournage de La grande illusion, potins…
« Je me suis laissé dire que tu en pinces pour la petite Mathilde ; beau brin de fille ! » Il faut sourire à l'allusion, en connivence, ne pas hausser les épaules, surtout, puisqu’on a décidé de faire semblant.
   La pension Bauer accueille depuis des lustres les jeunes Néo-Brisaciens protestants venus faire leurs études dans la grande ville. Au deuxième étage, celui de ses rêves et de ses cauchemars, le lycéen partage sa chambre – deux petits lits, deux armoires en merisier, un bureau – avec son condisciple Georges Küss. C’est un garçon qu’on définirait d’ordinaire, semblable à tous les autres, pas beau, mais sans disgrâce, rompu aux disciplines sportives, un jeune homme sans aspérités, qui, certains soirs, se fait du bien en feuilletant
Pour lire à deux, dont il a subtilisé un exemplaire caché sous le lit de son grand frère qui ne manquera pas de s’en apercevoir, et tant pis pour la raclée prévisible. À la lueur d’une petite lampe de poche, enfoui de la tête aux pieds sous la couverture de laine, Pierre se repait de ces femmes nues. Cette forme qui s’agite, crescendo, sous la tente improvisée, serait, en d’autres circonstances, d’une irrésistible drôlerie. Dans sa frénétique recherche du plaisir, le garçon peut-il ignorer que son coturne, supposé endormi, ne perd rien de ses divagations solitaire ? L’idée en est venue à Roland : peut-être souhaiterait-il un rapprochement, un partage de l’instant où l’extase culmine. Il parvient, arc-bouté sur ses résolutions, à éloigner de ses pensées la tentation de rejoindre son voisin dans ses divagations solitaires. Et puis, qu’en serait-il de la réaction de ce compagnon de chambre qu’il connaît encore si peu ? Probablement se borneraient-ils à savourer simplement une complicité de jeux « entre hommes » sans conséquences.
   Pendant l’action, son sexe s’est dressé : il est urgent de penser à autre chose, au cours de mathématiques du matin, au dernier film du Colisée, aux cow-boys, aux grands espaces, aux vaches... à Mathilde - en pleurer ou en rire ? - Au râle, étouffé, mais trop distinct, de son camarade, succède, annonçant le sommeil, la respiration enfin tranquille de qui a trouvé la paix. Sieffert, lui, ne connaît pas la sérénité. Il dormira peu. Demain, il répondra enfin à cette lettre de Marcel qui se froisse dans la poche de sa veste depuis si longtemps. Il lui redira plus clairement, malgré le sentiment d’avoir été compris entre ses lignes maladroites, ce qui fait son tourment de chaque instant. Le Montpelliérain lui a écrit sans détours qu’il a un amant. Il lui dira qu’il ne peut en avoir, qu’il se sent incapable de toute tentative d’approcher un camarade, si charmant soit-il, et, encore moins de faire à l’autre Roland, l’aveu du désir qui l’accable.
(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
Épisodes précédents : cliquer

Pierre se repait de ces femmes nues...


Illustrations
1 / Photo Matt Lambert
2 / Dessin de Jean Olin (Pour lire à deux, 1935)

dimanche 13 novembre 2022

samedi 12 novembre 2022

Antidormi nous réveille

 


Retrouvons ici, à son meilleur,
le beau Christian Antidormi,
vu dans le billet publié ce jour à 7 h 35.
Merci à Eric D., lecteur fidèle et impliqué. 

Après l'effort

Beau Crassus

 Ils sont fous, ces ricains ! 
Plusieurs décennies après le film de Stanley Kubrick, ils ont commis une série sobrement intitulée Spartacus, le sang des gladiateurs dont j'ai eu l'heur de visionner, un soir de disette, un épisode où rien n'est à sauver, si ce n'est la présence (au sens premier du terme) d'un acteur dont on ne retiendra qu'une indéniable apparence fouloulesque. Christian Antidormi, c'est son nom, un patronyme bien venu, car seule son apparition m'a empêché de sombrer dans le sommeil.

Cheveux courts, rasé de près : j'aime bien.

Face à Julius Caesar (si !) : t'es beau quand t'as mal !

vendredi 11 novembre 2022

Garçons nus pour journée chômée


 L'armistice de fin de boucherie, ça se fête : aujourd'hui, des photos d'anges nus !
Vous en plaindrez-vous  ?








mercredi 9 novembre 2022

Incognito

Vous aurez reconnu Nacho Penín, photographié par Gioconda & August, bien sûr.